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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 18:35

6a00d8341bfe5d53ef01901bace3ba970b-350wi Les Echos par Benoît Praderie et Paul Quilès.

La France est un des rares pays européens où la part de l'électricité provenant d'énergies nouvelles et renouvelables (ENR) a diminué entre 1990 et 2011. Notre pays se prive ainsi d'un gisement d'emplois, estimé pour 2030 à plus de 500.000 emplois, et d'un formidable filon de croissance et d'innovation.

 On sait par ailleurs que l'efficacité énergétique et le développement des ENR, ressources nationales, abondantes et inépuisables, représentent un réel atout pour réduire les importations d'énergies primaires (pétrole, gaz et uranium). Celles-ci représentaient en 2012 la bagatelle de 69 milliards d'euros. Il faut donc créer de façon urgente les conditions d'un choc énergétique.

Le pays s'est lancé fin 2012 dans un débat sur la transition énergétique, dont on peut regretter qu'il soit peu audible : organisation confuse, absence de pédagogie, débats territoriaux peu convaincants. C'est dans ces conditions que se poursuit l'asphyxie de la filière photovoltaïque, qui a de graves conséquences sur l'emploi. Les « mesures d'urgence » n'empêchent pas la disparition d'une à trois PME chaque semaine, dans l'indifférence générale. Ce constat est confirmé au plus haut sommet de l'Etat : « moins 15.000 emplois en deux ans », a reconnu François Hollande lors de la conférence environnementale le 14 septembre dernier. Pis, l'organisation du marché, de plus en plus étouffante, inquiète les quelques PME qui surnagent et désespèrent d'être entendues. L'objectif récemment revu mais étriqué d'environ 900 MW/an interdit toute ambition industrielle nationale, pendant que des dispositifs réglementaires font vaciller les efforts et les financements. De plus, le maintien d'une procédure d'appels d'offres inefficace et de plus en plus discriminatoire décourage le plus têtu des entrepreneurs, étranglé et dissuadé par la politique tarifaire.

Bien sûr, l'objectif peut sembler louable : limiter le dumping chinois. Mais on se trompe de cible. Le but doit être de produire massivement des kW/h « verts » sur le territoire national, garants d'une plus grande indépendance, car il s'agit ici d'un des principaux enjeux de la transition énergétique.

Que pèsent en effet 200 à 300 millions d'euros de modules chinois importés face aux 69 milliards du déficit énergétique du pays ? L'immense majorité des emplois de la filière proviennent d'abord de l'ingénierie des projets, de la fabrication des composants, de la construction, des logiciels, de la maintenance, tous non délocalisables et à haute valeur ajoutée. Et puis, s'insurge-t-on que les éoliennes d'Areva ou d'Alstom soient fabriquées respectivement en Allemagne et en Espagne. S'émeut-on que les cuves des réacteurs nucléaires EPR actuellement en construction soient fabriquées au Japon ?

Les objectifs 2020 sur lesquels la France s'est engagée vis-à-vis de l'Europe sont pourtant déjà hors de portée. On ne doit donc pas attendre 2014-2015 pour voir s'appliquer les premières mesures du débat sur la transition énergétique. Si, pour le solaire par exemple, le moratoire de décembre 2010 a généré, par un simple arrêté, la perte de 15.000 postes, un nouvel arrêté pourrait en recréer au moins 10.000 dans l'année. Au nom de quoi s'en priver, alors que la lutte contre le chômage est considérée par 80 % des Français comme la « priorité des priorités ».

Il est temps de prendre rapidement de telles mesures et de fixer un objectif ambitieux et crédible de production d'énergie solaire (au moins 25.000 MW). Avec de la volonté et du courage, un choc énergétique est à portée de main.

Article Les Echos link



Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : L'autonomie énergétique territoriale - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 12:35

TOKYO (AFP) - 15.05.2013 09:45

Un des deux réacteurs d'une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi dans un rapport final un panel d'experts de l'autorité de régulation nucléaire nippone.

voir le zoom : La centrale nucléaire de Tsuruga dans la préfecture de Fukui, à l'ouest du Japon, le 1 décembre 2012La centrale nucléaire de Tsuruga dans la préfecture de Fukui, à l'ouest du Japon, le 1 décembre 2012
afp.com -
voir le zoom : Une équipe de géologues inspecte une ligne de faille proche de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans l'ouest du Japon, le 1er décembre 2012Une équipe de géologues inspecte une ligne de faille proche de la centrale nucléaire de Tsuruga, dans l'ouest du Japon, le 1er décembre 2012
afp.com -

Un des deux réacteurs d'une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi dans un rapport final un panel d'experts de l'autorité de régulation nucléaire nippone.

