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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 22:18

Electrabel, la filiale de GDF Suez, a perdu l'an dernier un demi-million de clients dans la seule Flandre, selon les chiffres publiés par le régulateur

 

Une hémorragie d'abonnés en Belgique (Reuters)

Une hémorragie d'abonnés en Belgique (Reuters)

 

GDF accumule les déboires en Belgique. Après le bras de fer engagé avec le gouvernement de Bruxelles sur la sortie du nucléaire, Electrabel doit faire face à une fuite massive de ses abonnés.

Selon le régulateur belge, la filiale de GDF SUEZ a perdu au moins un abonné sur six l'année dernière. En cause, l'émergence d'une concurrence qui offre des tarifs plus attractifs. Et pourtant, GDF s'est déjà engagé à baisser ses prix cette année d'au moins 10% pour l'électricité, 16% pour le gaz.

Il faut savoir qu'en Belgique, les prix de l'énergie sont en moyenne 50% plus élevés qu'en France. Avant la prise en compte des pertes accusées l'an dernier, Electrabel comptait fin 2012 3,3 millions de clients en Belgique.

L'hémorragie pourrait être pire en Wallonie. La province publiera ses chiffres le mois prochain. Or l'enjeu est de taille pour GDF, car la Belgique est son 2ème marché derrière la France.

Ce qu'il faut retenir :

  • Les Belges se désabonnent en masse de GDF Suez
  • Electrabel (filiale belge de GDF) a perdu près de 500 000 clients en 2012
  • La Belgique est le 2ème marché de GDF SUEZ
  • Pour limiter la fuite d'abonnés, GDF s'est engagé à réduire ses tarifs de 10%

Article BFM Business du 16 janvier 2013

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Actualités - Communauté : Libérons les énergies !
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 21:55

Centrales nucléaires françaisesPARIS, 26 jan 2013 (AFP) - Le gouvernement va ajouter un nouvel élément à l'équipe de France du nucléaire mardi, avec la création d'un fonds destiné à soutenir les PME de la filière, et veut les organiser pour les lancer sur la scène internationale, monopolisée jusqu'ici pour la France par EDF et Areva.

Ce Fonds de modernisation des entreprises nucléaires (FMEN), doté de 153 millions d'euros, aura vocation à prendre des participations dans les petites et moyennes entreprises du secteur, selon le ministère du Redressement productif, qui confirmait une information du journal Le Monde.

L'annonce aura lieu à l'occasion d'un comité stratégique de la filière organisé à Montbard (Bourgogne), en présence notamment du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho.

Le fonds sera abondé par des poids lourds du secteur, à savoir Vinci, Eiffage, Alstom, Areva et EDF mais aussi par le Fonds stratégique d'investissement (FSI), a précisé le ministère, sans dévoiler quelle part du financement assurera chacun d'entre eux.

Selon Le Monde, le FSI devrait y contribuer à hauteur d'"un gros tiers". De sources concordantes, l'AFP a appris que la répartition du financement du fonds n'était pas encore définitivement tranchée.

Contactés par l'AFP, EDF et Areva n'ont pas souhaité commenter ces informations. Vinci, Eiffage, Alstom et le FSI n'étaient pas disponibles pour y réagir.

Le fonctionnement du FMEN sera donc largement inspiré de celui du fonds mis en place pour soutenir la filière automobile en 2009 en plein coeur de la crise. Ce fonds est lui détenu à parité par l'Etat via le FSI et les constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën.

A l'occasion de ce comité stratégique, une prévision de 110.000 embauches à l'horizon 2020 sera également annoncée, a-t-on appris de même source, le gouvernement souhaitant "mettre un coup d'accélérateur sur les questions de sûreté nucléaire".

Il ne s'agira cependant pas de 110.000 créations nettes de postes, dans une filière qui en compte actuellement 200.000, mais de recrutements pour pallier par exemple des départs à la retraite.

Selon des chiffres de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2011, il y aurait près de 30.000 sous-traitants dans le secteur, oeuvrant souvent dans des conditions précaires.

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Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Libérons les énergies !
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 20:57
ENR 3

Les Etats-Unis ont coupé d'un tiers leurs financements dans les énergies renouvelables, l'Italie de plus de la moitié. Dans le même temps, la Chine injectait 20 % en plus et l'Afrique du Sud multipliait ses financements par 5.

Depuis les hauteurs de Davos, disposerait-on d'une meilleure vue sur le monde qu'en haut des immeubles parisiens ? Une étude publiée lundi par le World Economic Forum dément le sentiment désormais bien ancré en France que le verdissement de l'économie est mort au front de la crise. Non seulement l'investissement mondial dans les technologies et les infrastructures vertes continuerait de grimper depuis le début de celle-ci mais il semble qu'en 2012, pour la première fois, l'effort des pays du Sud ait même dépassé celui des pays de l'OCDE.

Voilà le résultat de deux dérivées que personne n'a assez commenté : les investissements des pays émergents dans ces domaines ont progressé de 47 % entre 2004 et 2011 quand les pays de l'OCDE se contentaient d'une hausse de 27 %. En valeur absolue, le Nord s'est certainement fait doubler l'an dernier par le Sud dans la course à la croissance verte.
 
Le décrochage se manifeste sévèrement dans le solaire et l'éolien. Selon les récentes estimations de Bloomberg New Energy Finance, les Etats-Unis ont coupé d'un tiers leurs financements dans les énergies renouvelables, l'Italie de plus de la moitié. Dans le même temps, la Chine injectait 67 milliards de dollars, 20 % de plus en un an, et l'Afrique du Sud multipliait ses financements par 5.
 
Le message diffusé à Davos ne provient pourtant pas d'ONG écologistes ou du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) mais de la Green Growth Action Alliance, qui a réalisé l'étude avec Accenture. Cette organisation a été créée lors du G20 de Mexico l'an dernier. Elle rassemble désormais une soixantaine de multinationales variées (HSBC, GE, Walmart, etc.). Le président mexicain de l'époque, Felipe Calderón, très porté sur le sujet, en a depuis pris la présidence. Les entreprises elles-mêmes tirent désormais la sonnette d'alarme. Pour être sûr d'être entendu, le forum a doublé cette publication d'un autre rapport, « Global Risks », qui liste les dégâts économiques qu'entraînerait une sous-estimation du réchauffement climatique.
 
Dans les faits, la transition écologique a malgré tout démarré dans le monde. L'investissement dans les énergies renouvelables était six fois plus élevé en 2010 qu'en 2004, à 257 milliards de dollars. Et pratiquement le double de 2007, l'année précédant le début de la crise. Le Pew Center américain rappelait dans une étude, l'an dernier, que les 565 gigawatts de puissance installés en renouvelable dans le monde dépassent de 50 % les capacités cumulées des centrales nucléaires. Même les investissements dans les centrales à combustible fossile ont été dépassés par les énergies vertes en 2012.
 
Dans le secteur de l'agriculture, les experts affirment que la productivité des cultures augmente plus vite que la démographie. Plus de 2 milliards de personnes supplémentaires ont acquis l'accès à l'eau en vingt ans. L'efficacité énergétique des voitures a plus que doublé depuis les années 1970. L'ONU, elle, affirme que près de 64 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour protéger et replanter les forêts.
 
Un secteur entier est en train de profiter de ces évolutions, celui de l'environnement, qui pèserait environ 1.000 milliards de dollars, soit l'équivalent de l'industrie aéronautique ou pharmaceutique, avec un taux de croissance de 6 % selon le cabinet PwC.
 
D'autres chiffres nuancent malgré tout ces progrès. Bloomberg New Energy Finance a calculé que les investissements dans les énergies renouvelables ont fini par fléchir de 11 % dans le monde en 2012. Mais, pour ses analystes, ce reflux reste faible au regard de la baisse drastique des subventions publiques dans le solaire et l'éolien. L'effondrement des prix des panneaux photovoltaïques a également permis d'installer beaucoup plus de capacités pour des budgets bien inférieurs. Autre biais, les marchés financiers ont amplifié le désamour pour ce secteur, l'indice spécialisé ayant fondu de 5 % en 2012 quand l'US S & P 500 dépassait les 13 % de croissance.
 
