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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 12:59

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Dénonçant un double discours du gouvernement, plusieurs ONG de protection de l'environnement interpellent Jean-Marc Ayrault, lui demandant de clarifier sa politique dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. 

 

 «Monsieur le Premier Ministre,

Le Président de la République a présenté à maintes reprises la transition énergétique comme une priorité de la nouvelle mandature. Le 14 septembre, à l’ouverture de la conférence environnementale, il déclarait ainsi :

«La France, et j’en prends ici l’engagement, se mobilisera dans la transition énergétique. Voilà le cap, la transition. Cette stratégie, elle est fondée sur deux principes: l’efficacité énergétique d’une part, et la priorité donnée aux énergies renouvelables d’autre part.»

Cette voie de la transition énergétique est défendue depuis toujours par nos associations. Cependant, votre gouvernement a pris depuis un certain nombre de décisions qui vont en sens inverse et creusent l’écart entre l’ambition affichée et la réalité.

Pour ne citer que quelques exemples :

  • Le Président de la République s’est engagé à réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025. Vous avez vous-même exprimé la nécessité de rompre avec le tout nucléaire, le jugeant «antinomique avec cette société de la sobriété que nous voulons promouvoir».

- Dès lors, comment justifier que la première action de la Banque publique d’investissement, soutenue à hauteur de 50 millions d’euros par l’Etat, consiste à soutenir la filière du nucléaire? La BPI n’a-t-elle pas été désignée par le Président de la République comme «la Banque de la transition écologique»?

- Par ailleurs, si la France souhaite réduire la part du nucléaire, pourquoi continue-t-elle à l’étranger de promouvoir cette filière comme «une filière d’avenir», par la voix du Président de la République, de la ministre au Commerce extérieur et du ministre du Redressement productif ? La volonté de l’Etat d’engager la transition énergétique s’arrête-t-elle aux frontières du pays? 

 

  • Alors que la transition énergétique suppose de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, votre ministre du Redressement productif a dernièrement laissé entendre que la France allait se lancer dans l’exploitation du gaz de houille en Lorraine. La recherche d’un nouvel eldorado fossile n’est-elle pas incompatible avec la nécessité d’engager la transition énergétique ? Nos associations vous rappellent que l’Agence internationale de l’énergie préconise de laisser près d’un tiers des réserves prouvées de fossiles dans le sol d’ici à 2050 afin de limiter le réchauffement de la planète en deçà du seuil dangereux de 2°C. Il n’est nullement question ici de technique de fracturation hydraulique mais de l’enjeu global de lutte contre le dérèglement climatique qui nous interdit d’exploiter les énergies fossiles non conventionnelles. 

 

  • Alors que le secteur des transports dépend pour près de 100% du pétrole et alourdit d’année en année notre facture énergétique, plusieurs décisions sont intervenues pour privilégier le transport routier et aérien au détriment des autres modes de transports moins polluants. Devons-nous en déduire que les transports sont exclus du périmètre de la transition énergétique ?

 

Monsieur le Premier ministre, vous l’aurez noté, le message que nous vous adressons aujourd’hui est ponctué d’interrogations légitimes face à une politique qui a largement dévié du cap annoncé lors de la conférence environnementale. Nous attendons dès lors que vous clarifiez au plus vite la politique de votre gouvernement en matière de transition énergétique et nous souhaiterions, à ce sujet, être reçus par vous dans les plus brefs délais. 

Un cap a été fixé, encore faut-il s’y tenir…

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre plus haute considération.»

 

Christophe Aubel (Humanité et biodiversité)
Marie Atinault (Effet de Serre toi-même !)
Geneviève Azam (Attac)
Anne Barre (WECF)
Jacques Beall (Surfrider)
Madeleine Charru (CLER)
Hélène Connor (HELIO International)
Bruno Genty (France Nature Environnement)
Jean-François Julliard (Greenpeace)
Martine Laplante (Les Amis de la Terre)
Franck Laval (Ecologie sans frontière)
Stephen Kerckhove (Agir Pour l'environnement)
François Mativet (Réseau Sortir du Nucléaire)
Cécile Ostria (Fondation Nicolas Hulot)
Pierre Perbos (Réseau Action Climat)


Article Médiapart

 


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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 23:02

EDF 2 La cour des Comptes estime dans son rapport annuel publié que les salariés d'EDF, groupe contrôlé par l'Etat, bénéficient d'avantages et de salaires généreux, sans lien évident avec la performance de l'entreprise.

L'AFP a pu consulter samedi une partie du rapport annuel qui sera rendu public mardi consacrée à l'entreprise publique et portant sur la période 2005-2011, également évoquée par le journal Le Monde.

"Les salariés du groupe EDF, contrairement aux salariés du secteur privé, n'ont pas subi de ralentissement du rythme de progression de leur rémunération globale depuis 2008, en dépit des résultats contrastés d'EDF", estiment les magistrats, rappelant les performances moyennes ou mauvaises de nombreux paramètres financiers du groupe, comme le chiffre d'affaires, l'endettement ou la valeur de l'action.

Les dirigeants sont aussi critiqués, la Cour jugeant leurs rémunérations "en forte augmentation jusque récemment".

Elle pointe en outre les "nombreux avantages liés à l'emploi" pour les salariés, comme des tarifs avantageux ou des abonnements gratuits.

Les Sages formulent donc plusieurs recommandations, notamment de rendre plus ambitieux les objectifs donnant droit à une rémunération variable, ou encore de revenir sur certains avantages liés au tarif préférentiel d'électricité pour les agents.

Dans ses réponses, le groupe estime que "le plupart" des avantages dont bénéficient ses salariés "ne sont pas si éloignés de ce qui se pratique ailleurs, dans d'autres entreprises françaises", et que l'augmentation des rémunérations des dirigeants a été nécessaire pour préserver les ressources humaines dans un contexte de concurrence.

La Cour s?intéresse aussi au système des concessions de distribution d'électricité à ERDF par les collectivités locales, un système "fragilisé" par les incertitudes quant au maintien du monopole d'ERDF dans la distribution et par l'augmentation des productions alternatives "décentralisées" à cause du développement des énergies renouvelables.

Elle recommande de s'interroger sur "l'évolution du modèle de la distribution d'électricité", évoquant notamment "l'existence d'un fort besoin d'investissement", et critiquant la "coordination insuffisante" des investissements des collectivités territoriales.


Article Boursorama du 09 février 2013

 

 

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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 23:00
EDF De quoi s’agit-il ?
 
En 2005, le régime spécial de la retraite d’EDF, très privilégié, a été intégré au régime des salariés du privé, la CNAV.
 
Cette intégration n’a été acceptée qu’à la condition expresse qu’EDF verse une indemnité à la CNAV pour compenser le fait qu’elle mettait à la charge de la caisse des salariés, les prestations retraite incroyablement avantageuses de ses agents et un nombre de cotisants par pensionné particulièrement faible.
 
