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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 22:23

Corruption 8  

 

Comment le parti socialiste peut-il mettre un département entier en coupe réglée ? Pourquoi l’hypocrisie des éléphants socialistes, qui jouent aux vierges effarouchées, n’est pas crédible ? Dans son livre règlement de comptes, Rose Mafia, Gérard Dalongeville, ancien maire PS d’Hénin-Beaumont nous plonge au cœur d’un « système généralisé de corruption » dont il a longtemps été l’un des rouages.

 

Comme si rien n’avait changé depuis les années 1990 et que les mœurs politiques, que l’on croyait assainies, restaient dopées aux financements illégaux et aux magouilles en tous genres. Corruption. Emplois fictifs. Enveloppes de liquide. Double facturation. Marchés publics truqués. Gérard Dalongeville dévoile sur 300 pages une liste à la Prévert des turpitudes classiques de la politique à l’ancienne.

 

Un récit détaillé et précis qui lève un coin de voile sur la gestion locale de l’un des fiefs historiques du Parti socialiste où les collectivités locales servent de vaches à lait pour financer et défendre les intérêts du parti à la rose. Comme ce système de surfacturation « de 10 à 15% » sur la publicité dans les journaux municipaux qui tombe directement dans les caisses du PS et de ses dirigeants.

 

Un système « pourri jusqu’à la moelle » selon les mots de Gérard Dalongeville (qui en fut toutefois l’un des piliers jusqu’à sa mise en cause par la justice) et qui aurait notamment eu pour véhicule financier deux organismes publics de financement contrôlés par le PS : la Soginorpa et l’Adévia. Deux organismes publics qui viennent de se faire sévèrement épingler par la chambre régionale de la Cour des Comptes, qui cherche notamment à comprendre comment 1,5 million d’euros ont pu disparaître sans justification comptable.

 

Et Gérard Dalongeville d’aller plus loin et d’évoquer des déplacements de son adjoint au Luxembourg dans le cadre d’un système de financement du Parti socialiste tout en assurant disposer de preuves étayant ses accusations. Il affirme enfin qu’il était impossible que la direction du parti ait ignoré le système mis en place dans sa région.

 

Selon lui, François Hollande est venu à plusieurs reprises à Hénin-Beaumont le soutenir électoralement alors que le candidat était premier secrétaire du PS… Sans parler de la première secrétaire actuelle du PS, Martine Aubry, qui est l’une des principales élues de la région.

 

Rose Mafia pose enfin en creux la question de « l’état socialiste » qui pourrait voir le jour après la présidentielle. Déjà à la tête de la quasi-totalité des départements et régions de France, quels contre-pouvoirs pourront s’opposer aux dérives d’un PS en position de monopole qui sera tenté de reproduire à grande échelle les magouilles qui commencent à percer du nord au sud ?

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/rosa-mafia-francois-hollande-socialistes-epine-pied-campagne-bertrand-janicaud-296701.html

 

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Livres
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 22:18

Livres 3  

 

 

La dette publique atteint un niveau vertigineux. Les privatisations n'ont produit aucune réduction de notre déficit. Depuis des années, au prétexte de réduire les dépenses, le gouvernement n'a en réalité cessé d'en produire l'accroissement spectaculaire.

 

Rapport après rapport, la Cour des Comptes dénonce ces étranges "erreurs" de gestion, mais aussi l'incompétence, l'absence de vision à long terme, sans parler des dérives coupables. Mais rien ne change.

 

C'est à un voyage au sein des finances publiques et du patrimoine des Français que nous convie Corinne Lepage. De nombreux exemples dressent un bilan des incohérences, mensonges et malversations qui peu à peu nous mènent au bord du gouffre.

 

Oui, les solutions existent. Il convient de fixer désormais des impératifs de probité, de rigueur et de souci du long terme qui permettraient à la France de sortir de l'ornière et de reprendre espoir en une démocratie juste.

 

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Livres
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 22:00

icono_logo_finansol_glossy

FINANCE SOLIDAIRE : TOUS GAGNANTS ! 

Savez-vous qu'il est extrêmement simple d'encourager des projets à fort impact social et environnemental tout en faisant fructifier son argent ?  

 

L'épargne solidaire, c'est quoi ?
 

Le principe est simple : les  épargnants qui placent leur argent sur des produits financiers solidaires font le choix d'investir une partie de leur épargne dans des activités à fort impact social et/ou environnemental.

 

Votre épargne permet ainsi la création d'emplois, de logements sociaux, le développement dans les pays du Sud et de l'Est et le développement de projets environnementaux (bio, équitable,...).

 

L'épargne solidaire pourquoi ?

 

Face à un système financier traditionnel dans lequel l'épargne des citoyens est  trop souvent investie de manière opaque dans des projets dont le seul objectif est la rentabilité maximale, la finance solidaire affirme sa différence en replaçant l'Homme au cœur du mécanisme. L'argent n'est plus considéré comme une fin en soi mais bien comme un outil à mettre au service de projets citoyens. 

 

Des projets à fort impact social et environnemental, ça signifie quoi ?

 

Ce sont des entreprises ou associations, porteuses d'un projet économique générant une plus-value pour la collectivité.

 

Les 4 grands secteurs dans lesquels on peut retrouver ce type de projet sont les suivants :

 

L'emploi : Insertion par l'activité économique, revitalisation des territoires en difficulté, égalité des chances...

Le social et le logement : Insertion par le logement, entraide et santé...

L'environnement : Filières biologiques, énergies renouvelables, protection de la nature...

La solidarité internationale : Microcrédits, commerce équitable, aide au développement...

 

L'épargne solidaire ça marche !

  

En 2010, l'épargne solidaire a ainsi permis de :

 

• Créer ou consolider 34 000 emplois.

• Loger ou reloger 2500 familles.

• Produire des énergies renouvelables et développer l'agriculture biologique.

 

 

http://finansol.org/UPLOAD/mediaRubrique/file/59_DP_-_version_SFS11_BD.pdf

 

http://www.finansol.org/index.php

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : EnR : Financements
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 19:54

 

Crédit Photo : Simon Dawson/Bloomberg

 

 

INTERVIEW - Le patron de Suntech, leader mondial des panneaux solaires, juge que le prix de cette énergie sera, d’ici à quatre ans, économiquement rentable face aux énergies traditionnelles dans la moitié des pays de la planète.