On rétorquera également que le marché de la voiture électrique n'en finit pas de caler au démarrage. Mais, d'un autre côté, qui aurait prédit qu'Avis débourserait 500 millions de dollars pour une société de services dans l'auto-partage, Zipcar, signe d'une évolution de la mobilité ?
 
Ces investissements restent malgré tout très insuffisants pour rendre l'économie durable. Bruno Berthon, associé en charge des activités de développement durable chez Accenture, estime que la question du financement de la croissance verte n'est pas un problème de disponibilité des capitaux. Il s'agit avant tout de verdir les 5.000 milliards annuels que l'OCDE s'attend à voir investis d'ici à 2020 dans les secteurs de l'eau, de l'agriculture, des transports, de l'énergie, etc. D'après les calculs des économistes d'Accenture, il suffit de rajouter 700 milliards supplémentaires pour obtenir l'effort suffisant.
 
Une goutte d'eau face à la vague qui pourrait frapper l'économie mondiale en cas d'inaction. Le sommet de Rio + 20 a échoué l'an dernier à lancer les financements innovants pour attirer les capitaux privés vers ces domaines. Le statu quo perdure dangereusement sur le sujet mais ces nouvelles données suggèrent d'orienter les futurs financements vers les pays émergents, les marchés verts les plus dynamiques et les plus prometteurs.
 
 
 
 
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 20:47

Un rapport du World Wide Fund estime que 0,1% du sol peut fournir 100% des besoins en électricité dans les régions très ensoleillées

 

 

Un rapport élaboré par le World Wide Fund, avec les sociétés First Solar, 3tier et Fresh Generation, a étudié six cas : Indonesie, Madagascar, Mexique, Maroc, Afrique du sud, Turquie et l'état indien du Madhya Pradesh. Il présente un « atlas » de ces régions avec les perspectives possibles selon les zones.

Dans chacun de ces cas, moins d'un pour cent de la superficie totale du pays serait nécessaire pour assurer 100 pour cent des besoins électriques à l'horizon 2050 », estime le rapport.

"S'il est improbable que toute l'électricité provienne du photovoltaïque en 2050, ces scénarios "à 100%" illustrent le fait que l'espace nécessaire est relativement faible. Bien sûr, ces scénarios suppose des mesures en matière d'intégration dans le réseau, de méthodes de stockage et d'équilibre avec les autres énergies », note le rapport. Il y a assez d'espace pour développer le solaire photovoltaïque sans même avoir recours à de grands parcs solaires, ajoute le rapport qui souligne que le solaire serait limité à des petites applications pour des besoins locaux.

« Des installations solaires bien situées sont tout à fait comptables avec la protection de la biodiversité », conclut le WWF en se faisant l'avocat d'une énergie "en harmonie avec la nature"..

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Mardi 22 janvier 2013 2 22 /01 /Jan /2013 19:21

index-copie-1.jpg Communiqué CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) et FNH (Fondation Nicolas Hulot) :

Plus de 75% d’énergies renouvelables en 2050 ? C’est possible ! Le monde, la France en tête, doit basculer enfin vers les renouvelables

 

A l’occasion du déplacement de François Hollande à Abu Dhabi pour le "World Future Energy Summit" ce 15 janvier 2013, la Fondation Nicolas Hulot et le CLER, Réseau pour la transition énergétique, rappellent que le développement massif des énergies renouvelables est un choix aux multiples bénéfices. Les deux organisations souhaitent que la France donne l’exemple et contribue au déploiement à très grande échelle des renouvelables.


Les énergies renouvelables locales pourraient devenir la principale source d’énergie mondiale en 2050


Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat a montré en 2011 que la quasi-totalité du potentiel des énergies renouvelables (97 %) était encore inexploité. Ces experts ont démontré que, avec un engagement fort des gouvernements, 77 % des besoins énergétiques mondiaux pourraient être assurés par des énergies renouvelables d’ici 2050, contre moins de 15 % aujourd’hui. L’avenir énergétique mondial n’est pas l’augmentation des capacités dans le charbon, les gaz de schiste ou le nucléaire, mais le déploiement des renouvelables, conjointement avec la sobriété et l’efficacité énergétique. Les travaux de l’IRENA (agence internationale des énergies renouvelables) confirment que, partout dans le monde, les baisses spectaculaires des coûts de ces nouvelles énergies les rendent compétitives. Les gains en termes de développement local, d’emplois, de sécurité d’approvisionnement sont aussi largement démontrés.


Pour atteindre 23 % de renouvelables en 2020, la France doit impérativement accélérer le rythme de développement de toutes les filières


La France produit 13 % de son énergie à partir de sources renouvelables. Le rythme actuel de développement ne permettra pas d’atteindre l’objectif européen fixé dans le cadre du 3 x 20, soit 23 % d’énergies renouvelables en 2020. Seul un bouquet ambitieux de l’ensemble des énergies renouvelables permettra de relever ce défi. Les récentes annonces sur le doublement des objectifs annuels pour le photovoltaïque et le lancement d’un nouvel appel d’offres pour l’éolien en mer vont toutes deux dans le bon sens, mais sont loin d’être suffisantes pour atteindre l’objectif en 2020. Outre la mise en place d’un véritable « plan photovoltaïque » associant l’industrie, le gouvernement doit, en étroite collaboration avec les collectivités locales, relancer sans attendre l’éolien terrestre et organiser les filières de bois-énergie, qui constituent les deux principaux potentiels de développement d’ici 2020, sans oublier le biogaz, le solaire thermique, la géothermie, l’hydraulique qui, chacun à leur manière permettent de valoriser l’énergie des territoires.

Communiqué de la Fondation Nicolas Hulot et du CLER


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Mardi 22 janvier 2013 2 22 /01 /Jan /2013 17:48

ser Communiqué de presse
Paris, le 16 janvier 2013
 
Synthèse du sondage IPSOS réalisé du 3 au 10 décembre 2012

Les professionnels, regroupés au sein du Syndicat des énergies renouvelables, organisation professionnelle dont la vocation est de développer les énergies renouvelables et leurs filières industrielles, souhaitent que ce développement s’effectue en harmonie avec leurs concitoyens. C’est pourquoi, au moment où débute le débat sur la transition énergétique, le SER a demandé à l’Institut IPSOS de réaliser un sondage sur les Français et les énergies renouvelables.

Les principaux enseignements

Au moment du sondage, un Français sur cinq avait entendu parler du débat sur la transition énergétique et plus de « 80 % des interviewés jugent importante la tenue de ce débat ».

Sept personnes sur dix estiment que, jusqu’à présent, la place accordée à la question énergétique dans l’action gouvernementale est insuffisante. Elles considèrent par ailleurs que les sujets liés à la transition énergétique sont prioritaires. Le développement des énergies renouvelables constitue le sujet de tout premier plan en matière d’énergie : 63 % des interviewés estiment qu’il fait partie des priorités. Spontanément, les énergies renouvelables sont associées à des valeurs positives. Elles bénéficient d’un large soutien de nos concitoyens puisque 91 % d’entre eux en ont une bonne image et que 9 Français sur 10 sont favorables à leur développement.

84 % des Français estiment que les énergies renouvelables ne se développent pas suffisamment rapidement dans notre pays : leur développement permettrait de réduire notre dépendance au pétrole importé (pour 83 %) et d’être plus indépendant en matière d’énergie (pour 68 %). Leur rôle dans la protection de l’environnement est largement reconnu, mais leur performance, leur image d’énergies de l’avenir, leur fiabilité et leur capacité à produire de l’énergie bon marché sont également très largement citées. En outre, pour 54 % de nos concitoyens, le secteur contribue beaucoup à la croissance économique française.

Tous les Français connaissent les énergies renouvelables et un Français sur deux dit savoir précisément ce qu’elles sont. L’énergie éolienne et l’énergie solaire sont les plus connues. La biomasse, première source d’énergie renouvelable de notre pays, est spontanément citée par seulement 19 % des Français.