Hormis en cas de nouvelles données (peu probables) venant infirmer ce jugement, le réacteur ne devrait pas obtenir l'assentiment de sûreté, ce qui interdirait son redémarrage. Le cas échéant, la compagnie Japan Atomic Power sera alors forcée d'étudier son démantèlement.

Les quatre experts mandatés par l'autorité ont procédé à des examens sous le site, études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu'elle est active.

A la suite de réunions avec lesdits experts, Shunichi Tanaka, président de l'organisme de régulation, avait déjà laissé entendre en décembre que l'autorité aurait de facto du mal à garantir la sécurité du site.

En janvier pourtant, les conclusions du panel d'experts avaient été ajournées dans le but de prolonger les débats sur ce point litigieux, la compagnie réfutant l'hypothèse d'une faille active.

Mercredi après-midi, une nouvelle réunion s'est tenue pour acter le fait que la faille devait être considérée comme active. C'est la première fois que les examens en cours sur plusieurs sites nucléaires japonais débouchent sur un tel résultat.

Les conclusions des experts vont désormais être transmises aux décisionnaires de l'autorité qui émettra un jugement définitif, a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'institution.

D'autres failles ?

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l'arrêt par mesure de précaution dans l'attente de nouvelles normes de sûreté en phase finale d'élaboration et qui devraient entrer en application en juillet.

Ces dispositions durcies font suite à l'accident nucléaire de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun réacteur ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre 2012.

Des experts sont aussi consultés sur d'autres soupçons de failles actives ailleurs, dont une sous le complexe d'Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) sont actuellement en opération, ayant obtenu en juin dernier l'aval de l'Etat pour être relancées pendant 13 mois.

Ils ont par ailleurs fait part de l'existence probable d'une faille active à proximité de la centrale Higashidori (nord), mais n'ont pas encore établi le rapport final, tandis que l'exploitant, Tohoku Electric Power, conteste les assertions des géologues choisis par l'autorité. Si leurs conclusions sont confirmées, la compagnie pourrait être contrainte à de nouveaux travaux de sécurisation avant une éventuelle remise en exploitation.

Des enquêtes sont aussi prévues pour trois autres sites, dont le prototype de surrégénérateur de Monju, également situé à Tsuruga.

Alors qu'environ 160.000 personnes ont dû fuir leur domicile après l'accident de Fukushima, la population nippone souhaite en majorité que s'applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

© 2013 AFP link


Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 13:57

Corinne Lepage L'annonce par François Hollande de la date de fermeture de Fessenheim pouvait déjà créer quelques inquiétudes. En effet, décembre 2016, soit en pleine période de campagne présidentielle pour 2017, comporte un risque évident de report sans compter le fait qu'un président nucléocrate à 100% pourrait 5 mois plus tard remettre en cause cette décision de façon très simple sur le plan juridique comme sur le plan pratique.

Mais il y a pireLa décision stupide- car il n'y a pas d'autre mot pour la qualifier- de Delphine Batho, qui soit n'a pas compris l'enjeu, soit a choisi le lobby nucléaire contre le choix présidentiel, de décider de fermer Fessenheim par le fait du Prince et non pour des raisons de sureté va rendre, en tous cas en droit, sans doute impossible la fermeture en décembre 2016. Et EDF comme l'ASN -qui ont probablement téléguidé ce choix - le savent pertinemment et agissent comme s'ils étaient convaincus que Fessenheim ne fermera pas. D'où un vrai problème démocratique.

Pourquoi ce choix est-il absurde ? La position du ministère de l'écologie consiste à s'opposer à la fermeture de la centrale de Fessenheim demandée devant la juridiction administrative au motif que la fermeture doit se faire en raison d'un choix de politique énergétique et non pour des raisons liées aux risques.