L’opération était censée être financièrement neutre pour la CNAV.
 
La cour des comptes a récemment révélé que l’indemnité versée par EDF à la CNAV avait été mal calculée. Tous les ans, les retraites versées aux agents EDF coûtent à la CNAV plus qu’elle n’a reçu en compensation :
 
Au bout de 7 ans, il manquait déjà 1,3 milliard d’euros dans les caisses de la CNAV.
 
Qui osera nous faire croire qu’il s’agit d’une « erreur » de calcul ? On nous a menti. On nous a trahis.
 
Tout ça pour ne pas affronter les syndicats. Tout ça pour éviter de demander aux agents EDF de renoncer à une partie de leurs avantages retraite exorbitants.
 
Regardez ce que vous et moi et tous les affiliés à la CNAV leur payons avec NOS cotisations :
 
-   des départs à la retraite dès 55 ans pour les « actifs », et même 50 ans pour certains d’entre eux. La réforme en cours, qui ne s’appliquera pour eux qu’en 2023, portera ces âges à 57 et 52 ans. En clair, ces agents continueront à partir 5 à 10 ans avant tout le monde…
 
-   des niveaux de retraite garantis entre 75 et 80% de leur dernier salaire…
 
-   un montant de pension calculé sur les 6 derniers mois de carrière, contre 25 années, voire la carrière entière dans le privé pour ce qui est des retraites complémentaires…
 
Des avantages inouïs comparés aux retraites du privé qui tournent à la peau de chagrin, pour une durée de cotisation de plus en plus longue.
 
C’est vraiment scandaleux !
 
Les responsables de cette situation, ce sont les dirigeants politiques qui, main dans la main avec la direction d’EDF, se sont débarrassés du problème du régime spécial d’EDF, en prétendant que l’intégration de ce régime dans la caisse des salariés du privé n’aggraverait pas la situation financière de la CNAV.
 
Depuis des années, nous faisons des sacrifices, nous les cotisants et retraités du privé :
 
-    allongement de 10 à 25 ans de la période de prise en compte pour le calcul de la retraite
 
-    indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires
 
-    diminution du montant de la retraite par rapport au dernier revenu d’activité,
 
-    allongement de la durée de cotisation…
 
Malgré tous ces sacrifices, la CNAV s’enfonce dramatiquement dans le rouge - 9 milliards de déficit - ce qui rend toujours plus incertain l’avenir de nos retraites.
 
Que les hommes politiques osent, une nouvelle fois, venir ponctionner la caisse des salariés du privé pour assurer le maintien des avantages retraite des agents EDF, est irresponsable.
 
D’autant plus que nous allons être doublement pénalisés :
 
En plus, du pillage ahurissant de la caisse de retraite des salariés du privé, nos impôts vont augmenter pour financer les pensions des retraités EDF !!!
 
Depuis 2005, nous payons tous la « CTA », une taxe sur la consommation électrique, spécialement créée pour financer les avantages retraite des agents d’EDF.
 
Bien entendu, au bout de 7 ans, on se rend compte que le coût de ces avantages a fortement augmenté et que cette taxe n’est déjà plus suffisante.
 
Est-il envisagé de réduire les avantages retraite chez EDF ? pas du tout !
 
C’est tellement plus simple de nous obliger à payer ! C’est ce qu’ils vont faire en augmentant la taxe que nous réglons sur notre facture d’électricité.
 
Ecœurant…
 
 
Article sauvegarde-retraite.org link 
Article Ifrap link
 
Question Assemblée Natioanle 23 octobre 2012 link
Question Assemblée Nationale 31 juillet 2012 link
Question Sénat 27 octobre 2011 link
 
 
 
 
 
 
 
 
Depuis 2004 une instruction est ouverte pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, contre le CE d’EDF, lui-même noyauté depuis 1947 par la CGT. Des détournements auraient servi à alimenter le financement de la CGT et du Parti Communiste…

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a été entendu le mercredi 19 juillet 2005 par la brigade financière de Paris, dans le cadre de l’instruction sur les comptes et la gestion du comité d’entreprise d’EDF.
 
La CGT est majoritaire au conseil d’administration de la caisse centrale d’activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières, émanation du CE, depuis sa création en janvier 1947 et y fait la pluie et le beau temps sans contrôle réel.La direction de la CGT n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
 
Le 22 juin 2006, Bernard Thibault, avait pourtant démenti avoir été convoqué par le juge chargé de l’instruction sur de présumées malversations au comité d’entreprise d’EDF, comme l’affirmait Le Parisien.
 
Le quotidien avait mis l’audition de M. Thibault en relation avec l’information judiciaire ouverte en 2004 sur la gestion du richissime comité d’entreprise de d’EDF-GDF, doté d’un budget annuel de 400 millions d’euros et employant quelque 5.000 salariés, financé par 1% du Chiffre d’Affaires, c’est-à-dire par tous les consommateurs d’électricité. La gestion de la CCAS fait l’objet d’une information judiciaire contre X pour « abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux » ouverte en février 2004 après une plainte d’un cadre EDF. Sont visées des pratiques présumées d’emplois fictifs, des prestations surfacturées de fournitures et services tels que location de voiture, prestations de restauration et autres, non destinées aux électriciens
 
En fait, le comité d’entreprise d’EDF serait devenu, au fil des ans, une source de financement de la CGT et du Parti communiste, ainsi que le détaillent avec d’édifiantes révélations, Laurence de Charette et Marie-Christine Tabet dans leur livre, « EDF, un scandale français ». Dès la fin des années 1940, en pleine guerre froide, les premières accusations de détournement de fonds du CCAS à l’attention de la CGT et du Parti communiste planent sur les oeuvres sociales d’EDF.
 
Robert Bailly fut un proche collaborateur d’Henri Maupoil, l’un des dirigeants de la fédération Energie entre 1975 et 1985. Pendant des années, il fut l’homme à tout faire de la Fédé. Aujourd’hui à la retraite Robert Bailly affirme que la CCAS a toujours servi de base arrière au PCF et à la CGT. Il se souvient de ce jour de 1977 où le PC avait sollicité la Fédération pour une aide financière aux grévistes de Manufrance, trois millions de francs de l’époque, qui furent, bien sûr, réglés par le CCAS sans sourciller.
 
Robert Bailly se souvient des chèques qu’il déposait au Novotel de Pantin : « Je passais les chercher directement à la CCAS et je réglais les notes des délégations venues de l’Est invitées. »  
 
Voilà le premier scandale d’EDF.
 