Zhengrong Shi, 48 ans, est le patron de Suntech. Avec 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 22.000 salariés, c’est le leader mondial des panneaux solaires. L’entreprise chinoise qu’il a fondée en 2001 doit une grande partie, dit-on, de sa fortune aux politiques de subventions menées en Europe, et particulièrement aujourd’hui. Mais, à ce jour, c’est le marché chinois lui-même, qui est en passe de devenir le premier au monde, qui pourrait accélérer encore le succès de Suntech. Grâce à une chute vertigineuse des prix, liée à l’innovation technique, Le Dr Zhengrong Shi estime que l’électricité solaire sera au même prix de l’énergie fossile dès 2015.

 

LE FIGARO. - Quand estimez-vous possible de ramener le coût de l’énergie solaire au niveau du tarif du réseau électrique?

 

Zhengrong SHI. - Nous faisons d’énormes progrès depuis dix ans pour atteindre cet objectif. Les politiques d’encouragement des gouvernements, notamment en Allemagne, mais aussi en Italie et en France, ont bien fonctionné. Il y a dix ans le prix de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques atteignait 80 cents (de dollar) le kilowattheure (kWh). À ce jour, le prix de l’énergie solaire dans une région normalement ensoleillée est de 12 à 15 cents par kWh. C’est dire l’amplitude de la réduction des coûts. Nous considérons qu’en 2015 la moitié des pays de la planète auront atteint «la parité réseau», autrement dit l’énergie solaire ne sera pas plus chère que l’électricité conventionnelle. On vient d’ailleurs d’apprendre qu’en Inde l’électricité solaire était déjà moins chère que celle produite à partir de diesel, et c’est aussi le cas dans de nombreux pays d’Afrique. Dans les pays développés, on atteindra également la parité de coût avec les énergies fossiles. Le solaire commence à offrir des solutions économiques et propres.

 

Vos panneaux solaires ont la réputation d’être jusqu’à deux fois moins chers que leurs équivalents européens. Qu’en est-il?

 

Ce n’est pas exact. La différence de prix est bien moindre, car il convient de comparer des panneaux à performances égales. Il faut regarder l’énergie qui est générée. Il apparaît alors qu’on est seulement 8% à 10% moins cher.

 

Les charges de main-d’œuvre particulièrement faibles en Chine ne vous donnent-elles pas un avantage exorbitant?

 

Les salaires ne représentent en réalité qu’une faible proportion, à peine 2% des coûts globaux. Dans le processus de réduction des coûts, il y a trois composantes essentielles. Tout d’abord les économies d’échelle. Chez Suntech, nous avons commencé en 2001 avec une capacité annuelle de production de 10 mégawatts et nous en sommes aujourd’hui à 2400 mégawatts. Nous avons investi plusieurs milliards de dollars en dix ans. Le deuxième point est l’innovation, et nous continuerons à dépenser plus de 40 millions de dollars chaque année dans la recherche. Le troisième gage de réduction des coûts se trouve dans les chaînes de production internationales. Elles n’existaient pas encore il y a cinq ans. Elles nous permettent aujourd’hui d’améliorer notre productivité. Nous achetons ainsi beaucoup d’équipements en Allemagne, en Italie et en France.

 

Votre chiffre d’affaires peut-il continuer de doubler chaque année?

 

C’était vrai jusqu’en 2009. Mais depuis deux ans la baisse rapide des prix de vente a freiné notre chiffre d’affaires. Il n’a progressé que de 10% en 2011, alors que le volume de nos ventes a augmenté de 40%. Nous sommes véritablement une entreprise mondiale qui opère dans 80 pays et qui produit en Chine, au Japon et aux États-Unis.

 

Avez-vous bénéficié massivement de crédits bonifiés en Chine, on parle d’une ligne de 7,3 milliards de dollars de la part de la Banque chinoise de développement?

 

C’est une présentation erronée. Les crédits que nous avons effectivement reçus de l’État sont dix fois moins importants que cette enveloppe et les taux d’intérêt ne sont pas spécialement bas, et parfois supérieurs aux taux des pays occidentaux.

 

Comment jugez-vous la politique d’énergie verte de la Chine?

 

La Chine est réellement très engagée dans cette voie. Elle sera le marché le plus important au monde en 2013 pour l’installation de panneaux photovoltaïques. La progression est très rapide. En 2010, les installations effectuées pendant l’année n’étaient encore que de 500 mégawatts, elles sont passées à 3 gigawatts (3000 mégawatts) en 2011 et cette année nous pensons qu’on atteindra 5 gigawatts et sans doute entre 7 et 8 gigawatts l’an prochain. Le marché chinois est très actif, plusieurs centaines d’entreprises s’y emploient et si Suntech en est le leader, sa part de marché n’est que de 15%.

 

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/la-chine-leader-mondial-du-panneau-solaire-en-2013-61856

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : EnR : Hydraulique, biogaz, éolien, solaire
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 10:18

Energie Partagée  

 

Les projets citoyens peuvent émerger de la mobilisation de citoyens, d’associations ou d’élus locaux, tous concernés par la politique énergétique des territoires.

 

La Charte Energie Partagée définit quatre critères essentiels pour établir le caractère citoyen d’un projet de production d’énergie renouvelable et/ou d’efficacité énergétique :

 

1. Ancrage local : la société qui exploite le projet est contrôlée par des collectivités territoriales, des particuliers (et leurs groupements) et/ou Énergie Partagée Investissement. Cela se traduit par leur participation majoritaire au capital et/ou par un pacte d'actionnaires garantissant ce contrôle dans la durée. On vise la création de circuits courts entre producteurs et consommateurs pour une prise de conscience du lien entre les besoins et les moyens de production.

 

2. Finalité non spéculative : les investissements sont réalisés pour être directement exploités, la rémunération du capital est limitée. Une partie des bénéfices est affectée à la dimension pédagogique et à l'investissement dans de nouveaux projets citoyens et des actions de solidarité. On vise une éthique de l’économie sociale et solidaire*, permettant un accès à l'énergie à un prix juste et transparent.

 

3. Gouvernance : le fonctionnement de la société d’exploitation du projet est démocratique, de type coopératif, transparent et clair, avec des garanties sur le maintien dans la durée de la finalité du projet. La gouvernance choisie doit permettre un contrôle des prix de production par la communauté et la transparence totale sur le fonctionnement et les aspects financiers.

 

4. Écologie : la société d’exploitation est engagée durablement et volontairement dans le respect de l'environnement, du niveau planétaire jusqu’au niveau le plus local, et dans une démarche de réduction des consommations énergétiques.