L'absurdité de cette thèse est à trois niveaux :

  • Elle est contraire à la réalité. car on ne peut nier la vétusté de la centrale dotée d'une seule enceinte de confinement, qui multiplie les incidents, qui n'a pas de tour de refroidissement, qui est la seule en France à n'avoir pas d'autorisations de rejets chimiques dans les eaux. On ne peut nier surtout le cumul de risque séisme (sous-évalué) et inondation.
  • Cette thèse fait courir un risque financier immense à notre pays. En effet, non seulement le coût d'un accident nucléaire pour la France est hors de prix mais de surcroît, la France accepte, en toute connaissance de cause, de faire courir un risque énorme aux populations, à 150m de la frontière allemande et à 30km de Bâle. Dès lors, il pourrait y avoir faute avec ses conséquences au regard du plafond des conventions internationales.
  • Enfin, il expose volontairement l'Etat à devoir payer une indemnité à EDF puisque la fermeture n'est pas la conséquence d'un risque trop important mais d'un choix politique d'opportunité.


Comment expliquer que l'Etat marque contre son camp. Tout simplement, parce que le politique n'est pas en capacité d'imposer son choix à la superstructure et que pour couvrir la responsabilité passée d'EDF et de l'ASN, malgré les mises en garde de l'IRSN, et maintenir le symbole que constitue Fessenheim, le gouvernement a décidé de s'opposer à la décision politique.

La stratégie a été simple :

  • la première étape a consisté à disjoindre la question de la fermeture de celle de la sécurité. D'où le paradoxe qu'un gouvernement qui a décidé de fermer une centrale conclut au rejet de la demande de fermeture de la même centrale...
  • La seconde étape vise à pérenniser la centrale, techniquement et juridiquement. En faisant des travaux importants (sans doute plus de 100M d'euros) et en régularisant ou essayant de régulariser une situation administrative illégale depuis 20 ans, qui devrait donner lieu à enquête publique en 2014. On comprend mieux que M. Rol-Tanguy, délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim, se soit vu refusé l'entrée dans la centrale, sans que personne ne semble s'émouvoir de ce refus caractérisé d'une entreprise publique d'obéir à l'Etat, actionnaire de surcroit à 80%.
  • La troisième étape est déjà écrite : celle de l'échec programmé de la décision politique. Si la politique énergétique conduit à réduire la part du nucléaire en fermant des centrales, encore faudra t-il définir les critères à retenir pour y procéder. Or, la loi ne pourra pas choisir Fessenheim plus qu'une autre centrale puisque si l'on en croit le gouvernement, cette centrale ne présente aucun risque particulier. La loi devra donc fixer des règles du jeu dont l'ancienneté, les risques, la présence dans une zone dense pourront être les paramètres. Ensuite, il faudra déterminer par quelle centrale commencer. Ce n'est qu'en 2015 que pourrait peut-être débuter une procédure avec le dépôt d'un dossier de demande de fermeture que EDF tardera à déposer si il y consent. De toute façon, M. Chevet, président de l'ASN a déclaré que l'instruction d 'un dossier de fermeture demandait 5 ans !


Ce qui est grave dans cette affaire, c'est non seulement que la France prend, en toute connaissance de cause, un risque majeur en termes de sécurité et en terme financier (rappelons que l'IRSN évalue à 5000 Mds d'euros un accident majeur) pour ses ressortissants mais aussi pour ses voisins. Mais c'est aussi que notre système démocratique accepte d'être bafoué par le lobby nucléaire qui, refusant d'appliquer une décision prise par le président de la République, est en passe de gagner en jouant la montre et en ayant obtenu de la ministre une position absurde dont elle n'a apparemment pas mesuré les conséquences. Le sujet est donc devenu celui du poids du politique face au lobby très particulier qui est celui du nucléaire.

Article Huffington Post du 23 avril 2013

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 18:13

Jeudi 28 mars matin à l’aube, des activistes ont projeté un immense message sur la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace). Le message ? “Pourquoi seulement moi ?“.

Dans la deuxième partie de la nuit du 29 au 30 mars, les militants de Greenpeace ont massivement renommé « Fessenheim »les localités autour des quatre centrales nucléaires à fermer en priorité : Gravelines, Bugey, Tricastin et Blayais. Les panneaux de signalisation de dizaines de villages ou de villes autour de ces centrales ont été recouverts par des panneaux de signalisation “Fessenheim”.

Ces actions accompagnent la publication d’un rapport qui révèle et analyse les cinq centrales nucléaires françaises à fermer en priorité : Blayais, Bugey, Fessenheim, Gravelines et Tricastin.

(c) Nicolas Chauveau / Greenpeace
photo : (c) Nicolas Chauveau / Greenpeace

 

Quatre autres sites à fermer !