L’acceptabilité des éoliennes

Pour 83% des français, l’énergie éolienne a une bonne image. A travers ce sondage, IPSOS a également évalué l’acceptabilité de la présence d’éoliennes dans l’environnement des personnes interrogées. 80 % des interviewés sont prêts à accueillir des éoliennes dans leur département, 68% dans leur commune. Et 45 % des Français sont prêts à accepter des éoliennes dans leur champ de vision depuis chez eux, contre 40 % qui y sont opposés. On note que cette acceptation est aussi forte chez les interviewés qui habitent la campagne, a fortiori plus concernés par l’installation de parcs éoliens : en effet, 46 % d’entre eux répondent positivement à la question.
 
Les énergies renouvelables dans la maison

Quatre Français sur dix disent utiliser une énergie renouvelable chez eux. Une personne sur deux s’est renseignée sur une utilisation personnelle des énergies renouvelables auprès de différentes sources : d’abord sur internet, puis en s’adressant à un artisan chauffagiste, à son entourage, ensuite en se tournant vers un fournisseur d’énergie et vers un organisme ou une association spécialisée, ce qui peut laisser penser que les opérateurs sont encore mal identifiés. Et plus d’un Français sur trois pense en installer une d’ici 5 ans. Ce qui freine la décision aujourd’hui, c’est en premier le coût d’une installation, et le changement de fiscalité.

L’apport de ce sondage pour le SER

  • Les français connaissent bien les énergies renouvelables et les qualités de ces formes d’énergies
  • C’est pourquoi, ils souhaitent leur développement et considèrent qu’il s’agit d’une priorité politique
  • Ils sont prêts à accepter le développement de projets dans leur environnement proche.
  • Ils sont nombreux à souhaiter utiliser personnellement les énergies renouvelables, mais ont besoin pour cela d’un interlocuteur bien identifié et d’un cadre fiscal stable et facilement compréhensible.

Communiqué de presse du SER

 

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Vendredi 4 janvier 2013 5 04 /01 /Jan /2013 15:30

Warren-Buffet.jpgDans les milieux des placements financiers, Warren Buffet est une référence. De celles qui ont le nez creux et qui se trompent rarement. Depuis quelques jours, on a appris que MidAmerican Energy, l'entreprise dédiée aux projets énergétiques de l'investisseur américain va dépenser entre 2 et 2,5milliards de dollars pour investir dans deux projets solaires en Californie, qui seront construits et exploités par SunPower, détenue à 66 % par le français Total. Une double bonne nouvelle pour le solaire en général et pour SunPower !

MidAmerican acquiert ainsi les 579 mégawatt (MW) des projets de la vallée d'Antelope, située en dans les comptés de Kernet de Los Angeles. Les deux projets devraient démarrer au premier trimestre cette année, afin d'être achevés en 2015. Avec 650 emplois à la clé. « Nous sommes très heureux d'ajouter la technologie de SunPower à notre portefeuille de projets », a commenté dans un communiqué le patron de MidAmerican Renewables, qui dispose aujourd'hui d'une capacité de 1.830 MWdans les énergies renouvelables. SunPower assurera l'exploitation et la maintenance des sites, selon un contrat de long terme conclu entre les deux groupes.

« L'opération annoncée hier va procurer à SunPower la garantie d'un bon taux d'utilisation de ses usines, et cela même si les surcapacités du marché prennent plus de temps à se résorber que prévu » ont estimé hier des analystes cités par Bloomberg.

Article Tecsol

 

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Samedi 15 décembre 2012 6 15 /12 /Déc /2012 14:28
    
 
 L'américain Jeremy Rifkin a défendu lors de Viva-Cités sa vision d’une «troisième révolution industrielle», qui consiste à décentraliser la production d’énergie pour arriver à une économie «post-carbone», fonctionnant sur le modèle des réseaux sociaux. Face à un public de 800 personnes, le conférencier a insisté sur le rôle déterminant joué par les collectivités locales pour initier un développement «soutenable» et sortir de l’impasse des énergies fossiles. Traduite en temps réel via des écouteurs fournis à l’entrée de la salle, son intervention n’a pas laissé l’assistance indifférente.
 
«Je me suis planté» («I screwed up»)
 
«Nous avons de gros ennuis...», a sobrement lancé Jeremy Rifkin en guise d’introduction. «Notre espèce ne représente que 0,05% de la biomasse, mais elle dévore 32% de la production issue de la photosynthèse», a-t-il poursuivi, ajoutant que nous étions à un «moment charnière de notre avenir... si nous en avons un, et je ne plaisante pas». Le ton est grave, presque solennel, mais le penseur, habitué à conseiller des personnalités influentes (surtout en Europe), sait aussi manier avec adresse l’auto-critique et la dérision. Evoquant son passage devant le GIEC, il se souvient d’avoir commencé son discours par «je me suis planté» («I screwed up», expression popularisée malgré lui par Obama), car en tant que spécialiste de prospective économique, il avait comme beaucoup d’autres experts très largement sous-estimé l’impact du réchauffement global sur la biosphère.
 
Au coeur de cette controverse, les prévisions sur l’élévation du niveau des mers, évaluée à 2 mm par an par le GIEC, alors que les données disponibles par marégraphe et par satellite affichaient une hausse de 3,3 mm, soit près de 60% de plus, ce qui n’est pas rien ! La faute à des modèles scientifiques «conservateurs», selon Jeremy Rifkin, qui remet les pendules (climatiques) à l’heure : «pour chaque degré supplémentaire, l’atmosphère absorbe 7% de précipitations en plus (...), les cycles sont faussés, celui de l’eau se déplace très rapidement, ce qui entraine des inondations, des sécheresses...» Des catastrophes naturelles plus fréquentes, et directement reliées à la «deuxième révolution industrielle», celle du XXème siècle, caractérisée par l’exploitation centralisée de l’énergie fossile. Mais ce qui tracasse le plus l’expert, c’est l’industrialisation à marche forcée de la Chine et de l’Inde, «qui font leur entrée dans cette révolution sur laquelle le soleil se couche déjà».
 
«Entre 125 et 150 dollar le baril, la machine se bloque»
 
Cette croissance accélérée des pays émergents est en partie responsable de la flambée du baril de pétrole, qui avait atteint son record historique (147$) en juillet 2008, juste avant le krach boursier lié aux Subprimes. «L’effondrement des marchés financiers n’était qu’une réplique», analyse Jeremy Rifkin, «il faut d’abord s’occuper des causes du séisme», car sinon, prévient-il, la partie de poker avec le climat sera bientôt terminée («game over»). Quand le coût de l’énergie augmente, «tous les prix grimpent, de nombreux pays ont connu des émeutes de la faim, et la FAO a estimé en 2010 qu’un milliard de personnes n’ont pas assez de nourriture», a rappelé le conférencier. En 2009, le baril est descendu à 30$, signe d’un brutal ralentissement économique, avant de remonter progressivement autour des 100$, ce qui fait craindre aux experts une seconde «surchauffe» dans un avenir proche.
 
«On sait à présent qu’entre 125$ et 150$, la machine se bloque», constate le spécialiste, très inquiet de voir que les Etats-Unis et le Canada préfèrent investir dans d’autres énergies «sales et chères» (gaz de schiste et sables bitumineux) au lieu de miser sur les ressources renouvelables. «Comment vivre sur un monde qui se meurt ?» s’interroge-t-il, tout en réaffirmant que nul ne peut «échapper aux lois de la thermodynamique» selon lesquelles notre modèle énergétique s’apparente à un vaste gaspillage irréversible (entropie). Pourtant, les solutions existent, et des pays comme le Danemark ont depuis longtemps atteint les 20% d’énergies vertes, ce qui correspond à l’objectif de l’Union Européenne pour... 2020. La péninsule espère arriver à 35% en 2035, et à 100% d’ici 2050. Mais pour Jeremy Rifkin, tous ces efforts risquent d’être vains, si d’autres conditions ne sont pas remplies.
 