Un autre sujet scabreux est celui des retraites dorées des salariés d’EDF, dont la provision dans les comptes, indispensable pour ouvrir le capital, auraient mis en faillite l’entreprise. Alors le gouvernement a décidé en 2004 d’adosser ces retraites au régime général (Sécu, Agirc). Les retraites dorées des électriciens sont donc maintenant payées par tous les Français. Il se dit même qu’un deal avait été passé à l’époque entre Sarkozy, ministre de l’économie, et la CGT, du genre : « Laisse-moi changer le statut d’EDF pour ouvrir le capital et je ne touche ni à la CCAS ni aux retraites. »
 
 
 
 
 
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Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Actualités - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 22:33

Alors que se déroule le débat sur l'énergie, RTE dresse le bilan électrique de la France. 2012 est marquée par une consommation toujours plus thermosensible et des pics historiques faisant la part belle au charbon et aux émissions de CO2.

Consommation électrique : une exception française peu durable

En 2012, la consommation d'électricité française a atteint 489,5 TWh, soit 2,1% de plus qu'en 2011, indique le gestionnaire de réseau RTE. Si les niveaux n'atteignent pas ceux de 2010 (513,2 TWh), ils reprennent la courbe de progression stoppée par la crise.

D'année en année, le bilan électrique publié par RTE souligne l'impact du chauffage électrique sur la consommation totale de la France et les conséquences des pointes de consommation sur la sécurité électrique du pays, sur le climat et sur l'économie. Le bilan 2012 fait office de piqûre de rappel au moment où se déroule en France le débat national sur l'énergie.

Une hausse de la consommation liée aux usages domestiques

En 2012, la consommation du secteur industriel (hors énergie) et des PMI/PME est toujours en baisse, respectivement de -4 et -1%. "Ces chiffres ne traduisent malheureusement pas l'amélioration de l'efficacité énergétique, déjà très élevée chez les électro-intensifs compte tenu des impératifs de compétitivité, mais l'inquiétante érosion de ce que l'on considérait il y a peu comme la « compétitivité électrique française »", estime dans un communiqué l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden). Un constat partagé par RTE et illustré par les évolutions contrastées de la consommation selon les régions. En Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, la consommation électrique a connu entre 2006 et 2011 une baisse supérieure à 5%, tandis que dans la plupart des régions, où les consommations domestiques constituent une part importante de la demande, la consommation est à la hausse.

En effet, la consommation des particuliers et des professionnels ne cesse de progresser (+2,4% en 2012). Croissance du nombre de ménages, nouveaux usages électriques mais aussi développement soutenu du chauffage électrique expliquent cette augmentation. La thermosensibilité toujours plus grande de la consommation découle du taux d'équipement élevé des Français en chauffage électrique.

La vague de froid exceptionnelle de février 2012 a entraîné des pics de consommation records, avec une pointe de puissance appelée à 102.100 MW. "La part thermosensible a représenté en moyenne 40% de la consommation" sur cette période, estime RTE. Le 8 février, journée la plus froide, 2,26 TWh ont été consommés en une seule journée.

Les impacts de la hausse de consommation hivernale

Résultat, l'écart de consommation entre hiver et été ne cesse de se creuser. En 2012, "le rapport entre le minimum et le maximum annuel de consommation a atteint 30%". Une situation qui présente des difficultés pour adapter le parc de production.

"Selon les calculs de RTE, les moments où la demande franchit le seuil des 90.000 MW ne dépassent pas 50 heures dans l'année.A cause du chauffage électrique, le réseau électrique est néanmoins obligé de se structurer pour passer ces quelques heures de pointe, multipliant ainsi des investissements coûteux, inutiles 99% de l'année !", réagit dans un communiqué l'association Agir pour l'environnement.

Les EnR gagnent du terrainLa part des énergies renouvelables dans la production d'électricité française a progressé de 16,4%. La forte progression des parcs éolien et photovoltaïque, qui atteignent respectivement 7.500 MW et 3.500 MW et un retour à la normale de la production hydraulique (63,8 TWh, soit 26,8% de plus qu'en 2011, année très sèche) expliquent cette tendance.

La hausse de consommation hivernale et les pointes entraînent un plus grand recours aux centrales thermiques à charbon et donc une hausse des émissions de CO2 (+7,3% par rapport à fin 2011). "Sur les cinq dernières années, ces émissions sont quatre fois plus importantes en hiver qu'en été", note RTE.

 

Des régions aux situations contrastées

Alors que le débat national sur l'énergie s'organise à l'échelle locale, RTE a dressé le bilan électrique des régions, en mettant en regard leurs volumes de production et de consommation d'électricité. Résultat : "Certaines régions - Bourgogne, Bretagne, Franche-Comté, Ile-de-France - affichent une consommation cinq fois supérieure à leur production alors que d'autres produisent deux fois plus que leur consommation - Centre, Lorraine, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie". Mais mis à part la Bretagne qui souffre de sa position de péninsule électrique, les régions déficitaires sont irriguées par leurs voisines françaises ou européennes.

Car si elle affiche un solde exportateur positif de 44,2 TWh en 2012, la France a connu 20 journées d'importations nettes contre 4 en 2011. Avec l'Allemagne qui, rappelons-le, a arrêté la production nucléaire de huit centrales en 2011, la France affiche même un solde négatif. Les raisons ? La forte production photovoltaïque allemande (27,8 TWh), la compétitivité de sa production charbonnée, la crise économique et la forte demande hivernale française.

Article Actu-Environnement du 22 janvier 2013

 

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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 22:18

Electrabel, la filiale de GDF Suez, a perdu l'an dernier un demi-million de clients dans la seule Flandre, selon les chiffres publiés par le régulateur

 

Une hémorragie d'abonnés en Belgique (Reuters)

Une hémorragie d'abonnés en Belgique (Reuters)

 

GDF accumule les déboires en Belgique. Après le bras de fer engagé avec le gouvernement de Bruxelles sur la sortie du nucléaire, Electrabel doit faire face à une fuite massive de ses abonnés.

Selon le régulateur belge, la filiale de GDF SUEZ a perdu au moins un abonné sur six l'année dernière. En cause, l'émergence d'une concurrence qui offre des tarifs plus attractifs. Et pourtant, GDF s'est déjà engagé à baisser ses prix cette année d'au moins 10% pour l'électricité, 16% pour le gaz.

Il faut savoir qu'en Belgique, les prix de l'énergie sont en moyenne 50% plus élevés qu'en France. Avant la prise en compte des pertes accusées l'an dernier, Electrabel comptait fin 2012 3,3 millions de clients en Belgique.

L'hémorragie pourrait être pire en Wallonie. La province publiera ses chiffres le mois prochain. Or l'enjeu est de taille pour GDF, car la Belgique est son 2ème marché derrière la France.

