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Nucléaire : Propagande

Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 12:35

TOKYO (AFP) - 15.05.2013 09:45

Un des deux réacteurs d'une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi dans un rapport final un panel d'experts de l'autorité de régulation nucléaire nippone.

voir le zoom : La centrale nucléaire de Tsuruga dans la préfecture de Fukui, à l'ouest du Japon, le 1 décembre 2012La centrale nucléaire de Tsuruga dans la préfecture de Fukui, à l'ouest du Japon, le 1 décembre 2012
afp.com -
voir le zoom : Une équipe de géologues inspecte une ligne de faille proche de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans l'ouest du Japon, le 1er décembre 2012Une équipe de géologues inspecte une ligne de faille proche de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans l'ouest du Japon, le 1er décembre 2012
afp.com -

Un des deux réacteurs d'une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi dans un rapport final un panel d'experts de l'autorité de régulation nucléaire nippone.

Hormis en cas de nouvelles données (peu probables) venant infirmer ce jugement, le réacteur ne devrait pas obtenir l'assentiment de sûreté, ce qui interdirait son redémarrage. Le cas échéant, la compagnie Japan Atomic Power sera alors forcée d'étudier son démantèlement.

Les quatre experts mandatés par l'autorité ont procédé à des examens sous le site, études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu'elle est active.

A la suite de réunions avec lesdits experts, Shunichi Tanaka, président de l'organisme de régulation, avait déjà laissé entendre en décembre que l'autorité aurait de facto du mal à garantir la sécurité du site.

En janvier pourtant, les conclusions du panel d'experts avaient été ajournées dans le but de prolonger les débats sur ce point litigieux, la compagnie réfutant l'hypothèse d'une faille active.

Mercredi après-midi, une nouvelle réunion s'est tenue pour acter le fait que la faille devait être considérée comme active. C'est la première fois que les examens en cours sur plusieurs sites nucléaires japonais débouchent sur un tel résultat.

Les conclusions des experts vont désormais être transmises aux décisionnaires de l'autorité qui émettra un jugement définitif, a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'institution.

D'autres failles ?

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l'arrêt par mesure de précaution dans l'attente de nouvelles normes de sûreté en phase finale d'élaboration et qui devraient entrer en application en juillet.

Ces dispositions durcies font suite à l'accident nucléaire de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun réacteur ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre 2012.

Des experts sont aussi consultés sur d'autres soupçons de failles actives ailleurs, dont une sous le complexe d'Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) sont actuellement en opération, ayant obtenu en juin dernier l'aval de l'Etat pour être relancées pendant 13 mois.

Ils ont par ailleurs fait part de l'existence probable d'une faille active à proximité de la centrale Higashidori (nord), mais n'ont pas encore établi le rapport final, tandis que l'exploitant, Tohoku Electric Power, conteste les assertions des géologues choisis par l'autorité. Si leurs conclusions sont confirmées, la compagnie pourrait être contrainte à de nouveaux travaux de sécurisation avant une éventuelle remise en exploitation.

Des enquêtes sont aussi prévues pour trois autres sites, dont le prototype de surrégénérateur de Monju, également situé à Tsuruga.

Alors qu'environ 160.000 personnes ont dû fuir leur domicile après l'accident de Fukushima, la population nippone souhaite en majorité que s'applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

© 2013 AFP link


Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 13:57

Corinne Lepage L'annonce par François Hollande de la date de fermeture de Fessenheim pouvait déjà créer quelques inquiétudes. En effet, décembre 2016, soit en pleine période de campagne présidentielle pour 2017, comporte un risque évident de report sans compter le fait qu'un président nucléocrate à 100% pourrait 5 mois plus tard remettre en cause cette décision de façon très simple sur le plan juridique comme sur le plan pratique.

Mais il y a pireLa décision stupide- car il n'y a pas d'autre mot pour la qualifier- de Delphine Batho, qui soit n'a pas compris l'enjeu, soit a choisi le lobby nucléaire contre le choix présidentiel, de décider de fermer Fessenheim par le fait du Prince et non pour des raisons de sureté va rendre, en tous cas en droit, sans doute impossible la fermeture en décembre 2016. Et EDF comme l'ASN -qui ont probablement téléguidé ce choix - le savent pertinemment et agissent comme s'ils étaient convaincus que Fessenheim ne fermera pas. D'où un vrai problème démocratique.

Pourquoi ce choix est-il absurde ? La position du ministère de l'écologie consiste à s'opposer à la fermeture de la centrale de Fessenheim demandée devant la juridiction administrative au motif que la fermeture doit se faire en raison d'un choix de politique énergétique et non pour des raisons liées aux risques.

L'absurdité de cette thèse est à trois niveaux :

  • Elle est contraire à la réalité. car on ne peut nier la vétusté de la centrale dotée d'une seule enceinte de confinement, qui multiplie les incidents, qui n'a pas de tour de refroidissement, qui est la seule en France à n'avoir pas d'autorisations de rejets chimiques dans les eaux. On ne peut nier surtout le cumul de risque séisme (sous-évalué) et inondation.
  • Cette thèse fait courir un risque financier immense à notre pays. En effet, non seulement le coût d'un accident nucléaire pour la France est hors de prix mais de surcroît, la France accepte, en toute connaissance de cause, de faire courir un risque énorme aux populations, à 150m de la frontière allemande et à 30km de Bâle. Dès lors, il pourrait y avoir faute avec ses conséquences au regard du plafond des conventions internationales.
  • Enfin, il expose volontairement l'Etat à devoir payer une indemnité à EDF puisque la fermeture n'est pas la conséquence d'un risque trop important mais d'un choix politique d'opportunité.


Comment expliquer que l'Etat marque contre son camp. Tout simplement, parce que le politique n'est pas en capacité d'imposer son choix à la superstructure et que pour couvrir la responsabilité passée d'EDF et de l'ASN, malgré les mises en garde de l'IRSN, et maintenir le symbole que constitue Fessenheim, le gouvernement a décidé de s'opposer à la décision politique.