Les cinq piliers de la troisième révolution industrielle
 
La transition vers une production d’énergie «décarbonée» est l’un des cinq piliers de la troisième révolution industrielle imaginée par l’expert américain. Il faut également selon lui transformer chaque bâtiment en «mini-centrale», capable de dégager des surplus énergétiques, générant au passage beaucoup d’emplois. Ce second pilier va de pair avec le troisième, à savoir le stockage de cet excédent de puissance électrique, grâce à des piles à combustible «propres» à hydrogène, une technologie au développement rapide et très prometteur. A partir de ces réserves locales, appelées «noyaux», Jeremy Rifkin propose la mise un place d’un réseau «intelligent» permettant de répartir l’énergie en fonction des besoins, en utilisant le principe de pair à pair («peer to peer») bien connu des internautes. Une fois cette électricité disponible à tous les coins de rue (quatrième pilier), il sera possible de régler la question des transports (cinquième pilier), en passant au tout-électrique.
 
L’architecture de cette révolution parait simple et logique, mais elle oblige à repenser complètement les circuits de production et de distribution : «au départ les entreprises du secteur énergétique n’étaient pas très enthousiastes quand je leur disais que bientôt, c’est nous qui allions leur vendre de l’énergie... », s’amuse-t-il.Au final, gérer les flux, accroître leur efficacité et réduire les besoins s’avère plus intéressant que de vendre toujours plus, et certains fournisseurs commencent à se prendre au jeu. «Les grands groupes ne vont pas disparaître, souligne Rifkin, mais ils passeront de producteurs à ‘‘agrégateurs’’, et les petites entreprises ne seront plus leurs serviteurs, mais des acteurs à part entière du changement». Convaincre les «anciennes générations», nées dans un monde centralisé dans lequel partager équivaut à «tricher», ne sera pas chose facile pour les «jeunes générations», qui ont grandi avec Internet. En Europe, cependant, l’idée fait son chemin...
 
«Je tremble à l’idée de ce que sera le monde dans 10 ans...»
 
Historiquement, affirme l’Américain, les révolutions industrielles ont toujours coïncidé avec l’émergence de nouveaux moyens de communication (la presse au XIXe siècle, la radio et la télévision au XXe siècle), et c’est maintenant au tour de l’informatique de transformer notre «régime» énergétique. «La Silicon Valley a fait la moitié de cette révolution, observe Jeremy Rifkin, et l’Europe semble en bonne voie pour accomplir la seconde moitié». Devant l’UEAPME, qui fédère des petites et moyennes entreprises d’Europe, il avait souligné le rôle de ce «leadership» en déclarant : «il faut montrer les dents, poser cette infrastructure et finir le boulot, car sinon je tremble à l’idée de ce que sera le monde dans 10 ans». Concrétiser cette transition énergétique nécessite selon lui des «unions continentales» destinées à superviser la mise en place d’un «réseau intégré», en lien avec les territoires.
 
«En Bretagne, on pourrait être plus compétitifs qu’en Chine ! » s’exclame le conférencier, qui ne tarit pas d’éloge sur le volontarisme breton dans la promotion des énergies renouvelables. Sans le vouloir, il va néanmoins critiquer le soutien de la région à l’aéroport de Notre Dame des Landes, en s’avouant «fatigué par ces collectivités qui utilisent les fonds de l’UE pour construire des aéroports dont elles n’ont pas besoin...» Applaudissements nourris dans la salle, à la grande surprise de Rifkin, qui poursuit, imperturbable : «cela peut commencer ici-même, Rennes peut devenir un ‘‘phare’’ pour la France, et pour l’Europe ! » Le quiproquo en a fait sourire plus d’un, à commencer par les élus EELV présents, mais il n’enlève rien à l’admiration que l’Américain voue aux projets durables de la Métropole. «J’aimerai revenir ici dans sept ans, et voir que vous avez réussi», a-t-il conclu, «voilà votre mission ! » L’ovation qui a suivi avait comme un air... de révolution.
 
Et le nucléaire dans tout ça ?
 
Comme l’a remarqué le public au moment des questions, le spécialiste de la prospective n’a pas évoqué une seule fois le nucléaire... «Si je n’en ai pas parlé, c’est tout simplement parce que ça ne m’intéresse pas», tranche Jeremy Rifkin, en affirmant que «le nucléaire est mort avec Tchernobyl». Il résume alors brièvement ses arguments contre l’utilisation de l’atome, dont l’un est pour le moins original... mais imparable : pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique avec le nucléaire, il faudrait multiplier par quatre le nombre de centrales dans le monde. «Désolé de vous le dire, mais vous n’avez pas assez d’eau pour refroidir autant de réacteurs ! », lance-t-il goguenard, avant d’ajouter : «et je ne suis pas sûr que tout le monde sera enchanté d’avoir une centrale à proximité de chez soi». Concernant la fusion nucléaire (réacteurs de 4ème génération), il estime également que cette technologie est encore loin d’être vraiment maitrisable. Pourquoi chercher à faire compliqué, alors que «les énergies renouvelables, solaire, éolienne, géothermique et marémotrice, ou encore la méthanisation, suffisent jusqu’à la fin du monde ?»
 
Olivier ROTH - 05 octobre 2012 - Rennes
 
 

 
 
Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Jeremy Rifkin : 3ème révolution industrielle - Communauté : Libérons les énergies !
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Mardi 11 décembre 2012 2 11 /12 /Déc /2012 21:31

SolarFuel-logoUne usine pilote de conversion de l'électricité en gaz a été réalisée par la jeune société allemande SolarFuel avec le concours d'instituts de recherches appliquées. 

Objectif : stocker l'électricité éolienne et solaire.

D'une puissance de 250 kW l'usine pilote de conversion de l'électricité éolienne ou solaire photovoltaïque en gaz a été inaugurée à Stuttgart le 30 octobre 2012. Elle a été réalisée par la start-up SolarFuel avec le soutien du Centre de recherche sur l’énergie solaire et l’hydrogène (ZWS) de Stuttgart et du Fraunhofer Institute, le plus grand institut de recherche apliquée en Europe.

Si tout va bien une première installation de taille industrielle (6MW) sera mise en service en 2013 pour le constructeur automobile Audi, à Werlte près de Oldenburg. L'objectif de la technologie est de répondre aux problèmes posés par l'intermittence des sources éoliennes et solaires dans la perspective allemande d'une électricité 100% d'origine renouvelable en 2050.

 

L'électricité quasi gratuite à certaines heures

 

En Allemagne, à certaines heures, la production solaire et éolienne peut atteindre celle de 30 ou 40 réacteurs nucléaires ! Ce qui amène le prix instantané de l'électricité à baisser fortement. Si ce pic de production ne correspond pas à un pic de demande, le prix instantané de l'électricité peut devenir même nul, voire négatif (1), ce dont profitent les usagers (2), mais ne fait pas l'affaire des électriciens. En 2010, 100 millions de kWh d'électricité auraient même été perdus.

Une solution : le stockage de l'électricité au moment où elle ne vaut presque rien pour la revendre plus tard au moment où la demande est forte et son prix élevé. Plusieurs solutions existent, la plus ancienne consistant à remonter l'eau dans les barrages par pompage (un exemple en France au barrage de Grand'Maison en Isère). La conversion de l'électricité en gaz est l'une des autres solutions possibles. Sachant qu'en Allemagne le réseau de gaz dispose lui d'un stockage 217 TWh (1 terawattheure =1 milliard de kWh).

 

SolarFuel ou le gaz renouvelable !

 

Le procédé développé par SolarFuel est simple en théorie : de l'hydrogène, généré par électrolyse de l'eau, réagit avec du gaz carbonique dans un réacteur catalytique pour produire du méthane et de l'eau. Le méthane peut ensuite être compressé et injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel.

Le rendement de l'opération est de l'ordre de 60 %. Mais si on utilise la chaleur générée (et perdue) par l'opération dans une usine de biogaz (qui fabrique du méthane en chauffant des déchets) le rendement peut monter à 70-80%.

Selon Stephan Rieke, directeur commercial de SolarFuel, les améliorations les plus significatives porteront sur l'amélioration de l'électrolyse elle-même dont le rendement devrait passer de 65-70% actuellement à plus de 75% dans 5 ans.