 

* Finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit ; Autonomie de gestion ; Processus de décision démocratique ; Primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.

 

Pour voir les projets citoyens, recensés ou soutenus par le mouvement Energie Partagée : une carte des projets sera très bientôt disponible sur ce site (vers la mi-mars), revenez le voir régulièrement !

 

http://www.energie-partagee.org/les-projets-citoyens/les-projets-citoyens

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : EnR : Financements - Communauté : Libérons les énergies !
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 10:14

La division Financial Services de Siemens a publié récemment une étude, The Affordable Metropolis, révélant l’ampleur des besoins d’investissements des zones urbaines d’une dizaine de pays. Les collectivités et les entreprises du secteur privé sont confrontées à des milliards d’euros d’investissements en équipements et infrastructures s’ils veulent aborder l’avenir dans les meilleures conditions d’un point de vue économique et énergétique.

En France comme dans le reste du monde, les villes devront s’appuyer de plus en plus sur des financements privés et publics pour faire face aux 413 milliards d’euros nécessaires au développement de leurs infrastructures d’ici 2020.

Thierry Fautré, Président de Siemens Financial Services en France, se penche sur les conclusions du rapport.

Quelles sont les grandes conclusions de votre étude ? Quels sont les différents défis de financement d’infrastructures des villes ?

Notre étude s’est basée sur les projections de Capex (dépenses d'investissement) (2011-2020) de Global Insight pour parvenir à une estimation du montant d'investissement requis pour l'ensemble des zones urbaines, ainsi que pour les trois plus grandes agglomérations, de chaque pays. Les dix pays étudiés dans le rapport sont le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, l'Espagne, la Pologne, la Turquie, les Etats-Unis, la Chine, l'Inde et la Russie.

Avec des besoins d’investissement estimés à 413 milliards d'euros, la France dépasse le Royaume-Uni (274 milliards d’euros), mais se place derrière l’Allemagne (439 milliards d’euros). La France et l’Allemagne figurent parmi les 4 premiers pays qui nécessitent le plus d’investissements, après les USA (2 684 milliards d’euros) et la Chine (2 521 milliards d’euros).

Face à une conjoncture économique délicate, certaines villes et agglomérations européennes se voient contraintes à repenser et à optimiser leurs systèmes de financement. Pour palier les restrictions budgétaires, les collectivités doivent dorénavant faire preuve d’inventivité en diversifiant leurs sources de financement et se servir par exemple d’une combinaison de solutions de financement d’actifs, de partenariats public-privé (PPP) et de crédits bancaires.

Ces solutions alternatives de financement peuvent-elles faire face aux besoins des villes ?

Le montant des investissements requis pour les infrastructures des villes et agglomérations ne peut être financé uniquement par les fonds publics. Le soutien du secteur privé est primordial pour que celles-ci aient accès aux capitaux nécessaires au financement de leurs projets, quelle que soit leur taille.

En effet, le financement d'actifs (location ou crédit-bail) mérite toute l’attention des décideurs, car il permet aux villes d'acquérir les derniers équipements et technologies sur un modèle de répartition des paiements. Cette pratique de financement est déjà utilisée pour l’intégration de technologies génératrices d’économies d’énergie dans les bâtiments publics, l’acquisition des dernières générations d’équipements médicaux ou la vidéosurveillance.

Le recours à des techniques de financement alternatives est fondamental au développement des infrastructures et des économies des zones urbaines. En se tournant vers les financements privés, les collectivités s’ouvrent à un nouvel éventail de possibilités comme le financement locatif, les PPP ou les financements structurés…

Cette approche est vouée à s’intensifier dans les dix prochaines années, en raison de l’ampleur des investissements nécessaires pour permettre aux collectivités de prospérer de manière durable. Le financement d'actifs, par exemple, permet de surmonter la volatilité à court terme des lignes de crédit classiques au profit d’un coût de financement fiable et transparent sur la durée. En offrant aux collectivités des solutions de crédit-bail ou d’achat locatif, le montant des mensualités est fixe et peut être remboursé en fonction des revenus généré par l’actif financé ce qui permet un calcul extrêmement précis du retour sur investissement.

The Affordable Metropolis :
http://finance.siemens.com/financialservices/fra/presse/Pages/Presse.aspx

 

http://www.cfo-news.com/Le-financement-des-villes-de-demain_a22075.html

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : EnR : Financements
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 10:05

Jeremy RifkinLes livres de Jeremy Rifkin, économiste et essayiste visionnaire, sont toujours attendus. Le dernier présente la révolution fondée sur les renouvelables et internet. Une revue du livre par le magazine Plein Soleil.

http://energie.lexpansion.com/prospective/la-troisieme-revolution-industrielle-selon-jeremy-rifkin_a-34-7176.html

 

L'auteur des best-sellers  "La fin du travail" et "Le rêve européen", Jérémy Rifkin, présente dans un nouveau livre (*) sa thèse d'une troisième révolution industrielle, fondée sur l'internet et les énergies renouvelables.

Pour lui, un nouveau paradigme économique va ouvrir l'ère post-carbone. Sa démonstration repose sur l'observation que les grandes révolutions économiques ont lieu lorsque de nouvelles technologies de communication apparaissent en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques : hier imprimerie/charbon ou ordinateur ; aujourd'hui Internet/énergies renouvelables.

La Seconde Révolution Industrielle se meurt donc. Dans un futur proche, les humains génèreront leur propre énergie verte, et la partageront, comme ils créent et partagent déjà leurs propres informations sur Internet. Cela va fondamentalement modifier tous les aspects de la façon dont nous travaillons, vivons et sommes gouvernés. Comme les première et deuxième révolutions industrielles ont donné naissance au capitalisme et au développement des marchés intérieurs ou aux Etats-nations, la troisième révolution industrielle verra des marchés continentaux, la création d'unions politiques continentales et des modèles économiques différents. Le défi est triple : La crise énergétique, le changement climatique, le développement  durable. Ces défis seront relevés par un changement de la mondialisation à la « continentalisation ». C'est-à-dire la fin d'une énergie divisée, pour une énergie distribuée.

Les cinq piliers de la Troisième Révolution Industrielle sont :

1)  Passer aux énergies renouvelables.

2)  Transformer les bâtiments sur chaque continent en mini-centres énergétiques, créant de nombreux emplois.

3)  Permettre à chaque bâtiment de conserver cette énergie.