Pour voir la carte en plein écran cliquez ici : chaque éclair est un village rebaptisé

L’âge, l’inondation, le séisme, mais aussi les problèmes de sûreté sur les cuves, radiers, enceintes de confinement, la puissance, le combustible utilisé…le risque industriel (risques d’explosion, sites Seveso), le risque de chute d’avion, le bassin de population, les villes importantes et frontières à proximité…les vents dominants et l’éventuelle contamination…les impacts socio-économiques potentiels sur l’agriculture, la viticulture, le tourisme ou l’industrie…tous ces critères ont été examinés pour en arriver à déterminer les centrales à fermer en priorité.

Les fiches d’identité de chacune des centrales (cliquez sur les images pour avoir accès à la fiche au format pdf)

Fiche_Blayais_MINI-1

Fiche_Bugey_MINI-1

Fiche_Fessenheim

Fiche_Gravelines

Fiche_tricastin

Lire le scénario de Transition énergétique 2013 de Greenpeace

 

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 11:28

Corinne Lepage NUCLÉAIRE - Une grande part des difficultés économiques que rencontrent notre pays vient du secteur nucléaire, qu'il s'agisse de notre balance commerciale ou de notre développement industriel ou encore des coûts et de la précarité énergétique.

Les exportations moins stimulées, le pétrole toujours présent

Sur le plan de notre balance commerciale, si le secteur nucléaire a durant un temps dopé nos exportations, il n'en n'est plus ainsi depuis longtemps et nous consommons toujours autant de pétrole. Aucun EPR n'est vendu et ne risque de l'être compte tenu de l'enlisement des chantiers finlandais et français. Échecs successifs à Abu Dhabi, aux Emirats arabes Unis, aux Etats Unis et en Tchéquie. Quant aux partenariats avec la Chine, à la condition qu'ils ne nous dépossèdent pas de notre patrimoine immatériel (brevets), quelles seraient les retombées pour notre commerce extérieur?

Sur le plan industriel, la situation est encore plus grave

L'industrie nucléaire est arrivée à tuer dans l'œuf tout développement massif des ENr, empêchant toute filière nationale puissante de voir le jour. Non seulement la France sera dans l'impossibilité de respecter son objectif de 23% d'ENR en 2020, s'exposant à des sanctions financières, mais encore, elle perd chaque jour un peu plus la possibilité de créer et développer ses entreprises dans les ENr.

12.000 emplois ont été volontairement sacrifiés par le gouvernement Sarkozy et les efforts actuels sont dérisoires et n'ont en aucune manière l'ambition de rattraper le temps perdu. Or, c'est en libérant ce secteur et en encourageant les particuliers et les entreprises à se doter d'ENr que les industriels pourraient voir leur marché croître... sauf qu'il n'en n'est pas question. Les ENr sont condamnées à rester anecdotiques en France parce que le choix nucléaire exclut toute autre solution.

Les investissements en RD se font toujours massivement dans le nucléaire (ITER, ASTRID) et non dans les technologies indispensables que sont le stockage de l'énergie, le développement des éoliennes d'une nouvelle génération, ou les progrès dans le solaire. Quant à des choix simples comme la généralisation de la méthanisation dans l'agriculture, l'interdiction du chauffage électrique et l'obligation de doter toute construction nouvelle d'un chauffage à base d'ENr, ils sont bannis. Ce serait pourtant des solutions simples et économiques.

Les mêmes constats peuvent être formulés à propos de la réduction de la consommation énergétique qui n'est nullement encouragée, le comble étant les compteurs Linky, payés en définitive par l'usager mais qui serviront principalement EDF et non le consommateur.

Les situations financières d'EDF et d'Areva sont plus que préoccupantes

EDF vient d'exiger 5 Mds d'euros de l'Etat, qui bien évidemment manqueront ailleurs. L'EPR est en passe de devenir un gouffre financier. Flamanville, qui tangente désormais les 9 mds d'euros, est déserté par le partenaire d'EDF, ENEL contraint de surcroît à lui rembourser la bagatelle de 610 M d'euros. Et qui va assumer la différence entre le prix de revient et le coût de l'EPR construit par Areva en Finlande (9Mds) et des 2 EPR construits en Chine a moitié prix.

Le projet anglais -avec un prix de rachat minimum de 10 cts d'euros qui n'est pas encore accepté par le gouvernement britannique- risque de se transformer en Trafalgar.