 

Acheter du courant à 1 cts, revendre du gaz à 15 cts

 

Le coût visé pour ce "gaz renouvelable" est de 8 ou 9 cts le Kwh, soit le tarif de rachat du biogaz aujourd'hui. L'investissement devrait être de l'ordre d'un million d'euros par MW d'ici 2015 à 2017 pour des usines d'une puissance de l'ordre de 10 MW (c'est deux fois plus cher aujourd'hui).

Quant au modèle économique, il s'agit d'acheter de l'électricité sur les marchés quand elle est à un ou deux centimes le kWh, puis de revendre le gaz quand il est à son prix le plus élevé. Utilisé dans l'automobile, Stephan Rieke fait remarquer que le prix de revente du gaz pourrait atteindre de l'ordre de 15 cts.

  

carportDes voitures au gaz d'électricité

 

Audi a déjà commandé à SolarFuel une usine de gaz renouvelable de 6,3 MW. Elle devrait voir le jour au deuxième semestre 2013 et produire 1,4 million de m3 de gaz par an. Le constructeur devrait lancer en 2013 son modèle A3 TCNG qui pourra fonctionner au gaz naturel. Rien ne changera à la pompe, sauf que pour chaque plein de gaz, Audi réinjectera autant de gaz renouvelable dans le réseau de manière à garantir une véritable neutralité carbone (3). Une usine de 6,3 MW pourra produire du gaz pour 1500 voitures roulant chacune 15 000 kilomètres par an.

 

De l'intelligence partout

 

Cette expérience montre la complexité économique et technique de la gestion intelligente des réseaux électriques, la necessité d'une vision industrielle globale et d'une adhésion de la société aux valeurs de développement durable. Sur ces bases notre voisin Allemand développe une industrie des technologies vertes dont il sera vraisemblablement le champion mondial (notre article).

Article réalisé en collaboration avec notre correspondant allemand André Langwost
Photos aimablement fournies par SolarFuel.

Références

1) Pour les centrales à charbon le coût de l'arrêt des générateurs puis de la remontée en pression peut être supérieur au coût de la vente à prix négatif. Negative Wholesale Power Prices: Why They Occur and What to Do about Them. Maria Woodman, Undergraduate Student Economics Department, New York University

2) Une étude du Fraunhofer Institute montre que l'éolien fait baisser le prix de l'électricité en Allemagne conduisant à une économie de5 milliards d'euros par an pour les consommateurs allemands. Sensfuss, Frank; Ragwitz, Mario (2008). "The merit-order effect: A detailed analysis of the price effect of renewable electricity generation on spot market prices in Germany". Energy Policy 36 (8 ( Aout)): 3076–3084.

3) Voir notre article "L'automobile électrique roulera-t-elle à l'uranium, à l'énergie solaire, ou au charbon ?"  

Article DD magazine

 

Du gaz de synthèse dans nos réservoirs ?

 

Rouler au méthane n'est pas nouveau, mais est remis au goût du jour par Audi. En l'occurrence, l'intérêt de ce carburant est d'utiliser du CO2 recyclé.

 

 

Aux recherches menées par la plupart des constructeurs sur l’hybride, le tout-électrique, l’hydrogène, etc., Audi ajoute aujourd’hui une recette vieille de cent ans : le méthane de synthèse, dont le procédé de fabrication fut découvert par le Français Paul Sabatier, prix Nobel de chimie en 1912. Pourquoi remettre cette pratique au goût du jour ? D’abord parce que ce gaz peut remplacer les carburants traditionnels, sans autre modification aux moteurs actuels que celle des injecteurs. Ensuite, parce que la fabrication à large échelle du méthane est synonyme d’indépendance énergétique, et que son stockage ne pose pas de problème, puisqu'on peut l’injecter directement dans les réseaux de gaz de ville. Enfin parce que sa fabrication peut se faire à partir de CO2 recyclé, ce qui assure, en théorie, une mobilité "carbo-neutre".Audi s’est donc greffé, à l’automne 2010, sur un projet de production de méthane non fossile, sur lequel travaillent, depuis près de trois ans, les Allemands de SolarFuel, de l’institut Fraunhofer et le fabricant d’énergie EWE.

 

De l'extérieur, seuls les logos distinguent cette Audi¨A3¨TCNG.

 

Grâce à l’électricité fournie par le vent ou le soleil, on peut réaliser une électrolyse visant à séparer l’eau en oxygène et hydrogène. En attendant que des voitures à pile à combustible soient financièrement compétitives, on peut combiner cet hydrogène à du CO2 récupéré d’une usine (par exemple, comme ici, de biogaz traitant les détritus) pour obtenir, à l’aide d’un catalyseur et sous des températures et des pressions élevées, du méthane et de l’eau (lire ci-dessous). Audi, convaincu par l’idée, a d’ores et déjà investi 50 millions d’euros, acquis des éoliennes off-shore en mer du Nord (où le vent souffle fort !) et va débuter la construction, non loin de là, en Basse-Saxe, d’un électrolyseur et d’une installation de méthanisation. La première Audi à rouler au méthane est attendue dès 2013 en Allemagne : l’A3 TCNG (pour Turbo Compressed Natural Gas), dont la motorisation sera basée sur le 1.4 de 114 ch, est censée consommer 4 kg de ce gaz aux 100 km, ce qui, au cours actuel, équivaudrait à environ 6 €/100 km, contre environ 8 €/100 km pour un diesel... Reste deux inconnues : le coût de production de ce méthane, et la quantité d’énergie que réclame la réaction de Sabatier. Mais l’idée est intéressante, car le CO2 que rejettera cette A3 (environ 95 g/km) sera uniquement celui qui aura été préalablement récupéré pour fabriquer son carburant.

 

Audi A3 TCNG

  
 
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Par Jean Pierre Grau - Publié dans : EnR : Hydraulique, biogaz, éolien, solaire - Communauté : Libérons les énergies !
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Mardi 11 décembre 2012 2 11 /12 /Déc /2012 20:08

Promotion-Ubu-Roi.jpgOlivier Saby vient de faire l’ENA. Et il a tiré de sa scolarité un livre titré « Promotion Ubu Roi »,  sous-titré « Mes 27 mois sur les bancs de l’ENA ». D’entrée de jeu, on redoute un de ces témoignages amers dus à des diplômés qui se sont trompés d’orientation. Et le style du livre, un récit sous forme de journal, fait craindre un exercice narcissique comme il en pullule sur les blogs.  Aucune de ces interprétations n’est la bonne.

Pour la première fois, un diplômé de l’ENA entreprend de nous conter par le menu ce que furent sa vie et ses cours pendant 27 mois. Il ne s’agit donc pas, non plus, du Nième livre proposant les réformes à apporter à l’auguste institution. C’est un livre qui nous donne à voir en direct la médiocrité du programme de l’école, en nous immergeant dans la scolarité. «J’aime cette émission télévisée qui s’appelle « Strip Tease », explique Olivier Saby : des tranches de vie présentée sans aucun commentaire. On laisse le spectateur juge. Mon bouquin, c’est un peu ça »

L’obsession du classement

Beaucoup de choses dans ce livre laissent une impression glaçante. On comprend assez vite que c’est une école qui sélectionne 80 brillants jeunes gens via des épreuves impitoyables pour leur infliger par ensuite un cursus pitoyable. Saby parle de « vide abyssal de l’enseignement. » Un vide dont ils n’osent pas se plaindre parce que cela pourrait nuire à leur classement de sortie. L’obsession de ce sacro-saint classement, qui peut déterminer une carrière à vie, et que plusieurs gouvernements ont sans succès envisagé de supprimer, marque au fer rouge le cursus et l’ADN des diplômés. C’est un permanent sujet de conversation entre élèves, et anciens élèves. Quand Saby débarque en stage à l’ambassade de France à Beyrouth, l’une des premières questions que lui pose le N° 2 de l’ambassade, ancien de l’ENA, porte sur le classement qu’il vise. Et l’énarque de décliner aussitôt son propre classement, comme on donnerait sa carte de visite. Rebelote avec l’ambassadeur. Saby s’attend à être questionné sur les raison de son choix du Liban. Au lieu de cela, la première question de l’excellence est : « est-ce que le classement est toujours en vigueur à l’ENA ? ». Monsieur l’ambassadeur est énarque  (il donne bien sur aussitôt son classement) mais aussi fils et frère d’énarques. Il n’a pas la moindre idée du travail qu’il va confier à ce stagiaire, qui attendra 2 semaines avant de recevoir quelques instructions.