4)  Utiliser la technologie internet pour créer un réseau similaire d'énergie. Chaque bâtiment ayant de l'énergie en trop pouvant la vendre sur ce réseau.

5) Créer des réseaux électriques continentaux dans lesquels les véhicules électriques puissent vendre leurs surplus d'énergie en se branchant à une prise, tout en étant garés.

Cela dit, la transformation de l'économie va bien plus loin qu'un changement des régimes d'énergies et des technologies de communication. C'est un transfert de l'énergie à chaque niveau de la société, à des millions de petits producteurs, générant leurs propres énergies renouvelables et échangeant les surplus à travers des continents entiers. Cette « démocratisation de l'énergie » à des implications profondes sur l'organisation de la société, de la politique et de l'économie. Ce qu'on peut appeler un « capitalisme distribué ». Des exemples existent déjà. Les énergies solaires et autres éoliennes dans le désert du Sahara pourrait ainsi combler 15% des besoins de l'UE d'ici 2050. L'Espagne et le Maroc étudient un projet de tunnel entre les deux continents. Les USA et la Russie font de même pour joindre la Sibérie et l'Alaska, afin d'échanger de l'énergie, et pour le commerce et le tourisme. Les gens commencent à se voir comme une partie d'un organisme planétaire indivisible. De nombreuses guerres ont éclatées dans la poursuite de la sécurité énergétique. Cela sera moins le cas avec ces nouvelles énergies abondantes et disponibles partout. La biosphère-politique est basée sur un sens de la responsabilité collective pour sauvegarder les écosystèmes.

Voir le site de Plein Soleil. L'auteur : Jeremy Rifkin est un économiste, essayiste, conseiller politique et activiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Son travail est principalement centré sur l'impact des changements scientifiques et technologiques sur l'économie, le travail, la société et l'environnement. Influent sur les politiques publiques américaines et européennes, il l'est aussi sur l'opinion publique, avec notamment son livre « La Fin du travail » (End of Work), paru en 1995, qui en a fait l'un des acteurs centraux du débat sur l'influence de la technologie dans le futur du travail. En 2004, « Le rêve européen » (The European Dream) fût un best-seller et lauréat du prix Corine- Prix International du Livre pour le meilleur livre économique de l'année.

(*) "La Troisième Révolution industrielle - Comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde" (Editeur : LES LIENS QUI LIBERENT EDITIONS)

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Jeremy Rifkin : 3ème révolution industrielle - Communauté : Libérons les énergies !
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:28

 

 

L’association Greenpeace a dernièrement déposé une plainte contre X, visant le groupe nucléaire public AREVA, qu’elle soupçonne de l’avoir espionnée. Le Réseau "Sortir du nucléaire" s’interroge sur des faits similaires qui auraient été commis à son encontre et dépose plainte à son tour.

 

Il résulte d’informations diffusées dans la presse nationale (article paru dans Le Journal du dimanche) qu’un rapport daté de mars 2011, rédigé par une société d’enquête privée Alp Service, basée à Genève, mandatée par AREVA NC viserait trois organisations : Greenpeace, Transparency International et Worldwatch.

 

Le même cabinet aurait rédigé, quelques mois plus tard, en septembre 2011, un autre rapport portant notamment sur les activités minières du groupe AREVA et sur les activités d’Olivier FRIC, consultant dans le secteur de l’énergie et mari d’Anne LAUVERGEON, ex-présidente d’AREVA.

 

Au vu de ces révélations, l’association Greenpeace a dernièrement déposé une plainte contre X visant le groupe nucléaire public AREVA, qu’elle soupçonne de l’avoir espionnée. Elle soupçonne celui-ci d’intrusion frauduleuse dans son système informatique et de complicité et recel d’informations à caractère secret ou personnel.

 

Son nom ayant déjà été cité par le passé dans des affaires similaires, le Réseau "Sortir du nucléaire" a également porté plainte contre X le 20 janvier 2012. Il sollicite plus particulièrement l’ouverture d’une enquête préliminaire afin de déterminer si les faits sont avérés.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Areva-Espionnage-en-tout-genre

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Procès
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:26

 

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" porte plainte suite à la sous-estimation par l’exploitant de l’activité des déchets présents dans le four lors de l’explosion à Centraco, le 12 septembre 2011.

 

Le Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité Centraco, situé sur la commune de Codolet à proximité du site de Marcoule (Gard), est exploité par la société Socodei. L’installation a pour objet le traitement de déchets faiblement ou très faiblement radioactifs, soit par fusion pour les déchets métalliques, soit par incinération pour les déchets incinérables. L’installation a été progressivement mise en exploitation à partir du premier semestre 1999.

 

Devant le constat de lacunes dans la culture de sûreté au sein de l’installation Centraco, le directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à l’exploitant de définir et de mettre en œuvre des actions visant à améliorer la sûreté de l’exploitation.

 

Le 12 septembre 2011, à 11h45, une explosion a eu lieu dans un four de Centraco. Ce four est consacré à la fusion de déchets métalliques faiblement radioactifs. Elle a provoqué un incendie qui aurait été maîtrisé vers 13 h. L’explosion, en projetant du métal en fusion hors du four, a tué un travailleur et en a blessé quatre autres, dont un gravement.

 

Selon toute vraisemblance, l’explosion serait liée à une interaction accidentelle entre l’eau de refroidissement et le métal du four, probablement du fait d’une usure. Ce phénomène aurait provoqué une réaction violente qui aurait soufflé hors du four du métal radioactif en fusion à 1600°C au moment où un travailleur s’employait à briser une croûte de métaux, provoquant ainsi sa mort.

 

Après vérification par l’ASN, il s’avère que le four de fusion contenait, au moment de l’accident, une charge d’environ 4 tonnes de métal pour une activité de l’ordre de 30 MBq et non de 63 kBq comme l’a initialement indiqué l’exploitant.

 

Pour que cette sous-estimation scandaleuse soit sanctionnée et que toute la lumière soit faite sur cet accident, le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé de déposer plainte, le 2 novembre 2011.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Centraco-Une-sous-estimation

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Procès
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:22
 

 

 

Le 18 janvier 2012, EDF a déclaré à l’ASN l’absence de dispositif casse-siphon sur les tuyauteries de refroidissement des piscines d’entreposage des combustibles des réacteurs 2 et 3 de la centrale de Cattenom, détectée lors d’un contrôle interne. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déposé plainte.

 

Le site de Cattenom abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Moselle, à 5 km de Thionville. Ce site se trouve à 10 km du Luxembourg et de l’Allemagne.