La stratégie a été simple :

  • la première étape a consisté à disjoindre la question de la fermeture de celle de la sécurité. D'où le paradoxe qu'un gouvernement qui a décidé de fermer une centrale conclut au rejet de la demande de fermeture de la même centrale...
  • La seconde étape vise à pérenniser la centrale, techniquement et juridiquement. En faisant des travaux importants (sans doute plus de 100M d'euros) et en régularisant ou essayant de régulariser une situation administrative illégale depuis 20 ans, qui devrait donner lieu à enquête publique en 2014. On comprend mieux que M. Rol-Tanguy, délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim, se soit vu refusé l'entrée dans la centrale, sans que personne ne semble s'émouvoir de ce refus caractérisé d'une entreprise publique d'obéir à l'Etat, actionnaire de surcroit à 80%.
  • La troisième étape est déjà écrite : celle de l'échec programmé de la décision politique. Si la politique énergétique conduit à réduire la part du nucléaire en fermant des centrales, encore faudra t-il définir les critères à retenir pour y procéder. Or, la loi ne pourra pas choisir Fessenheim plus qu'une autre centrale puisque si l'on en croit le gouvernement, cette centrale ne présente aucun risque particulier. La loi devra donc fixer des règles du jeu dont l'ancienneté, les risques, la présence dans une zone dense pourront être les paramètres. Ensuite, il faudra déterminer par quelle centrale commencer. Ce n'est qu'en 2015 que pourrait peut-être débuter une procédure avec le dépôt d'un dossier de demande de fermeture que EDF tardera à déposer si il y consent. De toute façon, M. Chevet, président de l'ASN a déclaré que l'instruction d 'un dossier de fermeture demandait 5 ans !


Ce qui est grave dans cette affaire, c'est non seulement que la France prend, en toute connaissance de cause, un risque majeur en termes de sécurité et en terme financier (rappelons que l'IRSN évalue à 5000 Mds d'euros un accident majeur) pour ses ressortissants mais aussi pour ses voisins. Mais c'est aussi que notre système démocratique accepte d'être bafoué par le lobby nucléaire qui, refusant d'appliquer une décision prise par le président de la République, est en passe de gagner en jouant la montre et en ayant obtenu de la ministre une position absurde dont elle n'a apparemment pas mesuré les conséquences. Le sujet est donc devenu celui du poids du politique face au lobby très particulier qui est celui du nucléaire.

Article Huffington Post du 23 avril 2013

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 18:13

Jeudi 28 mars matin à l’aube, des activistes ont projeté un immense message sur la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace). Le message ? “Pourquoi seulement moi ?“.

Dans la deuxième partie de la nuit du 29 au 30 mars, les militants de Greenpeace ont massivement renommé « Fessenheim »les localités autour des quatre centrales nucléaires à fermer en priorité : Gravelines, Bugey, Tricastin et Blayais. Les panneaux de signalisation de dizaines de villages ou de villes autour de ces centrales ont été recouverts par des panneaux de signalisation “Fessenheim”.

Ces actions accompagnent la publication d’un rapport qui révèle et analyse les cinq centrales nucléaires françaises à fermer en priorité : Blayais, Bugey, Fessenheim, Gravelines et Tricastin.

(c) Nicolas Chauveau / Greenpeace
photo : (c) Nicolas Chauveau / Greenpeace

 

Quatre autres sites à fermer !

Pour voir la carte en plein écran cliquez ici : chaque éclair est un village rebaptisé

L’âge, l’inondation, le séisme, mais aussi les problèmes de sûreté sur les cuves, radiers, enceintes de confinement, la puissance, le combustible utilisé…le risque industriel (risques d’explosion, sites Seveso), le risque de chute d’avion, le bassin de population, les villes importantes et frontières à proximité…les vents dominants et l’éventuelle contamination…les impacts socio-économiques potentiels sur l’agriculture, la viticulture, le tourisme ou l’industrie…tous ces critères ont été examinés pour en arriver à déterminer les centrales à fermer en priorité.

Les fiches d’identité de chacune des centrales (cliquez sur les images pour avoir accès à la fiche au format pdf)

Fiche_Blayais_MINI-1

Fiche_Bugey_MINI-1

Fiche_Fessenheim

Fiche_Gravelines

Fiche_tricastin

Lire le scénario de Transition énergétique 2013 de Greenpeace

 

 

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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 15:22


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Ce reportage est vraiment déplacé, le journaliste s'est fait manipuler. La vérité et les fautifs de ces problèmes ne sont pas les professionnels du solaire mais l'état et le lobby nucléaire. La présence de l'ancienne PDG d'AREVA, Mme Lauvergeon, sur le plateau d'Envoyé Spécial donne une indication du commanditaire de ce sujet à charge. 
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Le journaliste aurait fait un travail de qualité s'il avait expliqué les raisons des incendies des panneaux photovoltaïques et les raisons des disparitions subites des professionnels du solaire, laissant des milliers d'installations non achevées et sans maintenance. 
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La faute en revient en fait à l'invité Mme Lauvergeon et à toute l'industrie nucléaire française qui excellent dans le lobbying auprès des gouvernements avec l'appui des grands corps d'état friands des énergies centralisés qu'ils peuvent contrôler. 
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1 - Les panneaux photovoltaïques prennent feu et continueront à prendre feu parce que la France est le seul pays au monde à imposer l'intégration au bâti qui empêche un bonne ventilation des panneaux (mesure inventée pour justement arriver au résultat que vous dénoncez et continuer à polluer notre pays avec le nucléaire). Connaissez vous d'autres pays ou les panneaux chauffent et s'enflamment ??? 
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2 - 20 000 professionnels du solaire ont perdu leurs emplois du jour au lendemain suite au moratoire et à un tas de nouvelles barrières administratives décidées pour limiter le développement des énergies renouvelables en France après la catastrophe nucléaire de Fukushima qui a sonné le glas du nucléaire dans le monde, contraignant ainsi l'industrie nucléaire française, EDF et AREVA, à se replier sur leur marché intérieur. La longue agonie de la filière des énergies renouvelables françaises se poursuit depuis cette date.
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Heureusement, qu'il arrive aussi à France Télévision de réaliser d'excellent reportage comme "Uranium : Le scandale de la France contaminée"  mais diffusé dans Pièces à conviction sur FR3 que Mme Lauvergeon, justement à la tête d'AREVA, avait essayé d'interdire.