Le rejet de l’initiative et de l’innovation

Saby raconte la redoutable épreuve du « Thème d’observation » qui dure 8 heures, enfermé, sans pouvoir bouger, sans documents. L’examen porte sur le développement rural et sa place au sein de la mécanique européenne.

Ce sujet nous est aussi inconnu qu’à une poule landaise. Mais ce n’est pas grave, l’important est juste que nous sachions pondre une résolution, en étant notés sur notre capacité à imiter des textes déjà existantes et à singer leur formulation. L’erreur serait de faire preuve de créativité. La sanction serait immédiate »

En cela ils suivent le conseil que leur a donné un tuteur de l’école s’ils veulent des bonnes notes : apprendre par cœur règlements, directives, décisions de la Commission Européenne et avis du Parlement européen. « Pour réussir l’épreuve, pas besoin de réfléchir : vous devez connaître le format et le remplir avec les mots-clés adéquats »

Chaque fois que Saby, seul ou avec quelques camarades, se risque à demander si on ne pourrait pas améliorer ceci où cela, il s’attire une réponse du type «pourquoi changer, on a toujours fait comme ça ». Il n’existe pas de résumé plus clair du conservatisme et de l’immobilisme. Est-ce bon d’instiller à forte dose une telle philosophie à ces futures élites ?

« Il faut ménager ses arrières »

Plus radical est le : « pas d’initiatives, ça risque de nous desservir ! » L’auteur raconte son stage à la Communauté Urbaine de Brest, avec d'intéressantes missions qui lui montrent le mépris de l'Etat pour les collectivités locales . Doit-il en faire la remarque au directeur des stages venu l’inspecter, en grande pompe, sur place, qui est surnommé "Le Revizor" ? Saby a appris à s’autocensurer :

Ne pas oublier que l’inspecteur qui me note à la fin de mon stage sera peut-être demain amené à faire appel à moi lorsqu’il accédera à une préfecture ou à un cabinet ministériel. C’est le problème du circuit fermé. L’inspecteur des stages sera préfet, chef de cabinet après-demain… Qui sait. Il faut ménager ses arrières, ne jamais faire obstacle aux règles qui ont fait les carrières de nos juges et pairs, se glisser dans le courant et se laisser entraîner

En lisant ces histoires de soumission et de résignation,  on pense soudain à cet autre fascinant témoignage qu’est « L’Etrange défaite », un livre clé écrit juste après la débâcle de 1940 par l’historien Marc Bloch. On y trouve des observations qui recoupent presque mot pour mot les analyses de Saby.

Bloch, qui a exigé à 54 ans d’être mobilisé comme officier de réserve ( avant d'être fusillé par les nazis), cherche à comprendre comment la France n’a pas vu monter, pendant 8 ans, le péril hitlérien, et a pris une faramineuse dérouillée sur le terrain.  Il incrimine une « démission des élites, frileuses et conventionnelles » qui nourrira par la suite d’innombrables débats. Il fustige notamment en ces termes la soumission des officiers qui, au front, n’osaient pas exprimer leurs désaccords :

C’était par peur des histoires, et par ce souci de diplomatie qui, chez des hommes en mal d’avancement, devient une seconde nature, [et aussi] la peur de mécontenter un puissant d’aujourd’hui ou de demain.

Saby a plusieurs fois voulu prendre des initiatives, seul ou avec des camarades, pour se plaindre des cours. Comme ce jour où un cas sur l’hôpital est traité par un intervenant du Quai d’Orsay «  qui ne connait pas grand-chose à la problématique santé et découvre le dossier comme nous » Chaque fois il s’est fait contrer par d’autres élèves sur le mode

Tu es fou, ça va être inscrit à vie sur ton dossier, ça pourrait plus tard te barrer l’accès à certains postes

Marc Bloch, dans son chapitre consacré à l’enseignement en France  déplore la crainte de toute initiative, chez les maîtres comme chez les élèves, la négation de toute libre curiosité, le culte du classement (Bloch dit « succès ») substitué au goût de la connaissance

« Vous serez grillés »

Retour à l’ENA : à l’occasion d’un exercice, Saby veut, avec deux collègues, suggérer par écrit une innovation : fondre les trois grandes écoles d’administration (ENA, fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière) en une seule : les élèves choisiraient leur spécialisation en cours d’études, mais il y aurait un socle de valeurs communes avant de s’orienter. Des camarades le dissuadent de publier cette proposition : « cet article risque de se retourner contre toi. Ils vont l’intégrer à ton dossier et il te suivra pendant toute ta carrière »

Plus amusant. Saby échoue à faire baptiser la promotion « Ubu Roi ». A défaut les élèves votent pour « promotion Badinter ». Lors de la cérémonie de photo de promotion qui se déroule à Strasbourg, Saby et quelques acolytes proposent que des élèves portent le costume alsacien. C’est la bronca :

Vous êtes complètement fous. Si un journal sort cette photo le jour où l’on pensera à vous pour un ministère, vous serez grillés ! »

Huit élèves ont quand même l’audace de prendre cette initiative. Le directeur de l’école est décomposé à l’arrivée de Robert Badinter. Or contre toute attente celui-ci le complimente  «  quelle excellente idée, Monsieur le directeur ». Puis il exige que les « alsaciens » se groupent derrière lui sur la photo. « A cause de vous et votre idée stupide, je ne vais pas pouvoir montrer la photo à ma grand-mère » se désespère néanmoins une future énarque.

« On vit quand même bien sans chauffeur à plein temps »

Le bêtisier que nous présente Olivier Saby mérite vraiment le détour, dans lequel Ubu le dispute à Courteline. On y croise un conseil en communication qui « vend du vent avec talent » à 1200 euros la journée à la Communauté Urbaine de Brest. Chargé d’inventer une campagne de promotion, il a « un putain d’avis sur la question » et, au bout de 8 mois, propose une idée lumineuse : prendre pour axe de communication l’océan.

On y croise un ministre, Alain Joyandet, en mission de coopération au Liban, se comportant en véritable mufle à l’égard d’une directrice d’école, refusant la part du gâteau qu’elle lui offre,  sur lequel était écrit « vive la francophonie, vive la France ». Seul l’intéresse le numéro de l’Equipe que lui a subtilisé l’ambassadeur.

On y entend la directrice de la formation à l'ENA raconter :

Quand j’ai quitté la préfectorale pour venir à l’ENA,  j’ai d’abord eu un choc car on m’a expliqué que j’allais partager un chauffeur avec un autre membre de la direction. Et puis avec le temps je m’aperçois que finalement, on vit quand même très bien sans chauffeur à plein temps

Ou encore cette énarque qui dit au sujet des élections présidentielles « si on pouvait limiter le droit de vote aux polytechniciens et aux énarques, la France tournerait mieux »

Et cette veuve éplorée qui se désole :

Dire que mon époux regrettait encore, deux jours avant son décès, les quelques points qui l’avaient séparés de l’Inspection générale des finances ! »

Ce livre nous apprend ceci : les énarques sont formés à administrer et gérer, certainement pas à inventer et innover. On ne les a aucunement préparés à être stratèges, imaginatifs, audacieux, courageux. On leur a même instillé les vertus inverses. Or tous les leviers de l’état et des politiques publiques sont aux mains d’énarques.

Comment s’étonner que la France patauge dans le conservatisme, la crainte des réformes, un conformisme désespérant ?

