''Stockage de l'énergie par les technologies hydrogène'' - par J.-C. Hoguet (AREVA HELION Hydrogen Power)
http://www.alphea.com/temp/02e5c_4helion_hoguet_170211.pdf
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LA TRANSITION ENERGETIQUE
POUR LES NULS
''Stockage de l'énergie par les technologies hydrogène'' - par J.-C. Hoguet (AREVA HELION Hydrogen Power)
http://www.alphea.com/temp/02e5c_4helion_hoguet_170211.pdf
''L'Allemagne en tête du développement de l'infrastructure pour un hydrogène vert'' - par R. Goldstein (Germany Trade & Invest)
http://www.alphea.com/temp/dc1f2_6gtai_goldstein_1702_2011.pdf
...à cause du chauffage électrique !
Un petit radiateur de 1 kW « tournant » en moyenne 10 h/j, pendant 180 jours consomme 1 800 kWh. A titre de
comparaison, un réfrigérateur de 120 W fonctionnant en permanence mais “tournant” la moitié du temps consomme l’équivalent de 526 kWh ; un ordinateur d’une puissance de 150 W restant allumé en moyenne 5 heures par jour 274 kWh ; une lampe de 60 W allumée en moyenne 5 heures par jour 110 kWh ; et un radio réveil ou une veille de lecteur de DVD
d’une puissance de 5 W consomme 44 kWh. Ainsi, le chauffage électrique coûte très cher aux Français pour qu’ils aient froid !
Aujourd’hui, la France est le seul pays en Europe à promouvoir le chauffage électrique : une option aussi chère qu’inefficace, qui prend des millions de Français au piège de la précarité
énergétique, et qui n’a été développée que pour écouler la surproduction d’électricité nucléaire. Par ailleurs, le pic de consommation généré par les millions de convecteurs français propulse nos
émissions de CO2 vers le haut..
Alors avant d’accuser nos voisins Allemands d’être la source de nos maux, il serait bon de s’interroger sur notre dépendance électrique. Et commencer par investir dans la rénovation des
bâtiments, plutôt que d’engloutir des dizaines de milliards d’euros pour rafistoler pour dix ans de plus des centrales largement en âge de partir à la retraite…
©Greenpeace/John Chua
Le nucléaire et le charbon cannibales !
Greenpeace a rendu public ce matin son rapport intitulé “La bataille des réseaux” (lire en anglais), qui démontre comment l’Europe pourrait passer en douceur à un réseau électrique alimenté presque exclusivement par les énergies renouvelables.
Actuellement, les installations de production d’électricité durable (éoliennes notamment) sont souvent arrêtées en période de pointe de production, afin de laisser un accès prioritaire aux réseaux de distribution à l’électricité produite par les réacteurs nucléaires et les centrales alimentées au charbon, qui sont elles, impossibles à arrêter !
Le rapport d’étude souligne que si les énergies renouvelables, remportaient la bataille de l’accès aux réseaux, elles pourront couvrir 68% des besoins en électricité de l’UE en 2030 et 99,5% en 2050.
Industriels et Gouvernements doivent faire un choix
Pour que cette projection devienne réalité, les gouvernements européens devront cesser de favoriser l’accès prioritaire à la production d’électricité nucléaire et consentir d’importants investissements – évalués à 70 milliards d’euros d’ici à 2030 afin de développer les infrastructures et les réseaux.
Les industriels du secteur devront également faire évoluer leur discours : dans ce rapport, Greenpeace démontre que les réseaux électriques sont conçus pour donner la priorité au nucléaire. Voilà qui contredit clairement la communication d’Areva , des livres d’Anne Lauvergeon à son dernier spot de pub mêlant images d’éoliennes, de panneaux photovoltaïque et de centrale nucléaire, qui présente le nucléaire comme “une énergie parmi d’autres” alors qu’il cannibalise purement et simplement toute alternative. Le nucléaire empêche le développement des renouvelables, ces énergies ne peuvent coexister !
La France doit cesser de se voiler la face et de marcher dans le discours d’Areva et d’EDF qui prétendent être en faveur d’un mix énergétique alors qu’en réalité les industriels n’investissent massivement que dans le nucléaire. L’Etat français fait exactement la même démarche en allouant 60% du budget de la recherche énergétique dans le nucléaire, 20% dans le pétrole et seulement 20% dans les énergies renouvelables (chiffres 2009).
Il est donc temps pour les pays européens de choisir leur avenir énergétique. Ils doivent faire un choix, c’est uniquement une question de choix: ou on priorise les renouvelables, ou on fait du nucléaire.
Les dirigeants européens vont discuter des options énergétiques de l’UE à un sommet
extraordinaire le 4 février prochain. Greenpeace les appelle à retirer tout soutien politique et financier au charbon et au nucléaire pour permettre aux énergies vertes pour poursuivre leur
croissance rapide.
Augmenter la part des énergies renouvelables de 8.5% à 20% dans notre consommation finale d'énergie est une contribution nécessaire dans la lutte contre le changement climatique et pour une meilleure maîtrise de notre dépendance énergétique.
Les différentes applications des sources d'énergie renouvelables sont passées en revue : électricité pour les énergies éolienne et hydraulique, électricité ou chaleur pour la géothermie et l'énergie solaire, applications multiples : électricité, chaleur, biocarburant pour la biomasse. L'UE est leader mondial dans le déploiement des technologies d'exploitation des sources d'énergie renouvelables, avec plus de 350.000 emplois créés et un chiffre d'affaires annuel de 30 milliards €.
« 2011 a vu un bouleversement dans la filière photovoltaïque avec, concomitamment, le moratoire sur les tarifs d’achat, et la baisse significative des coûts des systèmes et des équipements. La conséquence est qu’il est aujourd’hui possible de produire l’électricité solaire à pratiquement quatre fois moins qu’il y a environ trois ans et à un niveau comparable aujourd’hui à ce que paie le particulier… » Thierrey Lepercq, avril 2012
http://www.ufe-electricite.fr/Thierry-Lepercq-President-de
Parce que la transition énergétique permet la création de nombreux emplois non délocalisables, il est indispensable de mettre en place l'infrastructure nécessaire pour l'enclencher, en luttant contre l'industrie nucléaire et sa propagande qui freine le déploiement des énergies renouvelables en France.