 

Cette centrale nucléaire est constituée de 4 réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 1300 MWe. Les réacteurs 1, 2, 3 et 4 constituent respectivement les installations nucléaires de base (INB) 124, 125, 126 et 137.

 

Dans chaque réacteur, une piscine est destinée à l’entreposage des assemblages combustibles dans l’attente de leur utilisation dans le cœur du réacteur ou de leur évacuation. Les combustibles sont maintenus sous eau et refroidis en permanence. Une baisse importante du niveau de l’eau conduirait à un découvrement des assemblages combustibles, qui pourrait provoquer leur endommagement. Des alarmes permettent de détecter une baisse de ce niveau.

 

L’eau de refroidissement est injectée au fond de la piscine par une tuyauterie. De manière incidentelle, par exemple en cas de manœuvre incorrecte de certaines vannes, la tuyauterie d’injection pourrait aspirer l’eau de la piscine par un phénomène de siphon, au lieu d’en injecter, ce qui conduirait à une baisse du niveau de l’eau. Un orifice, appelé « casse-siphon », est ménagé dans cette tuyauterie, au voisinage de la surface de la piscine, pour enrayer un siphonnage qui se serait amorcé.

 

Lors d’un contrôle effectué dans le cadre des actions entreprises à la suite des évaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima, l’exploitant de la centrale de Cattenom a constaté que ces casse-siphons étaient bien présents sur les réacteurs 1 et 4, mais pas sur les réacteurs 2 et 3.

 

Les écarts constatés ont été corrigés par une intervention sur les tuyauteries, effectuée entre le 1er et le 3 février 2012. Mais cette non-conformité constitue un écart par rapport au référentiel de conception. Elle constitue une dégradation des dispositions de défense en profondeur et l’événement a été classé au niveau 2 de l’échelle INES  .

 

De plus, l’exploitant a constaté cet incident le 21 décembre 2011. Pourtant, il ne l’a déclaré dans les formes prescrites que le 18 janvier 2012, soit plus de 28 jours après. Or, la législation relative aux installations nucléaires de base impose une obligation de déclaration sans délai. Son non-respect est constitutif d’un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a donc déposé plainte pour ces faits, le 28 février 2012.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Cattenom-Degradation-des

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Procès
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:20

 

 

Le 4 mars 2011, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) que 69 sources radioactives, jusqu’à présent non répertoriées, avaient été identifiées dans différentes installations du site de Cadarache.

 

Cadarache est l’un des 10 centres de recherche du CEA. Ses activités sont axées sur l’énergie nucléaire (la fission et la fusion), les nouvelles technologies de l’énergie et la biologie végétale.

 

Le 4 mars 2011, le CEA a déclaré à l’ASN que des sources radioactives, jusqu’à présent non répertoriées, avaient été identifiées dans différentes installations du site de Cadarache.

 

Ce constat a été fait à la suite de la mise en œuvre du plan d’actions demandé par l’ASN au CEA en février 2010 à la suite de l’événement significatif du 12 mai 2009 classé au niveau 1 sur l’échelle INES   et de l’inspection sur le thème de la gestion des sources conduite par l’ASN le 28 octobre 2009.

 

Le plan d’action mis en place par le CEA de février 2010 à février 2011 a permis de réaliser un inventaire des sources et substances détenues sur l’ensemble des installations du centre de Cadarache. Cette opération a conduit l’exploitant à identifier des sources qui n’avaient pas été référencées dans le logiciel spécifique du CEA : 10 sources radioactives scellées, principalement utilisées pour vérifier le bon fonctionnement des appareils de radioprotection ; 59 sources scellées présentes dans des chambres à fission, qui sont des appareils de mesure de rayonnement renfermant par construction des sources radioactives. Les sources ont été identifiées au sein de 7 installations nucléaires et 3 bâtiments non nucléaires du centre. Le niveau de radioactivité de ces sources était, au moment de leur fabrication, inférieur aux seuils réglementaires imposant un suivi spécifique. L’évolution récente de ces seuils aurait dû conduire le CEA à les intégrer dans le logiciel de gestion des sources du centre.

 

Des bâtiments non nucléaires ont donc abrité "par erreur" des sources radioactives non répertoriées. Ces négligences graves et répétées du CEA doivent être sanctionnées. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a donc déposé plainte le 20 juillet 2011.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/CEA-Cadarache-Decouverte-de-69

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Procès
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:17

 

 

En novembre 2010, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Valduc a connu un événement grave ayant entraîné une contamination au tritium de plusieurs salariés de la société 2M Process à Saint-Maur-des-Fossés, ainsi que de riverains et de l’environnement.

 

Le centre du CEA de Valduc créé en 1957 et situé à 45 Km au nord-ouest de Dijon, est une installation nucléaire intéressant la défense nationale.

 

Ce centre a connu, courant novembre 2010, un événement grave ayant entraîné une contamination au tritium de salariés de la société 2M Process à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), de riverains et de l’environnement.

Le CEA aurait découvert lors d’un contrôle de routine, une contamination anormale par du tritium chez un salarié de l’entreprise 2M Process, prestataire du CEA de Valduc.

 

Plusieurs employés de cette entreprise sous-traitante du CEA ont manipulé un tamis moléculaire qu’ils croyaient neuf alors qu’il avait déjà été utilisé par le CEA Valduc et était radioactif.

 

Cette entreprise n’est pas une installation nucléaire de base  , il ne s’agit même pas d’une installation classée.

L’incident a été classé au niveau 1 pour la contamination, mais au niveau 2 de l’échelle Ines   qui en compte 7, en ce qui concerne le défaut de procédure.

 

Il ressort de l’entretien avec Régis Baudrillart, directeur du Commissariat à l’énergie atomique du centre de Valduc, publié dans le Bien public du 6 novembre 2010 1 que :

 

« Le 3 novembre, un contrôle systématique de radioprotection, réalisé sur un salarié d’une entreprise prestataire, a révélé une dosimétrie positive au tritium, sans relation avec le travail effectué dans les locaux du CEA », expliquait hier Régis Baudrillart, directeur du Commissariat à l’énergie atomique du centre de Valduc, dans les locaux du site, à Salives, à 45 km au nord-ouest de Dijon.

 

Les recherches ont permis d’établir que cette exposition s’était produite lors d’une intervention sur un tamis moléculaire en provenance du CEA Valduc, confié en septembre 2009 à l’entreprise 2M Process, située dans le Val-de-Marne.