En lisant ce témoignage, on comprend ces incroyables bourdes que font régulièrement les Inspecteurs des Finances, les plus brillants diplômés de l’ENA, à Bercy. Prenez la récente affaire de la taxation des créateurs de Start Up qui a conduit à la révolte des « Pigeons ». Il est clair que les énarques n’ont pas la moindre idée des ressorts qui animent les créateurs d’entreprises ni des flux de financement de la création et de l’innovation.  Il n’y a pas de divorce entre l’Etat et l’entreprise en France, mais entre certains énarques et l’entreprise. Ils ont été formés sur deux planètes qui n’ont rien à voir. Si dans un MBA, ces programmes de formation au management de troisième cycle qu’on enseigne, comme à l’ENA, à des participants de 27 à 35 ans souvent dotés d’une première expérience, on professait comme à l’ENA, les élèves se révolteraient dés le premier jour. On a l’impression à lire Saby qu’à l’ENA, les élèves sont infantilisés, effarouchés, lobotomisés.

Marc Bloch avait anticipé l’ENA, «  une école close »

Concluons avec Marc Bloch qui  écrivait en 1940 :

Apres la guerre, de tant de reconstructions indispensables, celle de notre système éducatif ne sera pas la moins urgente. Notre effondrement a été avant tout (…) une défaite à la fois de l’intelligence et du caractère. Parmi ses causes profondes, les insuffisances de la formation ont figuré au premier plan. Une réforme timide serait vaine. On ne refait pas une éducation en rapetassant de vieilles routines. C’est une révolution qui s’impose (…) Pour les hommes en charge de l’enseignement, le pire danger résiderait dans une molle complaisance envers les institutions dont ils se sont fait peu à peu une commode demeure. »

Qui osera « révolutionner » l’ENA ? Voici en tous cas le plus étonnant : Bloch fit preuve d’une sorte de don de voyance en racontant  en ces termes l’irruption, à la veille de la guerre de 40,  de l’idée qui donnera naissance à l’ENA en 1945

[Juste avant la guerre les gouvernants ont voulu] briser le quasi-monopole des Sciences politiques comme pépinière de notre haute administration. Ils auraient pu créer un programme préparé dans les universités. Au lieu de cela ils préférèrent tracer le plan d’une nouvelle école spéciale : une autre Ecole des Sciences politiques, encore un peu mieux close que sa rivale »

 

ENA-Paris.jpg

Article Le Nouvel Obs

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Actualités - Communauté : Libérons les énergies !
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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 19:12

 

 
Antoine Nogier
Président de Sun'R.
Ancien élève de l'Ecole Polytechnique,
Fondateur de l'Observatoire de l'Innovation dans l'Energie.
 

Le graal de la parité réseau du photovoltaïque est en train de devenir une réalité en Europe mais alimente des controverses interminables. Que signifie donc « la parité réseau ? » : des réalités complexes, qu'entretiennent par un flou savant les adversaires déclarés des énergies renouvelables.


S'entendre sur la notion de parité réseau

On peut retenir une définition qui obtiendra je l'espère un consensus général : le photovoltaïque aura atteint la parité réseau lorsqu'il sera à même de contenir vis-à-vis d'une autre énergie qui serait proposée en alternative le coût moyen du kWh.

Il s'agit donc d'analyser si le développement d'infrastructures photovoltaïques est à même de coûter moins cher au total à la collectivité dans l'avenir que le développement d'une énergie alternative, par exemple nucléaire ou au gaz.


Intégrer les prix et externalités

Cette analyse pose plusieurs postulats, qu'il serait impossible de décrire en totalité ici, mais dont les plus importants sont les suivants :

1. d'une part, il s'agit d'intégrer le coût de la technologie indépendamment des éventuels tarifs de soutien, qui sont des prix et des mécanismes destinés à donner à un instant T une visibilité sur une filière.

2. d'autre part, il faut intégrer dans l'analyse l'ensemble des externalités procurées par telle ou telle technologie : ainsi le coût de l'intermittence du photovoltaïque doit être intégré en tant que tel car il suppose que soient associées, lorsque le soleil ne brille pas – des capacités additionnelles (stockage, centrales à gaz) quand bien même le mécanisme actuel de marché n'intégrerait pas ces externalités.

Réciproquement, d'autres externalités comme la modification des infrastructures de transport et de distribution impliquées par telle ou telle technologie, le temps de déploiement de ces technologies, la capacité à maîtriser leurs coûts, les risques sur la santé ou l'environnement (CO2, déchets nucléaires) sont également à prendre en compte et peuvent être, dans une certaine mesure, quantifiés.

3. enfin il faut faire fi des capacités actuelles installées, quelles qu'elles soient, et se contenter de décrire un système énergétique nouveau dans lequel seraient comparées différentes technologies de production, installées en plus ou en remplacement des technologies en place.

Cela tombe bien car la France qui a décidé de réduire progressivement à 50% sa production d'origine nucléaire d'ici 2025 (contre près de 80% actuellement) doit obligatoirement réfléchir à mettre en place de nouvelles capacités de production.

Ainsi comparer le coût de revient actuel des centrales nucléaires (de 30 à 50 €/MWh) avec le prix d'achat de revient des centrales photovoltaïque n'a absolument aucun sens et est trompeur : on confond neuf et ancien, prix et coût. C'est pourtant l'erreur reprise si souvent par certains journalistes, sous l'influence de certains grands groupes de pression ou certaines corporations.

D'autres considérations comme l'inflation des coûts de combustible par leur raréfaction (et donc le coût actualisé de l'énergie sur une longue période) sont également des paramètres clés dans l'évaluation de la parité de telle ou telle filière.


Le nucléaire est plus cher que prévu

Sous cet angle, le photovoltaïque est sur le point d'atteindre la parité avec le nucléaire, si ce n'est déjà le cas. Il se trouve que les expériences malheureuses des EPR en construction ou en projet nous permettent d'avoir une indication claire sur son coût réel.

Ainsi la Cour des Comptes a estimé en début d'année le coût du kWh issu de l'EPR à environ 90 €/MWh, et ceci avant que de nouveaux dérapages (sur Flamanville) ne viennent aggraver son analyse. Récemment, EDF a tenté d'arracher au gouvernement anglais un prix de 120 à 150 €/MWh pour un éventuel nouvel EPR qui serait construit outre manche.

Il semble ainsi que le coût de revient du MWh « EPR » soit en réalité situé entre 100 et 120 €/MWh. Il ne fait aucun doute par ailleurs que ce coût ne diminuera pas (bien au contraire) dans les années qui viennent en raison du renforcement des normes de sécurité, de la raréfaction du combustible, ou encore des difficultés croissantes posées par le stockage de déchets ou le démantèlement de ces centrales après 40 ans.


La parité réseau est imminente pour le photovoltaïque

En ce qui concerne le photovoltaïque, le gouvernement tente actuellement de diminuer le tarif de base du photovoltaïque, en le ramenant de 108 € à 84 €/MWh du seul fait que certains producteurs commencent à déposer des dossiers à ces tarifs là. Outre la preuve évidente que décidément certaines corporations cherchent par tous les moyens à tuer le photovoltaïque, c'est bien là le signe que le prix de revient du MWh photovoltaïque a d'ores et déjà atteint les 100 €/MWh dans certaines régions du sud de la France.

Intégrons maintenant certaines externalités. L'Agence Internationale de l'Énergie a récemment évalué le coût de l'intermittence des énergies renouvelables entre 5 et 15 €/MWh. C'est donc une donnée qui vient s'ajouter aux 100 €/MWh évoqués et soutient parfaitement la comparaison avec les 100 à 120 €/MWh de l'EPR.


Pas de dérapage budgétaire dans le solaire

Cette fourchette de 5 à 15 €/MWh est sans doute sous évaluée, dirons certains, si le photovoltaïque se déploie massivement et oblige l'ensemble des infrastructures de transport et de distribution à évoluer radicalement. C'est sans doute vrai, à la nuance près que si nous nous plaçons dans un horizon de fort taux de pénétration des énergies intermittentes dans le réseau ce qui est loin d'être le cas actuellement, il faut alors refaire l'analyse en intégrant les perspectives de baisse du coût du photovoltaïque qui sont considérables. Le CGEDD estime à ce titre que celui-ci devrait encore diminuer de 30% dans les 4 à 5 ans qui viennent. Nous voilà ramenés à un coût total, intermittence comprise, à 85 €/MWh, et 100 € si l'on double à 30 €/MWh le coût de revient de l'intermittence qu'il génère.