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Un vrai scandale qu'il faudrait diffuser sur Envoyé Spécial à une heure de grande écoute avec un concurrent du nucléaire sur le plateau comme avec Mme Lauvergeon d'AREVA dans "Energies vertes, l'envers du décor, trois ans après" 

Aux lecteurs de cet article, dépêchez vous de regarder le lien de la vidéo de Pièces à conviction "Uranium : le scandale de la France contaminée" car elle disparait régulièrement de YouTube ou d'autres sites internet. C'est surprenant, on se demande bien pourquoi ???

Au lendemain de Fukushima, France 2 et Envoyé Spécial a profité de la catastrophe japonaise pour oser dévoiler certaines vérités sur le nucléaire en France mais depuis l'omerta a recommencé et les énergies renouvelables, concurrentes, propres et durables sont montrés du doigt...

 

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Envoyé spécial (France 2) Décryptage d'une désinformation pronucléaire : Par Stéphane Lhomme

Souvent pertinente, l'émission de reportages Envoyé spécial a sérieusement dérapé samedi 9 février 2013 sur la question des énergies renouvelables, tout en permettant à Anne Lauvergeon de promouvoir l'atome sans contradiction, en occultant Fukushima et en oubliant d'évoquer l'importation de l'uranium "français" depuis le Niger, avec otages et guerre au Mali à la clé. Cela fait beaucoup.

Envoyé spécial est une émission de reportages qui, depuis 1990 a souvent fait honneur à sa mission d'information. Ce ne fut pourtant pas le cas, loin de là, samedi 9 février 2013, sur le thème "Énergies vertes, l'envers du décor, trois ans après" (*).

L'émission se composait d'un reportage consacré aux déconvenues rencontrées par des particuliers ayant acheté une éolienne ou des panneaux solaires, puis de l'interview en plateau d'Anne Lauvergeon, fer de lance du lobby nucléaire en France, invitée s'exprimer sur le thème de la "transition énergétique".

Le premier "bug" de cette émission sautait immédiatement aux yeux : on ne peut illustrer correctement une problématique globale, macro-économique voire même géopolitique, par de petits tracas domestiques (même si ces derniers sont bien réels et problématiques pour les personnes concernées, la question n'était pas là).

D'ailleurs, après s'être longuement fait "infliger" les misères rencontrées par des particuliers, le téléspectateur arrivait inévitablement à la conclusion que les énergies renouvelables ne fonctionnent pas, voire même qu'il s'agit d'une belle arnaque. Les commentateurs n'ont même pas eu besoin d'asséner "Heureusement qu'on a le nucléaire", cela ressortait comme une évidence d'autant qu'arrivait alors en plateau Anne Lauvergeon, grande prêtresse de l'atome.

Cette dernière a eu d'autant mois de mal à ramasser la mise que la journaliste Lise Joly n'avait de toute évidence pas préparé son émission. Dans le cas inverse, elle aurait pu informer les téléspectateurs que, sur Terre, les énergies renouvelables produisent plus de deux fois plus d'électricité que le nucléaire (**). Que la part du nucléaire dans l'électricité mondiale s'est effondrée de 17% (2001) à 11% (2011), alors que celle des énergies renouvelables est au contraire en augmentation continuelle et a dépassé les 20% !

Mme Joly aurait pu faire savoir que l'hydroélectricité représente à ce jour les ¾ de cette production renouvelable, mais que l'énergie éolienne a tellement progressé que, désormais, EDF est parfois obligée d'arrêter des réacteurs nucléaires tant la production venue d'Allemagne est massive et peu chère (cela va avec, par le jeu de l'offre et de la demande).

Loin de donner aux téléspectateurs ces informations cruciales, la journaliste a déroulé le tapis radioactif pour Anne Lauvergeon en lui demandant "Les énergies renouvelables, c'est du gadget ?". Un gadget qui produit deux fois plus que le nucléaire !

Anne Lauvergeon s'est bien sûr gardée de toute rectification et a profité du boulevard qui lui était offert : "Gadget non, mais on voit bien qu'il y a des gens qui rêvent et qui sont les victimes de ceux qui en profitent".

Une fois le discrédit jeté de façon totalement trompeuse sur le "rêve" des énergies renouvelables, Mme Joly a enchaîné sur la fameuse "transition énergétique" et l'annonce par M Hollande de faire baisser de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en France.

Volontairement ou non, téléspectateur était clairement poussé à se dire : "Ce n'est vraiment pas raisonnable de réduire la part du nucléaire alors que, comme cela vient d'être "démontré", les énergies renouvelables sont si peu fiables".

Laissant supposer qu'elle était partisane de l'atome, Lise Joly a insisté lourdement : "La décision de baisser la part du nucléaire en France jette une forme de discrédit sur le nucléaire alors que c'est une industrie dans laquelle nous sommes numéro un mondial".

Numéro un mondial ? Les USA ont deux fois plus de réacteurs, la Chine en construit plus, le réacteur français EPR est rejeté de partout (Émirats, Italie, USA, Tchéquie, probablement sous peu Grande-Bretagne, etc) et les deux chantiers menés par EDF (à Flamanville) et Areva (en Finlande) rivalisent de retards (11 ans au lieu de 4 !) et de surcoûts (9 milliard au lieu de 3 !).

Ces données très significatives étaient facilement accessibles pour Mme Joly à condition de prendre quelques minutes de préparation, mais elle est hélas restée au niveau des idées reçues. En réalité, si la France est "numéro un mondial du nucléaire", c'est dans les surcoûts et la production de déchets radioactifs

A nouveau, on s'en doute, Anne Lauvergeon a profité du boulevard qui lui était si généreusement offert, en attribuant au nucléaire diverses qualités parfaitement contestables mais personne n'était là pour les contester.