En effet, non seulement le partenaire d'EDF, Centrica, s'est retiré en raison de la hausse des coûts et des retards accumulés, mais encore le projet d'enfouissement des déchets radioactifs dans le comté de Cumbrie patine alors que dans la législation britannique, la solution pour les déchets est un préalable à la délivrance de l'autorisation de construction d'un réacteur. EDF va investir 9Mds en Grande Bretagne pour réaliser ces EPR. Que se passe-t-il en cas d'échec et combien l'usager et/ou le contribuable vont-ils devoir payer?

Le coût exorbitant du nucléaire va plomber durablement le prix de l'énergie

En effet, le prix de l'électricité va monter sauf que cette hausse va désormais être très largement le fait du nucléaire qui sera plus cher que l'éolien terrestre -les courbes sont en passe de se croiser en Allemagne- et sans doute le solaire va suivre (le prix du nucléaire augmente quand le prix des ENr baisse). Et ce coût va devenir insupportable pour de nombreuses raisons.

Tout d'abord, la dizaine de milliards dépensée par EDF pour sa politique d'acquisition internationale s'est faite au détriment des citoyens français puisqu'il n'y a quasiment pas eu d'investissements durant 15 ans ni dans les centrales ni dans les réseaux, comme le souligne la Cour des Comptes dans son dernier rapport. C'est l'usager qui va devoir payer pour cette stratégie calamiteuse qui a conduit en 2012 à une baisse importante de production, qui a coûté plusieurs centaines de millions d'euros.

En second lieu, les problèmes de sécurité dans les centrales deviennent préoccupants, ce qui a deux catégories de conséquences. D'une part, un besoin d'investissement énorme, probablement de l'ordre de 7 à 10Mds qu'il va falloir payer pour une situation qui ne donnera pas toute garantie de sécurité. D'autre part, la prise en considération croissante d'un risque d'accident, ce qui pose la question de l'assurance.

Jusqu'à présent, EDF a obtenu de retarder l'obligation qui lui était faite de monter l'assurance de la somme ridicule de 6 M à celle de 700 M. L'exploitant va enfin devoir régulariser cette situation. Mais cette somme est sans aucune relation, pas plus que celle du plafond global actuel de 1,5MDS d'euros pour un accident nucléaire évalué par l'IRSN à 400 MDS d'euros. D'où l'idée de supprimer dans les contrats de RC la clause d'exclusion d'accident nucléaire, ce qui revient à obliger les citoyens à s'assurer et donc à payer pour se couvrir. Sauf que la prime risque d'être colossale ou la couverture minimale!

Enfin, le fait que beaucoup de nos concitoyens n'aient d'autre choix que le chauffage électrique, beaucoup plus cher, les rend otages d'EDF. Et le pire est que cela continue puisque le chauffage électrique continue à être encouragé alors qu'il devrait être interdit.

Dès lors, bien loin de la propagande officielle d'une énergie nucléaire bon marché et moteur de l'économie française, elle devient un handicap pour notre développement économique et un gouffre financier pour nos concitoyens usagers et contribuables.

Article du 20/02/2013 de Corinne Lepage dans le Huffington Post

 


Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Déclin - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 13:21

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Les retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima sont encore en cours, pour des centaines de milliers de victimes au Japon, à qui une indemnisation juste, équitable, équilibrée est toujours refusée.

Au Japon, aujourd’hui confronté à la réalité d’un accident nucléaire grave, le système permet à l’industrie nucléaire de se soustraire à ses responsabilités, laissant l’argent public compenser son désastre.

Un rapport de Greenpeace International, détaille comment les graves lacunes de la réglementation nucléaire mondiale laissent aux institutions et aux contribuables la responsabilités de payer les coûts d’un accident nucléaire.
Ni les exploitants de centrales nucléaires, ni les fournisseurs d’équipements clés, ne sont concernés par les coûts engendrés … par eux !

 Les conséquences de ce système injuste, qui a laissé des centaines de milliers de victimes japonaises sans compensation adéquate, pourrait être répliqué partout dans le monde, car l’industrie nucléaire n’est pas tenue responsable de ses échecs.

 Entre autres problèmes, les conventions élaborées pour les activités nucléaires limitent le montant des indemnisations qui seront versées aux victimes entre 350 et 1,5 milliards d’euros. Ces conventions n’exigent pas que les fournisseurs des industriels du nucléaire soient inclus dans le processus de responsabilité et d’indemnisation.