Ajoutons les autres externalités du nucléaire : actuellement les délais de construction d'une tranche nucléaire ne sont pas maîtrisés comme les coûts ne le sont pas non plus. Il faut entre 10 et 15 ans pour décider de lancer une tranche nucléaire, choisir le site d'implantation, construire, et commencer son exploitation.

Inversement, il n'existe aucun exemple de dérapage de coût ou de délai dans le développement du photovoltaïque. Bien au contraire, tous gouvernements ont été pris de court par l'ampleur des diminutions de coût, et par l'importance du rythme d'installation sur leur sol. Les allemands comme les italiens construisent chaque année, sans qu'une instance suprême ne le planifie, l'équivalent en énergie d'un nouveau réacteur nucléaire. Qui peut proposer une telle efficacité ? Aucune technologie, qu'elle soit nucléaire ou thermique.

Ajoutons enfin le coût de la tonne de carbone évitée (ou de déchet nucléaire évité) et l'on aura compris que le photovoltaïque est une solution qui va nécessairement participer dans l'avenir à contenir l'augmentation inévitable et dramatique des prix de l'énergie électrique, qui sera tirée par le prix du gaz, du pétrole, et par les répercussions inéluctables des vrais prix de l'énergie nucléaire.


Il ne reste plus qu'à gommer les effets de l'intermittence

Le développement du photovoltaïque doit cependant être accompagné par une série de mesures si l'on veut qu'il remplisse ces objectifs. La tarification du solaire doit être intégralement repensée afin de pousser les producteurs à devenir « intelligents » : comprendre leurs impacts sur le réseau, stocker l'énergie, coupler leur production avec des unités d'énergie non intermittentes afin de minimiser leurs impacts.

Par ailleurs il serait temps d'annoncer aux français que le prix de l'énergie est amené à augmenter fortement, non du fait des énergies renouvelables, mais avant tout et surtout du fait de la nécessité de renouveler d'ici 20 ans une partie importante du parc nucléaire, dont le coût a par ailleurs été sous-évalué dramatiquement par le lobby nucléaire.

Avis d'expert proposé par Antoine Nogier, Président de Sun'R.

Article Actu-Environnement

Sun'R

 

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : L'autonomie énergétique territoriale - Communauté : Libérons les énergies !
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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 19:00
Par Jean Pierre Grau - Publié dans : L'autonomie énergétique territoriale - Communauté : Libérons les énergies !
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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 12:04

Energies Nouvelles

Certains territoires n'ont pas attendu pour se lancer dans la transition.

C'est le cas de Montdidier, commune de 6.500 habitants de la Somme en Picardie. Dans les transports, le bâtiment, la production d'énergie, la commune teste et cherche les options pour préparer l'après pétrole.

Depuis 10 ans la ville, aidée par l'Etat et les autres collectivités locales s'est lancée dans une production d'énergie verte.

Avec 4 éoliennes, une centrale solaire au sol, deux chaufferies au bois et un réseau de chaleur de 2km. Aujourd'hui, la ville produit sur une année 53% de l'électricité qu'elle consomme. Elle espère d'ici 3 ans, être autonome et en 2020 pouvoir en produire plus qu'il ne lui en faut. Pour ça, elle a encore plus d'un tour dans son sac.


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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 11:49

Liberons l energie-a9be1 Paris, le 3 décembre 2012 - EDF vient d’annoncer cet après-midi un énième surcoût pour l’EPR de Flamanville qui devrait, pour l’heure, coûter 8,5 milliards d’euros. L’année dernière, la facture de l’EPR de Flamanville était déjà passée de 3,3 à plus de 6 milliards d’euros. Son chantier avait déjà 4 années de retard à ce moment là.

Cette annonce entérine ce que la Cour des comptes disait en début d’année : la construction de nouveaux réacteurs nucléaires EPR n’est pas une option crédible pour le mix énergétique de demain : trop chère et trop lente à déployer“, explique Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. “Qui peut d’ailleurs croire que le réacteur entrera en service en 2016 alors que le chantier vient encore de subir un arrêt prolongé de plusieurs mois en raison d’un problème sur les consoles ?

 

Ce nouveau surcoût enterre définitivement la compétitivité de la technologie EPR avec un MWh à plus de 140 € face, par exemple, à l’éolien terrestre dont le MWh coûte aujourd’hui moins de 80 € et le photovoltaïque moins de 100 euros.

Dans le cadre du débat sur l’énergie qui s’ouvre et qui doit décider de l’avenir énergétique de la France, la filière EPR est désormais hors-jeu”, analyse Sophia Majnoni. “Le coût faramineux de l’EPR, seul réacteur nucléaire autorisé à la construction en France, laisse le gouvernement face à une alternative : fermer au fur et à mesure les réacteurs vieillissants pour les remplacer par des énergies renouvelables et compétitives et ainsi opérer une réelle transition énergétique ou bien prolonger la durée de vie du parc nucléaire avec les surcoûts et surtout les risques accrus qui vont avec.

 


Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Nucléaire : Déclin - Communauté : Libérons les énergies !
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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 11:16

enerplanEnerplan: CSPE, succès de 5 ans d’investissements de la France dans le photovoltaïque

Enerplan communique: « La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a communiqué récemment sur le coût de la politique d'amorçage du photovoltaïque en France jusqu'en 2012. Les deux milliards d'euros de Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE) sont un investissement couronné de succès car une filière française du solaire est née avec 10 000 emplois à la clé et un prix de production de l'électricité solaire qui a battu un record de compétitivité en étant divisé par 4 en 5 ans.

L'électricité photovoltaïque en France est aujourd'hui rentable avec un prix de vente de l'électricité variant de 100 à 200 €/MWh suivant la taille des projets et l'ensoleillement local. Les perspectives à 5 ans sont également positives avec un prix de vente de l'ordre de 80 à 130 €/MWh. Le progrès est donc spectaculaire alors que le prix moyen payé durant les 5 dernières années était de 459 €/MWh.

Le solaire n'a pas vocation à se développer en opposition à d'autres énergies, mais force est de constater qu'avec un prix de revient à 100 €MW/h pour les grandes centrales, le solaire est dès aujourd'hui concurrentiel par rapport au prix de revient d'une centrale nucléaire de nouvelle génération, avec l'absence de tout risque industriel. Ces progrès vont aussi permettre d'accélérer le développement des bâtiments à énergie positive et de favoriser l'autoconsommation de l'énergie solaire produite chez chacun. Ces changements dans le mode de production et de consommation de l'énergie sont majeurs.

Alors que le débat sur la transition énergétique va s'ouvrir, nous demandons au Gouvernement de regarder l'avenir avec les atouts positifs du solaire en matière de compétitivité économique, des milliers de création d'emplois possibles et d'opportunités d'export. Nous faisons des propositions - telles l'autoconsommation, la simplification administrative, l'optimisation de la connexion au réseau, etc. - pour accélérer la compétitivité de l'électricité solaire et mécaniquement alléger la charge de CSPE des nouvelles installations.

Le pilotage de la politique tarifaire de l'électricité solaire doit développer une filière industrielle et professionnelle, en apportant une juste rentabilité aux investisseurs. « Il est donc bon de voir que les Français, par le biais de la CSPE, ont contribué à la création d'une filière industrielle compétitive, rentable et qui a divisé son coût par 4 au cours de 5 dernières années. Les acteurs de l'énergie solaire ne seront peut être pas les opérateurs historiques, mais c'est aussi cela la transition énergétique. Ne bloquons pas une industrie qui a un grand avenir par une mauvaise analyse du passé » souligne Thierry Mueth, président d'Enerplan »

Article Tecsol

 

Par Jean Pierre Grau - Publié dans : L'autonomie énergétique territoriale - Communauté : Libérons les énergies !
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Parce que la transition énergétique permet la création de nombreux emplois non délocalisables, il est indispensable de mettre en place l'infrastructure nécessaire pour l'enclencher, en luttant contre l'industrie nucléaire et sa propagande qui freine le déploiement des énergies renouvelables en France.

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