Ce qu'il faut retenir :

  • Les Belges se désabonnent en masse de GDF Suez
  • Electrabel (filiale belge de GDF) a perdu près de 500 000 clients en 2012
  • La Belgique est le 2ème marché de GDF SUEZ
  • Pour limiter la fuite d'abonnés, GDF s'est engagé à réduire ses tarifs de 10%

Article BFM Business du 16 janvier 2013

 

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Mardi 22 janvier 2013 2 22 /01 /Jan /2013 19:21

index-copie-1.jpg Communiqué CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) et FNH (Fondation Nicolas Hulot) :

Plus de 75% d’énergies renouvelables en 2050 ? C’est possible ! Le monde, la France en tête, doit basculer enfin vers les renouvelables

 

A l’occasion du déplacement de François Hollande à Abu Dhabi pour le "World Future Energy Summit" ce 15 janvier 2013, la Fondation Nicolas Hulot et le CLER, Réseau pour la transition énergétique, rappellent que le développement massif des énergies renouvelables est un choix aux multiples bénéfices. Les deux organisations souhaitent que la France donne l’exemple et contribue au déploiement à très grande échelle des renouvelables.


Les énergies renouvelables locales pourraient devenir la principale source d’énergie mondiale en 2050


Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat a montré en 2011 que la quasi-totalité du potentiel des énergies renouvelables (97 %) était encore inexploité. Ces experts ont démontré que, avec un engagement fort des gouvernements, 77 % des besoins énergétiques mondiaux pourraient être assurés par des énergies renouvelables d’ici 2050, contre moins de 15 % aujourd’hui. L’avenir énergétique mondial n’est pas l’augmentation des capacités dans le charbon, les gaz de schiste ou le nucléaire, mais le déploiement des renouvelables, conjointement avec la sobriété et l’efficacité énergétique. Les travaux de l’IRENA (agence internationale des énergies renouvelables) confirment que, partout dans le monde, les baisses spectaculaires des coûts de ces nouvelles énergies les rendent compétitives. Les gains en termes de développement local, d’emplois, de sécurité d’approvisionnement sont aussi largement démontrés.


Pour atteindre 23 % de renouvelables en 2020, la France doit impérativement accélérer le rythme de développement de toutes les filières


La France produit 13 % de son énergie à partir de sources renouvelables. Le rythme actuel de développement ne permettra pas d’atteindre l’objectif européen fixé dans le cadre du 3 x 20, soit 23 % d’énergies renouvelables en 2020. Seul un bouquet ambitieux de l’ensemble des énergies renouvelables permettra de relever ce défi. Les récentes annonces sur le doublement des objectifs annuels pour le photovoltaïque et le lancement d’un nouvel appel d’offres pour l’éolien en mer vont toutes deux dans le bon sens, mais sont loin d’être suffisantes pour atteindre l’objectif en 2020. Outre la mise en place d’un véritable « plan photovoltaïque » associant l’industrie, le gouvernement doit, en étroite collaboration avec les collectivités locales, relancer sans attendre l’éolien terrestre et organiser les filières de bois-énergie, qui constituent les deux principaux potentiels de développement d’ici 2020, sans oublier le biogaz, le solaire thermique, la géothermie, l’hydraulique qui, chacun à leur manière permettent de valoriser l’énergie des territoires.

Communiqué de la Fondation Nicolas Hulot et du CLER


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Vendredi 4 janvier 2013 5 04 /01 /Jan /2013 15:30

Warren-Buffet.jpgDans les milieux des placements financiers, Warren Buffet est une référence. De celles qui ont le nez creux et qui se trompent rarement. Depuis quelques jours, on a appris que MidAmerican Energy, l'entreprise dédiée aux projets énergétiques de l'investisseur américain va dépenser entre 2 et 2,5milliards de dollars pour investir dans deux projets solaires en Californie, qui seront construits et exploités par SunPower, détenue à 66 % par le français Total. Une double bonne nouvelle pour le solaire en général et pour SunPower !

MidAmerican acquiert ainsi les 579 mégawatt (MW) des projets de la vallée d'Antelope, située en dans les comptés de Kernet de Los Angeles. Les deux projets devraient démarrer au premier trimestre cette année, afin d'être achevés en 2015. Avec 650 emplois à la clé. « Nous sommes très heureux d'ajouter la technologie de SunPower à notre portefeuille de projets », a commenté dans un communiqué le patron de MidAmerican Renewables, qui dispose aujourd'hui d'une capacité de 1.830 MWdans les énergies renouvelables. SunPower assurera l'exploitation et la maintenance des sites, selon un contrat de long terme conclu entre les deux groupes.

« L'opération annoncée hier va procurer à SunPower la garantie d'un bon taux d'utilisation de ses usines, et cela même si les surcapacités du marché prennent plus de temps à se résorber que prévu » ont estimé hier des analystes cités par Bloomberg.

Article Tecsol

 

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Mardi 11 décembre 2012 2 11 /12 /Déc /2012 20:08

Promotion-Ubu-Roi.jpgOlivier Saby vient de faire l’ENA. Et il a tiré de sa scolarité un livre titré « Promotion Ubu Roi »,  sous-titré « Mes 27 mois sur les bancs de l’ENA ». D’entrée de jeu, on redoute un de ces témoignages amers dus à des diplômés qui se sont trompés d’orientation. Et le style du livre, un récit sous forme de journal, fait craindre un exercice narcissique comme il en pullule sur les blogs.  Aucune de ces interprétations n’est la bonne.

Pour la première fois, un diplômé de l’ENA entreprend de nous conter par le menu ce que furent sa vie et ses cours pendant 27 mois. Il ne s’agit donc pas, non plus, du Nième livre proposant les réformes à apporter à l’auguste institution. C’est un livre qui nous donne à voir en direct la médiocrité du programme de l’école, en nous immergeant dans la scolarité. «J’aime cette émission télévisée qui s’appelle « Strip Tease », explique Olivier Saby : des tranches de vie présentée sans aucun commentaire. On laisse le spectateur juge. Mon bouquin, c’est un peu ça »

L’obsession du classement

Beaucoup de choses dans ce livre laissent une impression glaçante. On comprend assez vite que c’est une école qui sélectionne 80 brillants jeunes gens via des épreuves impitoyables pour leur infliger par ensuite un cursus pitoyable. Saby parle de « vide abyssal de l’enseignement. » Un vide dont ils n’osent pas se plaindre parce que cela pourrait nuire à leur classement de sortie. L’obsession de ce sacro-saint classement, qui peut déterminer une carrière à vie, et que plusieurs gouvernements ont sans succès envisagé de supprimer, marque au fer rouge le cursus et l’ADN des diplômés. C’est un permanent sujet de conversation entre élèves, et anciens élèves. Quand Saby débarque en stage à l’ambassade de France à Beyrouth, l’une des premières questions que lui pose le N° 2 de l’ambassade, ancien de l’ENA, porte sur le classement qu’il vise. Et l’énarque de décliner aussitôt son propre classement, comme on donnerait sa carte de visite. Rebelote avec l’ambassadeur. Saby s’attend à être questionné sur les raison de son choix du Liban. Au lieu de cela, la première question de l’excellence est : « est-ce que le classement est toujours en vigueur à l’ENA ? ». Monsieur l’ambassadeur est énarque  (il donne bien sur aussitôt son classement) mais aussi fils et frère d’énarques. Il n’a pas la moindre idée du travail qu’il va confier à ce stagiaire, qui attendra 2 semaines avant de recevoir quelques instructions.