 

« Nous avions confié à cette entreprise de La Varenne-Saint-Hilaire une étude pour optimiser le système d’absorption du tritium, afin qu’une quantité d’eau moins importante soit rejetée. Les expériences ont commencé en février, et de façon plus importante en septembre. Lorsqu’un salarié de cette entreprise est revenu récemment au CEA Valduc, nous avons décelé dans ses urines une contamination au tritium… »

 

Pour identifier l’incident, le CEA Valduc est remonté dans ses archives jusqu’en 1996, date à laquelle ce matériel avait été démonté et séché. Le CEA avait alors considéré qu’il n’y avait plus de tritium à l’intérieur.

 

« Quand les bases de données ont été refaites en 2000, ce tamis a été répertorié comme neuf, puis entreposé jusqu’en 2009, où il est ressorti. En fait, son utilisation dans une installation de traitement de tritium, malgré les opérations de dégazage dont il avait fait l’objet, ne pouvait exclure la présence de traces résiduelles. »

 

Ce tamis a également transité par une autre entreprise situé à Bondoufle.

 

Le Réseau a déposé plainte contre X le 30 novembre 2010. Une information a été ouverte le 24 février 2011.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/CEA-Valduc-Grave-contamination-au

 

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Procès
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:16

 

 

Le 4 janvier 2012, un prélèvement réalisé dans les eaux souterraines de la centrale de Civaux a révélé une activité volumique en tritium de 540 Bq  /l alors que les mesures attendues sont normalement inférieures à 8 Bq  /l. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déposé plainte.

 

Le site de Civaux abrite la centrale nucléaire exploitée par Electricité de France (EDF) dans le département de la Vienne, à 30 km au sud de Poitiers.

 

Cette centrale nucléaire est constituée de 2 réacteurs à eau sous pression. Le réacteur 1 constitue l'installation nucléaire de base   (INB) 158, le réacteur 2 l’INB 159.

 

Le 4 janvier 2012, un prélèvement dans les eaux souterraines de la centrale a été réalisé par EDF. Les résultats d’analyse de ce prélèvement, reçus le 13 janvier 2012, ont révélé une activité volumique en tritium de 540 Bq  /l alors que les mesures attendues au niveau de ces eaux souterraines sont normalement inférieures à 8 Bq  /l.

 

Le fonctionnement d’une centrale nucléaire produit des effluents contenant des éléments radioactifs. Parmi ces éléments, le tritium est un isotope radioactif de l’hydrogène. A la centrale de Civaux, ces effluents sont traités, conditionnés dans des réservoirs appelés KER puis rejetés dans la Vienne suivant les modalités et les limites fixées par les prescriptions de rejet. Une capacité de rétention est associée à ces réservoirs KER pour collecter leurs fuites éventuelles. Cette rétention doit être étanche aux produits qu’elle pourrait contenir.

 

Or, suite à une inspection de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du 17 janvier 2012 (voir le rapport, en document joint), il s’est avéré que le revêtement de la capacité de rétention des réservoirs d’effluents KER était dégradé en de nombreux endroits et n’assurait plus sa fonction d’étanchéité. Ainsi, du fait d’une fuite sur un circuit relié à un des réservoirs KER, de l’eau contenant du tritium s’est accumulée dans cette capacité de rétention non étanche, ce qui a conduit à un rejet non maîtrisé de tritium dans l’environnement.

 

Cet événement révèle, chez l’exploitant de la centrale de Civaux, des manquements graves et une attention largement insuffisante à l’égard des risques de contamination par le tritium.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a donc déposé plainte le 7 février 2012.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Reseau-sortir-du-nucleaire-Civaux

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Procès
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:11

 

L'énergie solaire et éolienne, la biomasse et l'hydroélectricité pourraient représenter près de 80% de l'approvisionnement énergétique mondial d'ici 2050, si les Etats mettaient en place des politiques permettant d'exploiter le potentiel de ces énergies renouvelables, selon un rapport des Nations Unies publié lundi. 

 

Les conclusions du rapport ont été rendues publiques lors d'une réunion de quatre jours qui s'est terminée le week-end dernier à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis. Ce rapport est le résultat du travail de plus de 120 chercheurs ayant collaboré au sein du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Les experts indiquent que si la voie des énergies renouvelables était empruntée totalement, les émissions de gaz à effet de serre pourraient rester suffisamment faibles pour limiter à moins de 2 degrés la hausse des températures mondiales d'ici le milieu du siècle. 

 

Ce seuil de 2 degrés est un point de basculement au-delà duquel les pires effets du changement climatique sont susceptibles de se produire. Les gouvernements s'étaient accordés au Sommet de Cancun, au Mexique, en 2010, pour tenter de limiter la hausse de la température moyenne mondiale de plus de 2 degrés. 

 

La Secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Christiana Figueres, a décrit ce rapport comme « le plus important » sur le sujet et a assuré qu'il montrait la voie à suivre aux gouvernements. 

 

« Ils doivent atteindre leur objectif en ayant recours à des sources d'énergie renouvelables sur une très grande échelle, a-t-elle expliqué. « Des politiques nationales ambitieuses et une coopération internationale forte sont clairement la clé pour que les énergies renouvelables soit adoptées rapidement et massivement, dans tous les pays. » 

 

Mme Figueres a aussi souligné la nécessité de mettre à disposition des pays pauvres des ressources financières et technologiques. Ces pays vont connaitre la plus forte croissance de production d'énergie dans les décennies à venir.

 

Le rapport examine plus de 160 différents scénarios scientifiques fondés sur différents niveaux d'utilisation de sources d'énergies renouvelables et prenant en compte divers facteurs environnementaux et sociaux. Quatre scénarios reflétant l'éventail complet des possibilités ont été analysés en détail, et le plus optimiste des quatre scénarios prétend que les sources d'énergie renouvelables pourraient représenter jusqu'à 77% de la demande énergétique mondiale d'ici à 2050, alors qu'en 2008 par exemple, ce chiffre était d'un peu moins de 13 pour cent. Dans ce scénario, les économies cumulées d'émissions de gaz à effet de serre représentent 220 à 560 gigatonnes de dioxyde de carbone entre 2010 et 2050. 

 

Enfin, les experts estiment que le prix des technologies des énergies renouvelables serait plus attractif si un coût financier était donné aux impacts environnementaux tels que les émissions de gaz à effet de serre et les produits polluants puis inclus dans les prix de l'énergie. Le coût global de la plupart de ces technologies a en outre diminué au cours des dernières années et les chercheurs ont constaté qu'ils allaient probablement encore baisser.