Mme Lauvergeon a même pu se faire passer pour une personne de haute moralité en affirmant s'être opposée à l'exportation de réacteurs nucléaires vers la Libye de Kadhafi. Elle a bien sûr oublié de signaler que durant son mandat à la tête d'Areva, elle avait sans état d'âme travaillé avec certains des pires dictateurs, des dirigeants chinois (dont on finirait presque par oublier, PIB oblige, que ce sont des tyrans) au tortionnaire Kazakh Nazarbaev. Mme Joly n'avait donc rien à dire sur la question ?

Lors de leur aimable discussion en plateau, les deux dames ont d'ailleurs réussi l'exploit d'occulter totalement deux éléments pourtant cruciaux et d'une actualité brûlante, surtout lorsqu'il s'agit de parler d'énergie : la catastrophe de Fukushima et l'uranium du Niger.

Par rapport aux projets de François Hollande, Mme Joly aurait pu demander à Anne Lauvergeon : "Est-ce bien raisonnable de garder 50% de nucléaire alors que Fukushima a prouvé qu'une catastrophe nucléaire pouvait arriver dans un pays prétendument de haute technologie ?"

Mme Joly aurait aussi pu rappeler que la France importe 100% de son uranium, en particulier du Niger où des salariés d'Areva ont été enlevés - pendant le mandat d'Anne Lauvergeon et sont toujours retenus en otages depuis.

Et justement, mais cela relève de toute évidence du rêve, la journaliste aurait pu demander à son invitée si, par hasard, l'intervention militaire de la France au Mali ne s'expliquait pas entre autre par la proximité des mines d'uranium d'Areva.

Pour finir, revenons aux cas de certains particuliers qui ont connu des déboires après avoir acheté une éolienne ou des panneaux photovoltaïques. Envoyé spécial est à nouveau défaillant dans sa mission d'information en n'évoquant à aucun moment les vraies causes de ces problèmes.

En effet, pourquoi risque-t-on de se faire "arnaquer" quand on veut s'équiper en énergies renouvelables ? Tout simplement parce que l'État français a choisi d'imposer l'atome, et a de fait délibérément délaissé les énergies renouvelables.

Si EDF était encore un vrai service public, et qu'une de ses missions était le développement des énergies renouvelables, les particuliers auraient un interlocuteur fiable et compétent, et ne risqueraient pas de se faire gruger par des escrocs dont les sociétés disparaissent en un clin d'il, contrairement à EDF.

Mais, de ces questions de fond, il n'en a jamais été question au cours de cette piètre émission qui a donné le sentiment d'une véritable opération de désinformation en faveur de l'atome. Il était alors bien tentant de considérer comme révélateur le lapsus final de Mme Joly : "Les association de défense contre l'environnement". On ne saurait mieux dire

 

(*) http://www.france2.fr/emissions/envoye-special-la-suite/diffusions/09-02-2013_24661

(**) En 2010, selon l'Agence internationale de l'énergie, peu soupçonnable d'activisme antinucléaire (bien au contraire), le nucléaire produisait 12,9% de l'électricité mondiale, les renouvelables 19,7% (cf http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/kwes.pdf , page 24). Depuis, il y a eu Fukushima, et une baisse brutale de la production nucléaire (50 réacteurs arrêtés au Japon, 8 en Allemagne, et quelques autres ici ou là : cuves fissurées en Belgique, pièces non-conformes en Corée du Sud, etc). La part du nucléaire est tombée à 11% en 2011 et probablement à moins de 10% en 2012 (les chiffres sont attendus avec impatience). Pendant, ce temps, les énergies renouvelables ont continué leur progression.

 


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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 21:55

Centrales nucléaires françaisesPARIS, 26 jan 2013 (AFP) - Le gouvernement va ajouter un nouvel élément à l'équipe de France du nucléaire mardi, avec la création d'un fonds destiné à soutenir les PME de la filière, et veut les organiser pour les lancer sur la scène internationale, monopolisée jusqu'ici pour la France par EDF et Areva.

Ce Fonds de modernisation des entreprises nucléaires (FMEN), doté de 153 millions d'euros, aura vocation à prendre des participations dans les petites et moyennes entreprises du secteur, selon le ministère du Redressement productif, qui confirmait une information du journal Le Monde.

L'annonce aura lieu à l'occasion d'un comité stratégique de la filière organisé à Montbard (Bourgogne), en présence notamment du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho.

Le fonds sera abondé par des poids lourds du secteur, à savoir Vinci, Eiffage, Alstom, Areva et EDF mais aussi par le Fonds stratégique d'investissement (FSI), a précisé le ministère, sans dévoiler quelle part du financement assurera chacun d'entre eux.

Selon Le Monde, le FSI devrait y contribuer à hauteur d'"un gros tiers". De sources concordantes, l'AFP a appris que la répartition du financement du fonds n'était pas encore définitivement tranchée.

Contactés par l'AFP, EDF et Areva n'ont pas souhaité commenter ces informations. Vinci, Eiffage, Alstom et le FSI n'étaient pas disponibles pour y réagir.

Le fonctionnement du FMEN sera donc largement inspiré de celui du fonds mis en place pour soutenir la filière automobile en 2009 en plein coeur de la crise. Ce fonds est lui détenu à parité par l'Etat via le FSI et les constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën.

A l'occasion de ce comité stratégique, une prévision de 110.000 embauches à l'horizon 2020 sera également annoncée, a-t-on appris de même source, le gouvernement souhaitant "mettre un coup d'accélérateur sur les questions de sûreté nucléaire".

Il ne s'agira cependant pas de 110.000 créations nettes de postes, dans une filière qui en compte actuellement 200.000, mais de recrutements pour pallier par exemple des départs à la retraite.