Le rejet de l’initiative et de l’innovation

Saby raconte la redoutable épreuve du « Thème d’observation » qui dure 8 heures, enfermé, sans pouvoir bouger, sans documents. L’examen porte sur le développement rural et sa place au sein de la mécanique européenne.

Ce sujet nous est aussi inconnu qu’à une poule landaise. Mais ce n’est pas grave, l’important est juste que nous sachions pondre une résolution, en étant notés sur notre capacité à imiter des textes déjà existantes et à singer leur formulation. L’erreur serait de faire preuve de créativité. La sanction serait immédiate »

En cela ils suivent le conseil que leur a donné un tuteur de l’école s’ils veulent des bonnes notes : apprendre par cœur règlements, directives, décisions de la Commission Européenne et avis du Parlement européen. « Pour réussir l’épreuve, pas besoin de réfléchir : vous devez connaître le format et le remplir avec les mots-clés adéquats »

Chaque fois que Saby, seul ou avec quelques camarades, se risque à demander si on ne pourrait pas améliorer ceci où cela, il s’attire une réponse du type «pourquoi changer, on a toujours fait comme ça ». Il n’existe pas de résumé plus clair du conservatisme et de l’immobilisme. Est-ce bon d’instiller à forte dose une telle philosophie à ces futures élites ?

« Il faut ménager ses arrières »

Plus radical est le : « pas d’initiatives, ça risque de nous desservir ! » L’auteur raconte son stage à la Communauté Urbaine de Brest, avec d'intéressantes missions qui lui montrent le mépris de l'Etat pour les collectivités locales . Doit-il en faire la remarque au directeur des stages venu l’inspecter, en grande pompe, sur place, qui est surnommé "Le Revizor" ? Saby a appris à s’autocensurer :

Ne pas oublier que l’inspecteur qui me note à la fin de mon stage sera peut-être demain amené à faire appel à moi lorsqu’il accédera à une préfecture ou à un cabinet ministériel. C’est le problème du circuit fermé. L’inspecteur des stages sera préfet, chef de cabinet après-demain… Qui sait. Il faut ménager ses arrières, ne jamais faire obstacle aux règles qui ont fait les carrières de nos juges et pairs, se glisser dans le courant et se laisser entraîner

En lisant ces histoires de soumission et de résignation,  on pense soudain à cet autre fascinant témoignage qu’est « L’Etrange défaite », un livre clé écrit juste après la débâcle de 1940 par l’historien Marc Bloch. On y trouve des observations qui recoupent presque mot pour mot les analyses de Saby.

Bloch, qui a exigé à 54 ans d’être mobilisé comme officier de réserve ( avant d'être fusillé par les nazis), cherche à comprendre comment la France n’a pas vu monter, pendant 8 ans, le péril hitlérien, et a pris une faramineuse dérouillée sur le terrain.  Il incrimine une « démission des élites, frileuses et conventionnelles » qui nourrira par la suite d’innombrables débats. Il fustige notamment en ces termes la soumission des officiers qui, au front, n’osaient pas exprimer leurs désaccords :

C’était par peur des histoires, et par ce souci de diplomatie qui, chez des hommes en mal d’avancement, devient une seconde nature, [et aussi] la peur de mécontenter un puissant d’aujourd’hui ou de demain.

Saby a plusieurs fois voulu prendre des initiatives, seul ou avec des camarades, pour se plaindre des cours. Comme ce jour où un cas sur l’hôpital est traité par un intervenant du Quai d’Orsay «  qui ne connait pas grand-chose à la problématique santé et découvre le dossier comme nous » Chaque fois il s’est fait contrer par d’autres élèves sur le mode

Tu es fou, ça va être inscrit à vie sur ton dossier, ça pourrait plus tard te barrer l’accès à certains postes

Marc Bloch, dans son chapitre consacré à l’enseignement en France  déplore la crainte de toute initiative, chez les maîtres comme chez les élèves, la négation de toute libre curiosité, le culte du classement (Bloch dit « succès ») substitué au goût de la connaissance

« Vous serez grillés »

Retour à l’ENA : à l’occasion d’un exercice, Saby veut, avec deux collègues, suggérer par écrit une innovation : fondre les trois grandes écoles d’administration (ENA, fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière) en une seule : les élèves choisiraient leur spécialisation en cours d’études, mais il y aurait un socle de valeurs communes avant de s’orienter. Des camarades le dissuadent de publier cette proposition : « cet article risque de se retourner contre toi. Ils vont l’intégrer à ton dossier et il te suivra pendant toute ta carrière »

Plus amusant. Saby échoue à faire baptiser la promotion « Ubu Roi ». A défaut les élèves votent pour « promotion Badinter ». Lors de la cérémonie de photo de promotion qui se déroule à Strasbourg, Saby et quelques acolytes proposent que des élèves portent le costume alsacien. C’est la bronca :

Vous êtes complètement fous. Si un journal sort cette photo le jour où l’on pensera à vous pour un ministère, vous serez grillés ! »

Huit élèves ont quand même l’audace de prendre cette initiative. Le directeur de l’école est décomposé à l’arrivée de Robert Badinter. Or contre toute attente celui-ci le complimente  «  quelle excellente idée, Monsieur le directeur ». Puis il exige que les « alsaciens » se groupent derrière lui sur la photo. « A cause de vous et votre idée stupide, je ne vais pas pouvoir montrer la photo à ma grand-mère » se désespère néanmoins une future énarque.

« On vit quand même bien sans chauffeur à plein temps »

Le bêtisier que nous présente Olivier Saby mérite vraiment le détour, dans lequel Ubu le dispute à Courteline. On y croise un conseil en communication qui « vend du vent avec talent » à 1200 euros la journée à la Communauté Urbaine de Brest. Chargé d’inventer une campagne de promotion, il a « un putain d’avis sur la question » et, au bout de 8 mois, propose une idée lumineuse : prendre pour axe de communication l’océan.

On y croise un ministre, Alain Joyandet, en mission de coopération au Liban, se comportant en véritable mufle à l’égard d’une directrice d’école, refusant la part du gâteau qu’elle lui offre,  sur lequel était écrit « vive la francophonie, vive la France ». Seul l’intéresse le numéro de l’Equipe que lui a subtilisé l’ambassadeur.