 

 http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=25217&Cr=climat&Cr1

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : EnR : Hydraulique, biogaz, éolien, solaire - Communauté : Libérons les énergies !
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 02:07

Le mythe d’une électricité bon marché et sûre s’effondre. La faute en incombe soi-disant aux énergies renouvelables et aux investissements dans la sûreté. EDF et le lobby nucléaire, à commencer par le gouvernement qui en est partie intégrante, nous prennent pour des imbéciles.

 

Tout d’abord, le prix de l’électricité va monter de 30%. Pourquoi?  Tout simplement parce que même si les centrales sont amorties, le coût réel du nucléaire commence à apparaître au moment où EDF va devoir assumer une très légère part  de l’aval du cycle (parce que le contribuable va devoir en assumer l’essentiel) et financer ses investissements: renforcement de la sécurité d’une part, construction des EPR… Dès lors, non seulement le nucléaire n’est pas bon marché mais il devient très cher, aussi cher que l’éolien. Le contribuable-consommateur français a été prié, depuis 40 ans, par une politique délibérée de faibles taxes sur le prix de l’électricité, de consommer le plus possible et en particulier de se chauffer grâce à l’électricité ce qui est une aberration.

 

Aujourd’hui, la quasi-totalité du parc de logement social français est équipée en chauffage électrique ce qui signifie très clairement que ce sont les ménages plus modestes qui vont devoir supporter une hausse inéluctable du prix de l’électricité sans pouvoir adapter leur comportement si ce n’est en baissant la température des logements afin de limiter la facture ! Le mensonge éhonté qui consiste donc à continuer à parler d’un nucléaire bon marché et d’ENr chères persiste alors même que toute rationalité est sortie du débat. A aucun moment, une comparaison n’a été réalisée entre le coût d’un nouveau programme nucléaire, que le lobby veut à toute force imposer, et un vrai programme d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Pour faire passer le mensonge, toutes les manipulations sont bonnes: confondre investissements dans la sûreté (qui a été négligée depuis des années) et nouveaux réacteurs, biaiser les coûts du nucléaire et des autres énergies en faisant supporter par l’usager les coûts de raccordement dès lors qu’il ne s’agit pas de nucléaire. Ou encore prétendre que la rente nucléaire appartient à EDF qui se privatise alors qu’elle appartient aux Français qui l’ont financée. Ou encore ne pas prendre en considération le fait que les centrales sont amorties même s’il faut investir dans la sûreté et qu’en conséquence le prix réel de production est de plus en plus bas. Cette circonstance avait conduit Mme Merkel à imposer aux exploitants allemands une taxe destinée à financer les ENr en contrepartie de la prolongation de la durée de vie des centrales considérées comme du bénéfice net. Rien de tel en France où EDF se livre à un véritable hold-up sur le porte-monnaie des ménages. Ou enfin, la présentation du dilemme suivant -qui n’est d’ailleurs pas offert à la réflexion des citoyens français- le nucléaire est bon marché comme aucune autre forme d’énergie viable sauf à la payer plus chère. Sortir du nucléaire serait plus cher. Et bien, non. Le calcul n’est pas fait et il est très probablement en sens contraire. Sortir du nucléaire serait économiquement avantageux, si on raisonne de manière globale.

 

Nous payerons cher notre nucléaire à l’avenir et en plus nous sommes en situation de risque, ce qui en augmente les coûts.

 

Derrière les rodomontades et les roues de paon se cache une réalité avouée par les autorités de sûreté et de radioprotection  qui est un truisme pour tous les esprits dotés de bon sens élémentaire: un accident peut se produire en France reconnaît M. Lacoste, responsable de l’ASN. A Kiev, lors de la conférence des Nations Unies sur la Sécurité Nucléaire sous l’égide de l’AIEA pour les 25 ans de Tchernobyl, M. Repussard, patron de l’IRSN affirmait un risque d’accident nucléaire pour 10000 réacteurs par an. Compte tenu du parc mondial actuel, environ 500 réacteurs, cela représente un accident tous les 20 ans. La France étant dotée du 2ème parc mondial avec 58 réacteurs, son risque statistique est élevé. 19 de nos réacteurs datent des années 70, certains sont en zone sismique, d’autres confrontés à un risque d’inondation, certains cumulent les 2. Or, toutes ces centrales, par souci de rentabilité, ont recours à la sous-traitance, aux petites économies d’où une explosion du nombre d’incidents.

 

Oui, le choix que le gouvernent fait est celui d’une électricité chère et dangereuse et à coûts exponentiels.

 

Tchernobyl ne fait que commencer

 

A l’heure où tous les regards se tournent (ou plutôt devraient se tourner vers Fukushima si la machine à désinformer n’étaient pas en doute), les 25 ans de Tchernobyl nous rappellent à la réalité. Certes, le lobby nucléaire mondial, mené par l’AIEA, a réuni une conférence à Kiev pour se congratuler de la qualité des efforts consentis depuis Tchernobyl en terme de transparence (sic!) et de sécurité (resic!!).

 

Certes, au cours de cette conférence, l’OMS dont la faiblesse insigne, voire l’inexistence est patente, a admis 10 000 victimes (après avoir défendu durant des années la thèse de 42 morts, puis de 4 000) et demandé des fonds pour faire des études sur les cohortes de liquidateurs qu’elle a ignorées pendant 25 ans, jugeant utile des études sur les effets à long terme de la catastrophe de Tchernobyl. Mais l’essentiel n’est évidemment pas là, si ce n’est le sentiment pour les auditeurs de la conférence dont j’étais, d’assister à un théâtre d’ombres de personnages hors des réalités, dont la confiance absolue en eux même et en leur technologie n’avait d’égale que leur arrogance  et leur mépris du reste de l’Humanité.

 

Cet état d’esprit est d’autant plus abominable voire criminel que « Tchernobyl » ne fait que commencer.