 Les premières estimations du coût de l’accident nucléaire de Fukushima fixaient les dommages entre 48 et 169 milliards d’euros. L’opérateur de la centrale de Fukushima, TEPCO, a été nationalisé, car il était dans l’incapacité de payer ne serait-ce que les tous premiers coûts de réparation.

Dans le cadre du système actuel de responsabilité, TEPCO, est aujourd’hui seul tenu pour responsable et doit donc payer alors qu’il n’était pas assuré pour de tels montants. Ses fournisseurs GE, Hitachi et Toshiba – qui a fourni des réacteurs basés sur une conception erronée – ne sont pas tenus de payer quoi que ce soit à titre de réparation.

 Ce sont les contribuables japonais, y compris les personnes évacuées, qui finiront par payer la majeure partie des coûts de la catastrophe.

Et en France ?

Une étude de l’IRSN estime à 430 milliards d’euros le coût d’un accident nucléaire majeur. Coûts radiologiques, pertes touristiques, contamination … Tous les impacts d’un accident ont été pris en compte.

L’impact économique d’un accident dépend en effet largement du lieu d’implantation de la centrale (densité de population, économie locale…) et des conditions météorologiques.

L’IRSN est la seconde institution française à se pencher sur les coûts des accidents nucléaires.

Dès 2012, la Cour des comptes s’est ouvertement posée une question rarement évoquée dans les milieux officiels, dans son rapport sur les coûts de la filière nucléaire remis en janvier : qui indemniserait les éventuelles victimes, réparerait les éventuels dommages et pour quels montants?

Et la Cour des Comptes fait ce constat : le système d’assurance mis sur pied pour les risques liés au nucléaire civil est très insuffisant et repose essentiellement sur l’État. Et non sur l’exploitant qui, du coup, voit ses coûts d’assurance indûment minimisés.

Dans le monde,”la couverture du risque de responsabilité civile nucléaire est essentiellement fournie par le biais de pools d’assurance et de réassurance “, indiquait la Cour des comptes dans son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire. Pour l’instant, EDF assure ses réacteurs hexagonaux auprès d’Allianz et d’Elini, une mutuelle spécialisée dans les risques nucléaires, qui eux-mêmes se réassurent auprès d’Océane Ré, une société de réassurance contrôlée par EDF. Le serpent se mord la queue.

Actuellement, le montant maximum de la responsabilité de l’exploitant est de “91, 5 millions d’euros par accident survenant sur une installation nucléaire “. Il est “limité à 22, 9 millions lorsque l’accident concerne une installation à risque réduit ou le transport de substance nucléaire“. Au-delà de cette somme, la charge financière incombe à l’État pour un montant maximum de 345 millions d’euros.

Pour la Cour des comptes, les règles actuelles ne permettent pas “de couvrir les dommages d’un accident, même d’ampleur limitée “.

Le système doit intégrer TOUS les coûts !

Si l’on intègre les conséquences économiques d’un accident nucléaire au coût du MWH, l’électricité nucléaire perd immédiatement son image d’énergie bon marché. C’est en intégrant tous ces coûts que l’on se rendra compte que cette technologie représente un fardeau que notre société n’a plus le luxe de se payer.

C’est également au niveau réglementaire, sur son système d’assurance que la France doit agir: d’une part en étendant la responsabilité des exploitants aux fournisseurs du nucléaire et d’autre part, en mettant en place un régime de responsabilité illimitée comme en Suède et en Allemagne.

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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 12:59

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Dénonçant un double discours du gouvernement, plusieurs ONG de protection de l'environnement interpellent Jean-Marc Ayrault, lui demandant de clarifier sa politique dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. 

 

 «Monsieur le Premier Ministre,

Le Président de la République a présenté à maintes reprises la transition énergétique comme une priorité de la nouvelle mandature. Le 14 septembre, à l’ouverture de la conférence environnementale, il déclarait ainsi :

«La France, et j’en prends ici l’engagement, se mobilisera dans la transition énergétique. Voilà le cap, la transition. Cette stratégie, elle est fondée sur deux principes: l’efficacité énergétique d’une part, et la priorité donnée aux énergies renouvelables d’autre part.»

Cette voie de la transition énergétique est défendue depuis toujours par nos associations. Cependant, votre gouvernement a pris depuis un certain nombre de décisions qui vont en sens inverse et creusent l’écart entre l’ambition affichée et la réalité.