Selon des chiffres de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2011, il y aurait près de 30.000 sous-traitants dans le secteur, oeuvrant souvent dans des conditions précaires.

Link    

 

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Jeudi 29 novembre 2012 4 29 /11 /Nov /2012 16:33

ser.pngNicolas sarkosy avait lancé le grenelle de l'environnement, François Hollande sort la transition énergétique ! Des mots, toujours des mots, rien que des mots...

Comment peut on imaginer débattre d'une transition énergétique sans les énergies renouvelables ? De qui se moque-t-on ???

"Le conseil national du débat sur la transition énergétique, constitué des sept collèges rassemblant les représentants des organisations syndicales, des représentants des employeurs, des ONG environnementales, des associations de consommateurs et chambres consulaires, des élus locaux, des parlementaires et des représentants de l’État, tiendra sa première réunion jeudi 29 novembre à 15h. Cette première réunion sera consacrée à la discussion de la Charte du débat national et du calendrier des travaux. Le conseil national est l’instance qui fixera les orientations du débat national et organisera la formulation des recommandations qui serviront de base à la future loi de programmation pour la transition énergétique.

Le comité de pilotage du débat national est chargé de la promotion du débat national afin que le plus grand nombre de citoyens y participent. Il sera également le garant du pluralisme et du respect des règles de la Charte. Sa composition est complétée. Il réunira Delphine Batho, Jean Jouzel, Anne Lauvergeon, Georges Mercadal, Bruno Rebelle, Michel Rollier, Laurence Tubiana. Laurence Tubiana sera la facilitatrice des échanges. Le comité des experts sera présidé par Alain Grandjean. Le secrétaire général opérationnel du débat sera confié à Thierry Whal.

Petit problème tout de même. Le Conseil national sur la transition énergétique a "omis" de convier à sa réflexion le SER  (Syndicat des Energies Renouvelables) et Enerplan (Syndicat des professionnels de l'énergie solaire).

Le SER a exprimé sa déception expliquant qu’il ne comprendrait pas de ne pas être invité à y participer. Le Syndicat des énergies renouvelables, organisation historique du secteur, regroupe 450 entreprises sur l’ensemble des chaînes de valeur des énergies renouvelables représentant 80 000 emplois directs et 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Son Président, Jean-Louis Bal tient une conférence de presse, jeudi 29 novembre, à 9 heures au Club Confair : 54 rue Laffitte, 75009 Paris (métro Notre Dame de Lorette), pour rappeler le rôle que joue, depuis sa création en 1993, le Syndicat des énergies renouvelables pour promouvoir la filière des énergies renouvelables dans notre pays.

Au lancement du Grenelle de l’environnement, le SER, organisation professionnelle plus modeste à l’époque, avait, pourtant, été convié à la table ronde « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » présidée par Jean Jouzel et avait activement participé à la construction de la feuille de route Energies Renouvelables, votée, quelques mois plus tard, par le Parlement. Son engagement, son expertise, ses propositions et sa représentativité avaient contribué à la richesse des travaux. A l’occasion de cette conférence de presse, le Président du Syndicat des énergies renouvelables rappellera l’importance de la présence du SER, au sein du conseil national du débat, dans la formulation des recommandations qui serviront de base à la loi de programmation pour la transition énergétique, loi dont il ose espérer qu’elle donnera enfin les moyens d’un développement pérenne et ambitieux à toutes les énergies renouvelables". Article Plein Soleil

Site du SER (Syndicat des Energies Renouvelables)

Site d'ENERPLAN (Syndicat des professionnels de l'énergie solaire)

 

enerplan.jpg

 

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Mercredi 28 novembre 2012 3 28 /11 /Nov /2012 17:27

CRE.jpgCSPE et photovoltaïque : Etre critique sur le passé sans pour autant insulter l’avenir

 

C’est un fait. La ligne CSPE sur la facture gonfle et va encore gonfler de quelques euros dans les années à venir. Pour les personnes en situation de grande précarité ces augmentations répétées pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages pour lesquels le moindre euro compte. C’est aujourd’hui clairement l’axe de communication du gouvernement, un axe de communication qui a pour effet de lester le développement du photovoltaïque de semelles de plomb. Simple effet collatéral ou volonté affirmée ? Mais ne faut-il pas regarder au-delà de ces seules charges prévisionnelles. Oui le photovoltaïque est en partie responsable de la hausse de la CSPE. Le prix moyen du kWh à 0,459 euro est faramineux et relève d’une gestion passée calamiteuse de la politique des tarifs d’achat dont, entre parenthèse, EDF a pas mal profité. Pour preuve, les centrales au sol géantes d'EDF Energies Nouvelles à Toul de 115 MW mise en service ce mois-ci et qui a suivi, celles de Massangis (56 MWc, Bourgogne) en octobre et de Crucey (60 MWc, Centre) en septembre, disposent encore de tarifs à plus de 0,35 euro bonifiés par les coefficients régionaux qui sont par ailleurs une bonne chose. C’est plutôt le tarif de base à 0,30 euro qui choque pour des mises en service en cette fin 2012, là où certains opérateurs parviendraient à rentabiliser des opérations à 0,1020 euro pour le coup totalement indolore pour la CSPE.

Ces exemples concrets montrent que des erreurs ont été commises. Les critiques sont unanimes. Les professionnels eux-mêmes demandaient à l’époque des baisses de tarif pour éviter la spéculation. Pour autant, le gouvernement ne doit pas se servir de cette expérience passée malheureuse pour insulter l’avenir. Le photovoltaïque ne coûtera bientôt plus un euro de plus aux consommateurs d’électricité. En Allemagne, une grande majorité des citoyens ont été ravis de participer, à travers un effort financier sur leurs factures d’électricité, au développement d’une filière qui a su créer plus de trois cent mille emplois et permis en partie une sortie programmée du nucléaire. Les électrons verts instillés dans le réseau ont un coût, celui d’un développement durable et serein, loin des craintes suscités par les énergies de l’atome post-Fukushima. Mais n’est-il pas là le vrai obstacle du photovoltaïque français comme le suggèrent sans relâche nos grands corps d’Etat ?