 

Durant ces 25 ans, que s’est-il passé? L’héroïsme volontaire ou imposé des centaines de milliers de liquidateurs est une ineptie sanitaire : ils ont construit puis entretenu et solidifié ce qu’il est convenu d’appeler le sarcophage, coquille rouillée et perméable du réacteur numéro 4 et de ses 30 tonnes de combustibles, enfouis sous la structure et pour lesquels Framatome a échoué, au début des années 2000 à réaliser, du fait d’une erreur de calcul, les conditions de stockage dans un nouveau bâtiment (ISF 2), bloc de béton, abandonné à quelques centaines de mètres de la centrale. Des millions d’euros dépensés par les donateurs, au profit de leurs propres sociétés, sans compter les pertes en ligne pour le chantier : c’est une gabegie. Et surtout, une bataille a été gagnée à ce jour par le lobby pour rendre impossible l’évaluation reconnue internationalement des victimes  de Tchernobyl.

 

Tout ceci devait conduire à permettre, au bout de 25 ans, d’affirmer que la question était réglée et que la situation était sous contrôle. Il n’en est rien.

 

Les conséquences sanitaires actuelles

 

Commençons par le drame des populations : pas seulement de celui des familles vivant dans le rayon de 30km qui ont été exilées, qui ont tout perdu et dont beaucoup ont été irradiées en raison de leur éloignement tardif ; mais surtout des populations vivant dans les zones contaminées, soit 10% du territoire de l’Ukraine auquel s’ajoute celui de la Biélorussie et la Russie. Or, le drame est que non seulement les adultes souffrent de maladies cardiovasculaires qui ont augmenté d’un facteur 4 mais aussi de cancers avec un taux de croissance de  500% dans la région de Gomel (Biélorussie).  Le taux d’incidence augmente avec le temps et  les invalides issus de Tchernobyl sont plus nombreux aujourd’hui parmi la population vivant dans les territoires contaminés que parmi les liquidateurs (dont il est vrai beaucoup sont morts). Mais le plus grave est ce que le Professeur Bandajevsky décrit comme un  «génocide lent». D’une part, la baisse démographique dans tous les territoires contaminés. Une baisse de natalité de 9,3 pour mille et une hausse de mortalité de 14,2 pour mille a conduit à une baisse démographique de 4,9 pour mille en 1999 pour monter jusqu’à 5,9 en 2002 et 5,2 en 2005. Entre 1990 et 1999, le taux de mortalité a augmenté de 32%. Entre 1994 et 2008, la population de Biélorussie a diminué de 600 000 personnes soit 6% de la population. En Ukraine, la baisse a été encore plus importante: 5 400 000 personnes soit 8% de la population.

 

Cette baisse démographique s’accompagne d‘une situation alarmante de la santé des enfants. La morbidité pédiatrique a augmenté dans la région de Gomel de 100% entre 1986 et 1996. Le nombre de tumeurs chez les enfants a été multiplié par 2 entre 2001 et 2008. Dans le district d’Ivankov où je me suis rendue pour visiter l’hôpital, sur 5600 enfants (nés entre 1993 et 2011, soit bien après Tchernobyl) seuls 40 n’ont pas le statut de victimes de Tchernobyl. Le taux de malades ne cesse de progresser en raison en particulier d’une alimentation contaminée en Cesium 137 et en Strontium. En conséquence, 25 ans après la catastrophe, les conséquences sanitaires continuent non seulement à se manifester mais à croître pour ces enfants.

 

La contamination de longue durée des territoires

 

Une explication est avancée par l’équipe du professeur Bandajevsky  (qui a fait 5 ans de goulag pour cette raison): la contamination la plus grave ne vient pas de l’iode 131 mais du Cesium 137 dont la durée de vie est beaucoup plus longue. 23% du territoire biélorusse reste aujourd’hui contaminé  (plus de 37Bq/m2) et y vivent 1,4 million de personnes dont 200 000 enfants; les chiffres correspondants pour l’Ukraine sont 10% du territoire et  2,2M de personnes dont 500 000 enfants. La période du Cesium 137 est de 30 ans alors que celle de l’iode 131 est de…8 jours. On comprend l’empressement de la communauté nucléaire à refuser de prendre en considération l’importance du Cesium 137 et du Strontium alors que les corrélations entre ces éléments, leurs différentes incidences pathologiques et les zones contaminées sont clairement établies. Et on passe sous silence les zones interdites dont la spectaculaire ville de Pripyat, image de fin du monde humain, dans laquelle une nature post–accident nucléaire envahit les fragiles constructions humaines… Les autorités ukrainiennes ont pour leur part publié un atlas qui fait très clairement apparaître la persistance, sans grand changement des zones contaminées, au cesium, au strontium et au plutonium.

 

Le risque permanent de la centrale elle-même La réunion des donateurs visait à remettre la main à la poche à hauteur de plus de 2 mds d’euros pour refaire un nouveau sarcophage; il est vrai que 25 ans après l’explosion, la situation est très préoccupante. Outre que le risque de séisme est permanent -le dernier tremblement de terre date de 1991 avec une magnitude plus de 5 sur l’échelle de Richter- la durée de vie du sarcophage (30 ans) arrive à son terme avec un risque de désintégration. Une poussière radioactive, sous forme d’aérosols s’est formée dans le sarcophage et diffuse de plus en plus largement à l’extérieur en raison de la porosité de l’ouvrage. A l’intérieur,  la présence de 600 kgs d’uranium 235 et 70kgs de plutonium 239 pourraient créer, selon certains spécialistes, un risque de réaction en chaîne incontrôlée et donc de nouvelles explosions à laquelle le sarcophage vieillissant ne résisterait pas. Il en va de même des 15 tonnes de combustibles nucléaires, enfouis sous le réacteur, dans des gaines dont on ignore tout du degré de corrosion  et de destruction. Or, le nouveau projet de shelter ne s’attaque en rien à ce sujet qui est le plus fondamental et présente un risque permanent.

 

En conclusion, 25 ans après l’explosion, rien n’est vraiment réglé, même si le « business as usual » et la banalisation sont devenus les maitres mots de l’industrie nucléaire mondiale. On revient de Tchernobyl, d‘Ivankov et de Pripyat avec la conviction que non seulement l’industrie nucléaire ne maîtrise rien, mais qu’elle porte en elle une vision mortifère, un choix délibéré d’accepter la destruction des humains au nom d’une vision prométhéenne de l’humanité.

 

http://www.liberation.fr/terre/01012333860-pourquoi-le-gouvernent-fait-le-choix-d-une-electricite-chere-et-dangereuse

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Déclin - Communauté : Libérons les énergies !
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Parce que la transition énergétique permet la création de nombreux emplois non délocalisables, il est indispensable de mettre en place l'infrastructure nécessaire pour l'enclencher, en luttant contre l'industrie nucléaire et sa propagande qui freine le déploiement des énergies renouvelables en France.

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