On y entend la directrice de la formation à l'ENA raconter :

Quand j’ai quitté la préfectorale pour venir à l’ENA,  j’ai d’abord eu un choc car on m’a expliqué que j’allais partager un chauffeur avec un autre membre de la direction. Et puis avec le temps je m’aperçois que finalement, on vit quand même très bien sans chauffeur à plein temps

Ou encore cette énarque qui dit au sujet des élections présidentielles « si on pouvait limiter le droit de vote aux polytechniciens et aux énarques, la France tournerait mieux »

Et cette veuve éplorée qui se désole :

Dire que mon époux regrettait encore, deux jours avant son décès, les quelques points qui l’avaient séparés de l’Inspection générale des finances ! »

Ce livre nous apprend ceci : les énarques sont formés à administrer et gérer, certainement pas à inventer et innover. On ne les a aucunement préparés à être stratèges, imaginatifs, audacieux, courageux. On leur a même instillé les vertus inverses. Or tous les leviers de l’état et des politiques publiques sont aux mains d’énarques.

Comment s’étonner que la France patauge dans le conservatisme, la crainte des réformes, un conformisme désespérant ?

En lisant ce témoignage, on comprend ces incroyables bourdes que font régulièrement les Inspecteurs des Finances, les plus brillants diplômés de l’ENA, à Bercy. Prenez la récente affaire de la taxation des créateurs de Start Up qui a conduit à la révolte des « Pigeons ». Il est clair que les énarques n’ont pas la moindre idée des ressorts qui animent les créateurs d’entreprises ni des flux de financement de la création et de l’innovation.  Il n’y a pas de divorce entre l’Etat et l’entreprise en France, mais entre certains énarques et l’entreprise. Ils ont été formés sur deux planètes qui n’ont rien à voir. Si dans un MBA, ces programmes de formation au management de troisième cycle qu’on enseigne, comme à l’ENA, à des participants de 27 à 35 ans souvent dotés d’une première expérience, on professait comme à l’ENA, les élèves se révolteraient dés le premier jour. On a l’impression à lire Saby qu’à l’ENA, les élèves sont infantilisés, effarouchés, lobotomisés.

Marc Bloch avait anticipé l’ENA, «  une école close »

Concluons avec Marc Bloch qui  écrivait en 1940 :

Apres la guerre, de tant de reconstructions indispensables, celle de notre système éducatif ne sera pas la moins urgente. Notre effondrement a été avant tout (…) une défaite à la fois de l’intelligence et du caractère. Parmi ses causes profondes, les insuffisances de la formation ont figuré au premier plan. Une réforme timide serait vaine. On ne refait pas une éducation en rapetassant de vieilles routines. C’est une révolution qui s’impose (…) Pour les hommes en charge de l’enseignement, le pire danger résiderait dans une molle complaisance envers les institutions dont ils se sont fait peu à peu une commode demeure. »

Qui osera « révolutionner » l’ENA ? Voici en tous cas le plus étonnant : Bloch fit preuve d’une sorte de don de voyance en racontant  en ces termes l’irruption, à la veille de la guerre de 40,  de l’idée qui donnera naissance à l’ENA en 1945

[Juste avant la guerre les gouvernants ont voulu] briser le quasi-monopole des Sciences politiques comme pépinière de notre haute administration. Ils auraient pu créer un programme préparé dans les universités. Au lieu de cela ils préférèrent tracer le plan d’une nouvelle école spéciale : une autre Ecole des Sciences politiques, encore un peu mieux close que sa rivale »

 

ENA-Paris.jpg

Article Le Nouvel Obs

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Actualités - Communauté : Libérons les énergies !
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Lundi 29 octobre 2012 1 29 /10 /Oct /2012 12:41

526081 310119952398379 100002011313163 707902 1017202017 nPas question de laisser le train s'aventurer sur une mauvaise voie. Surtout éviter un déraillement qui constituerait un nouveau revers pour le gouvernement après l'annulation de la loi sur le logement social par le Conseil constitutionnel ou la gestion maladroite du rapport Gallois sur la compétitivité. Voilà pourquoi le lancement du débat national sur la transition énergétique, prévu début novembre, a pris du retard.
 

Quinze jours ? Trois semaines ? Un peu plus ? "Croyez-moi, demande la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Delphine Batho, ce délai supplémentaire n'est en rien du temps perdu. Dans ce genre d'exercice, les questions de méthode sont importantes. Chaque acteur doit savoir que ses préoccupations seront entendues."

La transition énergétique est l'un des grands chantiers du quinquennat de François Hollande, une pièce maîtresse dans la lutte contre le changement climatique puisqu'elle "doit conduire à une société sobre en carbone à l'horizon 2050", selon les propres mots du chef de l'Etat. Avant cette échéance, il y a 2025 et la réduction à 50 % (contre 75 % aujourd'hui) de la part du nucléaire dans la production d'électricité.

Comment y parvenir ? Comment donner la priorité aux énergies renouvelables ? Comment améliorer l'efficacité énergétique ? Quelle marge de manoeuvre donner aux territoires ? Combien tout cela va-t-il coûter ? Voilà, pour résumer, les questions auxquelles devra répondre le débat national dont les recommandations inspireront une loi de programmation annoncée pour juillet 2013.

L'ampleur de ces enjeux explique le retard annoncé. Car chacune des six parties prenantes au débat – patronat, syndicats, organisations non gouvernementales (ONG), pouvoirs publics, collectivités territoriales, parlementaires – veut être sûre de ne pas se faire gruger.

"Acteurs nerveux"

Tous ces acteurs ont très envie de se lancer dans la discussion mais ils sont aussi très nerveux. Ils veulent des règles du jeu tout à fait équitables", analyse Bruno Rebelle, l'ancien responsable de Greenpeace, aujourd'hui directeur de Transitions, un cabinet de conseil spécialisé dans le développement durable. Delphine Batho lui a demandé de prendre la tête d'une équipe technique chargée d'élaborer une méthode pour organiser le débat. M. Rebelle, ex-conseiller de Ségolène Royal, mesure parfaitement les difficultés actuelles. Il a travaillé tout l'été sur le débat, consultant patrons, ONG, experts, etc. Il a transmis aux principaux acteurs une note – il en est à sa onzième version – qui détaille ses propositions en matière de calendrier, de gouvernance, de délibération... "Il faut à tout prix aller au fond des sujets en évitant les jeux de posture. Et être dans le prospectif", insiste-t-il.

Pour le moment, c'est encore la méfiance qui domine. Depuis le début du mois, Delphine Batho a reçu deux courriers. Le premier, daté du 2 octobre, a été signé par douze ONG qui demandaient, notamment, un droit de regard sur la personnalité chargée du pilotage du débat ainsi que sur les nominations des experts scientifiques qui seront amenés à participer aux discussions.

Six jours plus tard, le 8 octobre, la ministre recevait une lettre du Medef, signée de Jean-Pierre Clamadieu, président de la commission développement durable de l'organisation patronale, qui insistait sur la nécessité "de ne pas faire l'impasse sur une participation directe des entreprises au débat". Une demande irrecevable pour certaines ONG. Entre les deux missives, l'Union française de l'électricité (UFE) avait fait paraître un communiqué de presse virulent qui jugeait "qu'en aucun cas, les ONG ne pouvaient s'arroger le rôle d'être seules en capacité d'apprécier les enjeux environnementaux, sociaux et industriels de la transition énergétique".