Petit rappel. Les charges de service public de l'électricité sont composées des surcoûts liés aux dispositifs de soutien aux énergies renouvelables, des surcoûts de production et d'achat d'électricité dans les zones non interconnectées (Iles et DOM) dus à la péréquation tarifaire, et des coûts liés aux dispositions sociales (tarif de première nécessité notamment).

Excellent article Tecsol du 28 nov. 2012

 

 

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Lundi 19 novembre 2012 1 19 /11 /Nov /2012 17:09

pascal colombaniLa présence au sein du comité de deux partisans de l'atome avait poussé deux ONG à annoncer qu'elles ne participeraient pas au débat.

Le débat sur la transition énergétique s'annonce décidément bien compliqué à organiser : l'ex-patron du CEA Pascal Colombani, qui devait co-animer le débat, ce qui avait poussé deux ONG anti-nucléaires à boycotter l'événement, a annoncé lundi 19 novembre qu'il jetait l'éponge.

"Faute du temps nécessaire à consacrer à ce projet ambitieux et capital pour l'avenir énergétique de la France, Pascal Colombani a le regret de décliner la proposition du Ministère de (...) l'énergie d'intégrer le Comité de pilotage sur la transition énergétique", a annoncé l'ex-responsable du CEA, dans une déclaration.

Le 10 novembre, la ministre de l'énergie Delphine Batho avait annoncé que le comité de pilotage, qui sera chargé d'animer le débat sur la transition énergétique devant démarrer avant la fin du mois, comprendrait cinq "sages" et serait présidé par elle-même.

Outre M. Colombani, qui est actuellement président du conseil d'administration de Valeo, elle avait cité l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, l'ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, le climatologue Jean Jouzel, et la directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana.

La présence au sein du comité de deux partisans de l'atome, l'ex-patronne d'Areva et M. Colombani, avait poussé deux ONG, Greenpeace et Les Amis de la Terre, à annoncer qu'elles ne participeraient pas au débat, et à réclamer une ouverture du comité à d'autres filières de l'énergie (renouvelables, efficacité énergétique).

D'autres ONG, dont France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot, ont également fait part de leur mécontentement de la composition du comité de pilotage.

Greenpeace reste sur ses gardes

 

Interrogé par l'AFP, le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, a assuré que ce retrait ne changerait rien à la décision de son organisation de quitter le débat avant même qu'il ait commencé.

"Cela ne change pas notre décision. Cela montre que même au sein du comité, les choses ne sont pas calées, que rien n'est prêt à une semaine du démarrage et c'est plutôt inquiétant", a-t-il dit, ajoutant que d'après lui, le renoncement de M. Colombani ne constitue "pas un choix du gouvernement de remettre en cause la composition du comité".

Pour que Greenpeace revienne, "il faudrait qu'il y ait plus de changement, beaucoup plus d'éclaircissements sur l'organisation du débat, une remise en cause du comité de pilotage et pas seulement" le départ de Pascal Colombani, a-t-il souligné.

"Dans le contexte actuel, je pense à Notre-Dame-des-Landes, tant qu'il n'y a pas de flexibilité là-dessus, nous n'avons aucune envie d'être associé à un débat organisé par le gouvernement", a-t-il conclu, en référence au projet de nouvel aéroport à Nantes, qui suscite de très fortes tensions à gauche.

De son côté, le ministère a pris acte du retrait de l'ex-patron du CEA, tout en assurant que la préparation du débat suivait son cours, en concertation avec toutes les parties prenantes.

"La décision de Pascal Colombani est parfaitement respectable", a-t-on indiqué au ministère de l'Energie. "Le comité de pilotage a déjà commencé ses travaux pour que le débat commence dans les meilleurs délais. Il sera procédé à des ajustements en temps utile" et "la semaine va être consacrée à des échanges avec toutes les parties prenantes" du débat, notamment sur sa date de lancement, a-t-on ajouté de même source.

Initialement prévu le 20 novembre, la première réunion du "parlement du débat", réunissant les six collèges de participants (Etat, ONG, entreprises, syndicats, élus locaux et parlementaires) a été repoussée à la semaine prochaine, à une date non encore arrêtée.

 

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Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 17:01

Nouvel horizon énergétiqueAnne Lauvergeon et Pascal Colombani au comité de pilotage du débat sur l’énergie : Une sinistre farce qui en dit long sur le sort du débat.
 

Ce samedi 10 novembre, cinq personnalités ont été choisies par Delphine Batho pour participer au comité de pilotage du débat sur l’énergie. Parmi elles, Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva, et Pascal Colombani, ancien administrateur général du Commissariat à l’Énergie Atomique ! Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », ces nominations, qui ont tout d’une sinistre farce, confirment que ce débat n’est pas destiné à remettre en cause notre modèle énergétique.

Ces nominations ont tout d’une provocation : comment parler de transition énergétique et de démocratie tout en sollicitant des personnalités qui constituent jusqu’à la caricature l’incarnation du lobby nucléaire ? Le signal est clair : Delphine Batho vient d’indiquer sa volonté de protéger à tout prix les intérêts de l’industrie nucléaire.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » avait déjà eu l’occasion d’exprimer sa défiance envers le processus initié par le gouvernement : quel sens cela a-t-il de débattre alors même que des décisions lourde de sens sont adoptées, et que règne la politique du fait accompli ? Poursuite de Flamanville, confirmation de la production et de l’utilisation de MOX, manque absolu de volontarisme sur la fermeture de Fessenheim, repoussée en 2016 : les exemples sont légions.

Avec ces nominations récentes, le gouvernement confirme le caractère d’alibi d’un débat qui semble avant tout destiné à entériner des orientations déjà prises. Avec de telles personnalités, symboles d’une énergie du siècle dernier, comment imaginer que ce débat puisse déboucher sur une remise en question réelle et indispensable de notre système énergétique, vers une société sobre et renouvelable ? Comment espérer que soit sérieusement discutée la possibilité de fermer d’autres centrales que Fessenheim ?