Selon la "feuille de route pour la transition énergétique" du gouvernement, la gouvernance du débat doit s'organiser autour d'une "commission nationale" respectant l'équilibre des six collèges, une sorte de "Parlement", en somme. Animée par un comité de pilotage, elle s'appuiera sur un comité d'experts scientifiques et un comité de citoyens. Les régions auront, elles, un rôle d'organisation du débat dans les territoires.

La question de savoir qui siégera dans ces instances est fondamentale. Car ces sages ou ces experts vont être chargés – selon la méthode retenue – de définir les besoins en énergie de la France à moyen et long termes, puis de définir une politique de l'offre en proposant des scénarios de mix énergétique. Pour les ONG, comme la Fondation Nicolas Hulot (FNH) ou France Nature Environnement (FNE), c'est même d'un nouveau projet de société dont il va être question : "A-t-on besoin de pétrole ou a-t-on besoin de se déplacer ? Il n'y a pas que ceux qui produisent qui doivent répondre, il y aussi ceux qui consomment", insiste Benoît Faraco, porte-parole de la FNH. Cette vision sociétale du débat semble assez éloignée de celle du Medef, qui préfère insister sur le "combien ça va coûter ? qui va payer ?", invoquant l'exemple de l'Allemagne où l'arrêt du nucléaire prévu d'ici à 2020 pèse sur les factures d'électricité des ménages. "Ce débat, c'est une machine à fabriquer des déçus, lâche un industriel. Pourquoi le gouvernement se lance-t-il là-dedans, alors que nous avons un prix de l'électricité très bas, véritable avantage compétitif pour la France ? Au moins sur ce sujet, on n'est pas en crise..."

"Machine à perdre"

Les noms des membres du comité de pilotage – "ce sera une équipe et pas une seule personnalité", indique Delphine Batho – seraient en cours d'arbitrage à Matignon. On évoque Laurence Tubiana, directrice de la chaire de développement durable à Sciences Po, le climatologue Jean Jouzel, les économistes Christian de Perthuis ou Patrick Criqui, directeur de recherche au CNRS... "Vous verrez, une fois que les experts et les sages auront été désignés, la machine se mettra en marche", estime un député de la majorité.

Le plus tôt sera le mieux car, du côté des ONG comme des entreprises, les esprits s'échauffent. Fini l'état de grâce du gouvernement. L'offensive contre la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est menée par EDF et les salariés de la filière. Celle contre le moratoire sur le gaz de schiste par le patronat et les pétroliers. Les associations regrettent, elles, un projet de loi de finances où la transition énergétique n'apparaît guère : le diesel n'est pas pénalisé et la fiscalité verte quasi inexistante. Le temps est en effet venu de remettre les choses à plat.

Article Le Monde du 25 octobre 2012 link

 

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Samedi 6 octobre 2012 6 06 /10 /Oct /2012 18:40

 

Construisons ensemble l’avenir énergétique de la France

 

L'objectif: inciter les décideurs à se tourner vers la construction d’une nouvelle feuille de route en matière d'énergie.

 

J'ai souhaité échanger avec vous le 04 octobre dernier à l'occasion d'un videochat pour aborder ensemble certaines questions épineuses. Ce fut également l'occasion de vous présenter certaines de nos propositions que vous pourrez retrouver à travers la publication

 

« Pour une construction collective des choix énergétiques de la France »

 

Merci encore de votre mobilisation à nos côtés.

À très bientôt,

 

Nicolas Hulot

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 30 septembre 2012 7 30 /09 /Sep /2012 17:37
 
 
Superbe victoire française ! Le 28 septembre 2012, le projet Canopea remporte le Solar Décathlon Europe à Madrid. Une maison économique et autonome énergétiquement ??? Voilà encore un nouveau pavé dans le jardin d'EDF (le promoteur du radiateur électrique pour écouler toujours plus d'électricité nucléaire) !!! Imaginez que ce genre de maisons viennent à se généraliser, que deviendraient nos 58 réacteurs nucléaires ?
 
 
 
 
 
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Samedi 29 septembre 2012 6 29 /09 /Sep /2012 16:14

 

© Team Rhône-Alpes - ENSAG-ENSAL-GAIA

vendredi 28 septembre 2012

 

Les écoles nationales supérieures d’architecture de Grenoble et de Lyon à l’honneur dans la compétition internationale Solar Decathlon

 

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, est heureuse d’annoncer la victoire du projet d’habitat écologique innovant CANOPEA® développé sous la direction de Pascal Rollet, professeur à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Grenoble, par une équipe pluridisciplinaire d'étudiants de Rhône-Alpes à la compétition internationale Solar Decathlon Europe 2012, qui vient de s’achever à Madrid avec la participation de dix-huit équipes universitaires.

L’équipe étudiante de Rhône-Alpes associe des élèves ingénieurs, des étudiants d’écoles de commerce, des étudiants en sciences et techniques, et des compagnons du tour de France, réunis autour des étudiants des écoles nationales supérieures d'architecture de Grenoble et de Lyon.

Initiée en 2002 par le Département de l’Energie des Etats-Unis la compétition internationale Solar Decathlon est organisée tous les deux ans. Elle a pour objectif le développement de la recherche scientifique dans le domaine des énergies renouvelables et notamment de l’énergie solaire. Le défi proposé aux équipes universitaires en provenance du monde entier est de concevoir et de réaliser le prototype d’une maison de 70 m² ayant le soleil pour unique source d’énergie. Soumis à une évaluation selon dix critères correspondant à dix « concours » consécutifs : qualité architecturale, qualité constructive, efficience énergétique, bilan d’électricité, confort, fonctionnalité, communication, mise en œuvre industrielle, innovation, durabilité). Le projet lauréat est celui qui cumule, comme dans un décathlon olympique, le maximum de points sur les dix critères de la compétition.

Ayant déjà obtenu le quatrième prix avec son projet « Armadillo Box » lors de l’édition 2010 du Solar Décathlon, l’école nationale supérieure d’architecture de Grenoble a souhaité pour cette édition se positionner sous la bannière d’une équipe élargie, l’équipe Rhône Alpes, fédérant autour d’elle un nombre très important de partenaires industriels, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Après avoir obtenu le 1er prix d'architecture, le 1er prix d'innovation, le 1er prix pour les conditions de confort, le 1er prix pour le fonctionnement du prototype, le 2me prix en communication et le 2me prix en industrialisation..... L’équipe Rhône-alpine remporte le Solar Décathlon Europe 2012 après deux ans de préparation et quinze jours d'épreuves en proposant avec le projet prototype CANOPEA® construit et mis au point aux grands ateliers de l’Isle d’Abeau, un collectif de petits immeubles de quartier appelé «Home-towers », inspiré de l'étage supérieur des forêts -la canopée- captant 95% de l’énergie solaire et 30% des précipitations.