 

 

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Dimanche 4 novembre 2012 7 04 /11 /Nov /2012 12:56

 

Par des experts indépendants, la longue suite d'erreurs, de mensonges, d'aveuglement et d'attitudes irresponsables qui a mené à une super catastrophe nucléaire. On comprend mieux à quel point la technologie nucléaire est tout simplement non maitrisable, et ses conséquences à court et à long terme inimaginables.

 

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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 19:40
France Territoire Solaire (FTS), un think tank créé à l'automne 2011 pour œuvrer au développement de l’énergie photovoltaïque en France, vient de publier la 3e édition de l'Observatoire du solaire, coproduit avec le cabinet de conseil en stratégie et management Kurt Salmon, qui confirme l'affaissement du marché résidentiel du photovoltaïque et les tendances à la baisse au 2e trimestre 2012 pour tous les secteurs, et n'attend rien de mieux pour les 3e et 4e trimestre 2012 …

Le marché français du photovoltaïque a fortement ralenti. La puissance totale en file d’attente a diminué de 60% en 15 mois. En outre, selon FTS, une grande majorité des centrales supérieures à 100 kW encore en liste d'attente (soit 987 MW au total) sont hors délai depuis le 30 juin 2012. 

Les statistiques compilées et agrégées de FTS donnent une vision de la réalité de la filière solaire en France au travers d'un panorama de 6 indicateurs économiques. Pour tous les détails :Observatoire Energie Solaire 3e édition
Les enseignements principaux de cette 3e édition
 
La baisse du marché résidentiel, moteur initial du marché et générateur d’emplois, est confirmée. Le marché se situe à un quart du seuil atteint avant le moratoire du 2 décembre 2010 et la diminution des crédits d’impôts d'octobre 2010. Ce niveau correspond à l’objectif post-moratoire de 100 MW défini par la DGEC. La file d'attente s'établit à 84 MW, soit trois trimestres de raccordement.

Sur le marché des moyennes toitures, 160 MW ont été raccordé sur les 12 derniers mois, et 450 MW sont encore en file d’attente, soit l'équivalent de 2,5 ans de raccordement annuel. Ce ratio est disproportionné par rapport aux autres segments. Les demandes de raccordement ne correspondent plus à la réalité des raccordements physiques, alors que c’est le volume des demandes qui est pris en compte pour la baisse des tarifs … de près de 10% par trimestre !

Sur le marché des grandes toitures, le volume raccordé au 2e trimestre 2012 correspond aux dernières centrales bénéficiant du régime pré moratoire puisque la date de fin de construction ne pouvait aller au-delà du 3 juin 2012. La procédure d’appel d’offres mise en place pour ce secteur a limité à 45 MW la capacité totale autorisée pour le 1er trimestre 2012, et à 30 MW la capacité autorisée par trimestre depuis le 31 mars 2012. Les premières centrales issues de cet appel d’offres ne seront pas raccordées avant le premier trimestre 2013 sauf quelques exceptions en fin d’année 2012.

Sur le marché des très grandes toitures, le volume de 31 MW raccordé ce trimestre correspond aussi aux dernières centrales bénéficiant du régime pré moratoire. Les premières centrales issues de la procédure d'appel d’offres mise en place ne seront pas raccordées avant le premier trimestre 2013.

Sur le marché des très grands projets au sol, le volume de 93 MW raccordé ce trimestre correspond également aux dernières centrales bénéficiant du régime pré moratoire. Il reste 839 MW en file d’attente, soit l’équivalent d’un an de faisabilité de raccordement. La plupart de ces centrales ne pourront être construites car hors délais. Par contre, des demandes pour des projets de grande centrale au sol d'une puissance cumulée de 240 MW ont été déposés au tarif de 10,5 c€/KWh.

Conclusion
 
L’instabilité réglementaire et la baisse continue et trimestrielle des tarifs d’achat ont des incidences sur l’ensemble des marchés. Le marché des moyennes toitures est plus fortement affecté par un effet ciseau : chute du tarif d’achat de 70% depuis janvier 2010 et de 53% depuis le moratoire.
 
Le marché résidentiel, dont les tarifs d’achat ont chuté de 39% depuis le moratoire, a été plus particulièrement impacté par la communication négative sur le photovoltaïque lors du moratoire.
 
Le parc PV français aura du mal à dépasser les 3 GW fin 2012, après avoir atteint 2,3 GW fin 2011.

L'Echo du Solaire link

 

 

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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 19:32

 

Centrales nucléaires françaises

 


Le parc nucléaire français est épinglé par Bruxelles. Les experts chargés par l'Union européenne de vérifier l'état des installations dans l'Hexagone ont repéré des défaillances dans chacun des 58 réacteurs, selon Le Figaro, qui s'est procuré un document confidentiel.

D'après ce rapport, les centrales françaises manquent d'instruments de mesures sismiques adaptés aux normes exigées depuis la catastrophe de Fukushima, Et, en cas d'accident, les équipements de secours ne sont pas suffisamment protégés des éléments.

A noter, la centrale de Fessenheim, dont François Hollande a annoncé le mois dernier la fermeture d'ici fin 2016, n'est pas celle considérée comme la plus à risque. Les procédures en cas d'accident grave y sont notamment jugées adéquates.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait déjà détaillé en juin les carences des 19 centrales nucléaires françaises, déplorant un déficit au niveau de la sécurité ou de la protection de l'environnement. Etaient notamment visées les centrales de Chinon (Indre-et-Loire) et Saint-Alban (Isère).

Capital link

 

 

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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 19:26

 

Une

 Le rapport sur la sécurité du parc nucléaire européen, qui sera dévoilé demain, chiffrerait à 25 milliards d'euros les travaux de mise en conformité. Le parc français serait le plus vulnérable.