Le projet présente quatre caractéristiques propres aux milieux urbains : confort individuel recréé dans un univers collectif, ouverture visuelle sur la nature environnante, mutualisation des ressources énergétiques et des services du bâtiment, enfin meilleure intégration dans les services offerts par l'espace urbain.

Ce projet a été conçu et réalisé avec le soutien d’un nombre important de partenaires institutionnels – Ministère de la culture et de la communication, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Région Rhône-Alpes, Conseil général de la Haute-Savoie, Villes de Grenoble et Lyon, OPAC du Rhône, ADEME. Des partenaires industriels comme Schneider Electric et EDF ainsi qu'un important réseau d’industriels implantés en Rhône-Alpes ont largement contribué à cette réussite.

Les établissements d'enseignement supérieur du ministère de la culture et de la communication ont été fortement représentés lors de ce concours puisque, outre CANOPEA®, deux autres projets impliquaient des écoles nationales supérieures d’architecture : «Astonyshine » (ENSA de Paris-Malaquais) et « Sumbiosi » (ENSAP de Bordeaux).

Avec les compétences ainsi développées au sein de ses établissements, le Ministère de la culture et de la communication, principal soutien institutionnel du projet CANOPEA® directement issu de l’enseignement supérieur et de la recherche en architecture, dispose d'une position stratégique dans le débat national et international sur l’environnement et sur la transition écologique, notamment dans la perspective de l’organisation du Solar Décathlon 2014, en France à Versailles.

Aurélie Filippetti se félicite de cette récompense encourageante qui témoigne de l’importance et de la pertinence de la pensée architecturale à l’égard du développement durable et illustre de façon exemplaire la qualité de l'enseignement de l'architecture en France.

 

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Samedi 16 juin 2012 6 16 /06 /Juin /2012 00:45

bureau.jpg Le Bureau de coordination énergies renouvelables organise le mardi 3 juillet 2012 à Paris une conférence intitulée :


De l'utopie à la réalité de la parité réseau du photovoltaïque : quelles conditions et quels impacts économiques et techniques sur notre système énergétique ?

Mardi 3 juillet de 09h00 à 18h30
Société Nationale d'Horticulture de France, 84 rue de Grenelle, 75007 Paris

Dans un contexte franco-allemand et à l’exemple du solaire photovoltaïque, la conférence sera l’occasion d’un échange sur les multiples questions soulevées par l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables dans notre mix énergétique.

Le programme de la conférence est consultable ici.

La manifestation contribuera tout d’abord à la définition des conditions nécessaires à la compétitivité du photovoltaïque sur le marché énergétique d’aujourd’hui et de demain. Des économistes de renom de l’EPIA, de Roland Berger, de l’industrie photovoltaïque et d’établissements financiers apporteront leurs éléments de réponse.


L’après-midi sera l’occasion de revenir plus en détail sur diverses questions de la matinée, notamment sur les modèles actuellement étudiés pour une maximisation de l'autoconsommation d’électricité photovoltaïque.


La toute proche compétitivité du courant photovoltaïque rend inéluctable son intégration au marché de l'électricité. L’EPEX SPOT présentera les premiers effets de la vente d’électricité renouvelable sur le marché ainsi que ses conséquences pour le marché de l'énergie européen.


L’intégration des renouvelables au marché de l'électricité impose également que les centrales produisent en fonction des besoins du marché. Par ailleurs, le système énergétique dans son ensemble doit prendre en compte les caractéristiques particulières de la production renouvelable. Tous ces éléments contribuent à poser la question du meilleur système de soutien possible pour tirer profit des atouts qu’offrent les énergies renouvelables. Après une présentation des modèles d'intégration au marché actuellement discutés en Allemagne, un représentant du Ministère de l’économie français s’exprimera également sur cette question.


Enfin, les syndicats solaires français Enerplan et SER-Soler donneront leur point de vue sur la politique énergétique à venir du nouveau gouvernement en France.

Modalités d’inscription :


Veuillez vous inscrire jusqu’au 20 juin en utilisant le lien ci-contre : inscription.


Nous vous prions de bien vouloir noter qu’aucune inscription ne sera possible après le 20 juin.

   
Frais de participation :


La participation à notre manifestation est gratuite pour les adhérents du Bureau de coordination énergies renouvelables et les représentants des administrations.


Les frais de participation pour les non-adhérents sont de 450 euros par personne (HT).

La conférence est organisée avec l'aimable soutien de l'ARD Paris Ile de France :


 

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Mercredi 13 juin 2012 3 13 /06 /Juin /2012 18:46

 

Le scandale de l’amiante, du sang contaminé, du nuage de Tchernobyl qui s’arrête à nos frontières, l’hormone de croissance, le prion de la vache folle, les phtalates et le bisphénol dans les biberons et autres récipients plastiques, les engrais nitrates… Décidemment, ils n’apprendront jamais rien. Seuls la raison d’état et les lobbyings à coup de millions d’euros n’ont de crédit (sonnants et trébuchants ?) à leurs yeux.

 

 

Mais les produits cancérigènes de cette liste sont peu de choses à côté de ce scandale  Les déchets radioactifs autorisés dans les matériaux de construction et autres produits

 
 
EDF-copie-1
 
 
 
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Dimanche 10 juin 2012 7 10 /06 /Juin /2012 21:49

Espagne-2L’autoconsommateur pourra produire sa propre énergie sans être soumis aux obligations juridiques des producteurs. Il s’agit là d’une des modifications de la loi du secteur électrique approuvée par l’adoption d’un décret royal par le gouvernement. La nouvelle loi élime un des principaux obstacles pour que l’autoconsommation soit effective.


Jusqu’à présent la loi reconnaissait les installations  dont l’énergie était soit injectée sur le réseau, soit auto consommée de façon distinctes. En aucun cas, il n’était possible de consommer une partie de la production et d’injecter sur le réseau une autre partie des kWh produits. C’est désormais chose possible.

La procédure s’en trouvera modifiée. Ainsi les producteurs optant pour l’autoconsommation auront des formalités allégées. Ils ne devront pas constituer une entreprise de production, payer les impôts liés à cette activité économique, faire des déclarations trimestrielles de TVA ou passer un contrat avec un acheteur et établir des prévisions de production.

Ces mesures ont été très bien perçues par la profession qui les réclamait depuis de nombreux mois.

 

Article Tecsol du 7 juin 2012

 


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Libérons l'énergie !

Energies Libres

 

Parce que la transition énergétique permet la création de nombreux emplois non délocalisables, il est indispensable de mettre en place l'infrastructure nécessaire pour l'enclencher, en luttant contre l'industrie nucléaire et sa propagande qui freine le déploiement des énergies renouvelables en France.

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