 

 

Le commissaire à l'Energie Gunther Oettinger doit présenter demain à Bruxelles ses recommandations à la suite des « stress tests » nucléaires menés sur les 134 réacteurs nucléaires répartis sur 68 sites de l'Union européenne. Ni catastrophisme ni « complaisance », tel est le mot d'ordre du commissaire allemand Oettinger, qui a déclaré lundi que la sécurité du parc nucléaire européen était « en général satisfaisante ».

Aucune fermeture de réacteur n'est demandée, mais il faudrait investir entre 30 et 200 millions d'euros par réacteur pour l'améliorer encore, soit un montant de travaux compris entre 10 et 25 milliards d'euros. Le commissaire devrait plaider pour l'hypothèse haute, mais c'est aux autorités de sûreté nationale de décider des travaux. La France, qui détient 58 des 134 réacteurs, porte près de la moitié de la facture. En juin dernier, le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Jean Claude Lacoste avait d'ailleurs évoqué un coût supérieur à 10 milliards d'euros.

Nouvelle réglementation sur la sûreté

Dans son rapport, le commissaire plaide surtout pour une révision en profondeur de la directive sur la sûreté nucléaire. Sans désigner les pays nommément, le rapport de la Commission souligne un manque de ligne claire dans la prise en compte des catastrophes naturelles, des règles de probabilité différentes, des garanties souvent minimum pour s'assurer de l'indépendance des autorités de régulation, des responsabilités divisées entre trop de ministères, des règles de transparence trop vagues, etc.

Tandis que le Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG) a préparé « un plan d'action pour renforcer la solidité des centrales », qui pourrait être entériné par les chefs d'Etat et de gouvernement lors de leur conseil des 18 et 19 octobre, le commissaire va donc plaider pour un suivi des travaux sous son égide et pour une nouvelle réglementation sur la sûreté. Paris se méfie de la surenchère de textes dans le nucléaire, de peur d'être une nouvelle fois isolé en Europe. D'accord pour parler de la transparence et de l'indépendance des autorités de régulation, avertissent les diplomates, mais pas pour qu'une législation n'empêche les choix énergétiques nationaux.

Les Echos link

 

 

 

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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 19:15

Une Le commissaire à l'énergie Gunther Oettinger est venu plaider pour la création d'un marché intégré de l'électricité et du gaz, seul instrument d'une transition énergétique réussie.

 

 

 

 

« Je suis venu à Paris établir un nouveau partenariat entre la commission et la France sur l'énergie pour envoyer des signaux claires aux investisseurs ». Le commissaire européen Gunther Oettinger a rencontré ce lundi le nouveau gouvernement français avec un seul objectif en tête  : clarifier et harmoniser le marché européen de l'électricité et du gaz pour réussir la transition énergétique de l'Union.

La commission évalue à 70 milliards d'euros l'investissement annuel que les Etats membres doivent consacrer d'ici à 2020 pour atteindre l'objectif global de 20  % d'énergie renouvelables. Ce doublement de l'effort d'investissement se fera essentiellement avec des capitaux privés selon la commission. Gunther Oettinger estime que les investissements sont actuellement freinés par un marché pas assez compétitif et transparent.

D'ici à la mi-novembre, la commission communiquera son évaluation des règles de chaque marché national. « Plusieurs pays comme la France ne sont pas en ligne avec notre conception des marchés communs européens. rois opérateurs concentrent en France 99  % du marché de l'électricité » a-t-il rappelé. Ses services feront donc des propositions d'ici à la moitié de l'année prochaine sur la conception d'un nouveau marché commun de l'énergie. Chaque Etat membre devra ensuite faire évoluer sa réglementation  : « l'objectif est de mobiliser les investisseurs dès la fin 2013 » insiste Gunther Oettinger.

Donner de la lisibilité sur les subventions aux énergies renouvelables

Il s'agit notamment de donner de la lisibilité sur les subventions aux énergies renouvelables, les garanties données aux producteurs variant d'un pays à l'autre mais aussi dans le temps. Bruxelles vise d'ailleurs la baisse progressive des aides aux énergies vertes pour qu'elles deviennent compétitives à terme. Dans le nucléaire, il estime également que les garanties offertes en Grande Bretagne et en France pour le renouvellement des centrales ne suffisent pas pour attirer les investisseurs. Figurent au menu des discussions la création d'interconnexions électriques entre les marchés ou le soutien aux technologies de stockage d'électricité. Sur le gaz, le commissaire pousse à la construction de nouvelles conduites permettant d'ouvrir le marché et de sécuriser l'approvisionnement européen. Il prend pour exemple l'inauguration dans quelques jours du double pipeline maritime Nord Stream entre la Russie et l'Allemagne.

Une plus forte libéralisation des prix français du gaz pour 2015 est d'ailleurs le premier dossier qu'il souhaite conclure avec le gouvernement, d'ici à la fin octobre. Le commissaire a prêché ce lundi pour sa vision d'un marché européen ouvert auprès des grands industriels français comme EDF, RTE ou Schneider Electric. Gunther Oettinger prévient la France  : « l'objectif du président Hollande de réduire de 76 à 50 % la part du nucléaire d'ici à 2025 équivaut à l'effort gigantesque que l'Allemagne est en train de réaliser pour stopper sa production nucléaire de 23 %. Les Allemands ont mis en place un système d'aides qui a réussi à attirer des investissements massifs vers le solaire et l'éolien ».

Les Echos link

 

 

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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 18:53

5

   
Les stress-tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles, selon un bilan confidentiel obtenu par le Figaro. 

 

Le document de travail qui recense les «tests de résistance» menés depuis un an sur les 134 réacteurs du parc européen doit être validé par la Commission ce mercredi. Les recommandations seront ensuite soumises au sommet des chefs d’État et de gouvernement, probablement en octobre. 


Le Figaro link

 

 

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Libérons l'énergie !

Energies Libres

 

Parce que la transition énergétique permet la création de nombreux emplois non délocalisables, il est indispensable de mettre en place l'infrastructure nécessaire pour l'enclencher, en luttant contre l'industrie nucléaire et sa propagande qui freine le déploiement des énergies renouvelables en France.

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