Pour ne citer que quelques exemples :

  • Le Président de la République s’est engagé à réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025. Vous avez vous-même exprimé la nécessité de rompre avec le tout nucléaire, le jugeant «antinomique avec cette société de la sobriété que nous voulons promouvoir».

- Dès lors, comment justifier que la première action de la Banque publique d’investissement, soutenue à hauteur de 50 millions d’euros par l’Etat, consiste à soutenir la filière du nucléaire? La BPI n’a-t-elle pas été désignée par le Président de la République comme «la Banque de la transition écologique»?

- Par ailleurs, si la France souhaite réduire la part du nucléaire, pourquoi continue-t-elle à l’étranger de promouvoir cette filière comme «une filière d’avenir», par la voix du Président de la République, de la ministre au Commerce extérieur et du ministre du Redressement productif ? La volonté de l’Etat d’engager la transition énergétique s’arrête-t-elle aux frontières du pays? 

 

  • Alors que la transition énergétique suppose de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, votre ministre du Redressement productif a dernièrement laissé entendre que la France allait se lancer dans l’exploitation du gaz de houille en Lorraine. La recherche d’un nouvel eldorado fossile n’est-elle pas incompatible avec la nécessité d’engager la transition énergétique ? Nos associations vous rappellent que l’Agence internationale de l’énergie préconise de laisser près d’un tiers des réserves prouvées de fossiles dans le sol d’ici à 2050 afin de limiter le réchauffement de la planète en deçà du seuil dangereux de 2°C. Il n’est nullement question ici de technique de fracturation hydraulique mais de l’enjeu global de lutte contre le dérèglement climatique qui nous interdit d’exploiter les énergies fossiles non conventionnelles. 

 

  • Alors que le secteur des transports dépend pour près de 100% du pétrole et alourdit d’année en année notre facture énergétique, plusieurs décisions sont intervenues pour privilégier le transport routier et aérien au détriment des autres modes de transports moins polluants. Devons-nous en déduire que les transports sont exclus du périmètre de la transition énergétique ?

 

Monsieur le Premier ministre, vous l’aurez noté, le message que nous vous adressons aujourd’hui est ponctué d’interrogations légitimes face à une politique qui a largement dévié du cap annoncé lors de la conférence environnementale. Nous attendons dès lors que vous clarifiez au plus vite la politique de votre gouvernement en matière de transition énergétique et nous souhaiterions, à ce sujet, être reçus par vous dans les plus brefs délais. 

Un cap a été fixé, encore faut-il s’y tenir…

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre plus haute considération.»

 

Christophe Aubel (Humanité et biodiversité)
Marie Atinault (Effet de Serre toi-même !)
Geneviève Azam (Attac)
Anne Barre (WECF)
Jacques Beall (Surfrider)
Madeleine Charru (CLER)
Hélène Connor (HELIO International)
Bruno Genty (France Nature Environnement)
Jean-François Julliard (Greenpeace)
Martine Laplante (Les Amis de la Terre)
Franck Laval (Ecologie sans frontière)
Stephen Kerckhove (Agir Pour l'environnement)
François Mativet (Réseau Sortir du Nucléaire)
Cécile Ostria (Fondation Nicolas Hulot)
Pierre Perbos (Réseau Action Climat)


Article Médiapart

 


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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 12:23

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Le gouvernement annonce la création d'un fond de soutien à la filière nucléaire abondé par les contributions financières d'Areva, EDF et pour un tiers par le fond d'investissement stratégique. Ce fond « nucléaire » est censé aider les PME du secteur à se moderniser et exporter le « savoir-faire » français à l'étranger !!!

 

Cette aide d'Etat à l'industrie nucléaire est inacceptable à l'heure où le gouvernement engage un débat national sur la transition énergétique censée mettre un terme à la prééminence du nucléaire dans le mix énergétique hexagonale. A l'heure où les deniers publics se font rares, cet engagement de l'Etat en soutien à l'industrie nucléaire relève de la plus parfaite duplicité. Partant du principe selon lequel « on ne prête qu'aux riches », le gouvernement s'apprête à apporter un soutien financier à un secteur qui gaspille plus de 8,8 milliards d'euros pour la construction d'un réacteur EPR inutile, dangereux et coûteux ! Parallèlement à ces largesses maintes fois répétées d'un Etat pourtant sans le sou, l'industrie des renouvelables poursuit sa traversé du désert.

Alors que la troisième session du débat national sur la transition s'est une nouvelle fois appliquée à débattre de la forme que pourrait prendre un éventuel débat en évitant soigneusement d'aborder le fond des mesures à adopter, le gouvernement multiplie les décisions qui entachent la crédibilité même de ce processus « démocratique ».

Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement et membre du conseil national du débat sur la transition énergétique s'étonne que la ministre puisse assister cinq heures durant à la dernière session du débat sans même évoquer la création de ce fond « nucléaire ». Le débat sur la transition énergétique sera-t-il le seul lieu en France où l'on ne parle pas d'énergie ?

Pour l'association, « alors que l'industrie nucléaire va une nouvelle fois toucher les subsides de l’Etat, les débat sur la transition énergétique touchera, qu'en à lui, le fond ! »

Pour Agir pour l'Environnement, si la ministre cherchait à décrédibiliser le débat sur la transition énergétique, elle ne s'y prendrait pas autrement. L'association souhaite être reçue par la ministre dans les plus brefs délais.

Télécharger ce communiqué de presse en version PDF.

 

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Déclin - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 11:34

Le patron d'EDF menacé de poursuites pénales pour "travail dissimulé" dans les centrales nucléaires. 

Le Canard Enchaîné - 13/02/13 

Avec d'abord l'histoire ordinaire d'un travailleur du nucléaire...

On va l'appeler Eric. Son histoire est racontée par le Canard Enchaîné. Deux jours après avoir appris qu'il était atteint d'un lymphome, une forme de cancer, il est licencié par son employeur, un sous-traitant d'EDF, qui l'envoyait travailler dans les réacteurs nucléaires un peu partout en France, au gré des contrats.

Eric a un défaut : il est consciencieux. A force d'attirer l'attention sur des dysfonctionnements et des défauts de maintenance qui lui semblent inquiétants sur les sites nucléaires, au lieu d'être écouté, il est viré. 

Il a un cancer, mais pas de chance, son ex-employeur a "perdu" - perdu entre-guillemets - son dosimètre, cet appareil qui mesure tout au long de sa carrière la somme des radiations subies par un ouvrier du nucléaire. C'est vraiment malheureux, et ce n'est pas si rare selon le Canard, malheureux, car faute de dosimètre, impossible d'évaluer exactement la prise de risque du salarié, et le lien éventuel avec son cancer.

Une histoire ordinaire, elle illustre une situation qui irait bien au-delà du cas de cet ouvrier du nucléaire...

"Proglio accusé d'être un patron voyou" titre le Canard Enchaîné. Explication : le 24 janvier, Henri Proglio, le PDG d'EDF, reçoit un courrier de l'ASN. Dans ce courrier, l'Autorité de sûreté nucléaire menace l'électricien en chef de poursuites pénales pour sa gestion du personnel dans les centrales nucléaires. Il est accusé dans cette lettre de "prêt de main d'oeuvre à but lucratif" et de "travail dissimulé". Comme n'importe quel margoulin du BTP souligne encore le Canard. 

Officiellement, EDF parle de "sous-traitance". Courrier de l'ASN à l'appui, le Canard traduit en langage courant : "combine".  Une combine simple : des entreprises complaisantes mettent à disposition d'EDF leurs personnels, employés par EDF sans le statut maison. Adieu les bons salaires, l'ancienneté, les primes et les avantages variés.

Le Canard précise encore que dans ses bilans financiers, EDF classe ce personnel sous la rubrique "Fourniture", au même titre qu'une vulgaire prise électrique.

Des fournitures au bord de la crise de nerfs : face aux cadences et au stress du travail en milieu nucléaire, le risque d'épuisement psychologique guette dans les centrales toujours selon le Canard. D'ailleurs le comité d'hygiène et de sécurité a tiré le signal d'alarme tout récemment en déposant un "droit d'alerte pour danger grave et imminent".

De son côté, l'Autorité de sûreté nucléaire demande à EDF de mettre de l'ordre dans ses centrales en "ré-internalisant" des missions confiées à de faux sous-traitants. 

La justice aura de toute façon son mot à dire : l'ASN a transmis ses procès-verbaux aux procureurs de Cherbourg, Dieppe et Rouen. En théorie, pour manquements au droit du travail, EDF risque 250 000 euros d'amende et son PDG 3 ans de prison. En théorie...

Article France Info du 13/02/2013

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Corruption - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 10:37

irsn Depuis plusieurs années, l’IRSN conduit des travaux sur le coût économique des accidents nucléaires entraînant des rejets radioactifs dans l’environnement.

 

 

Le récent rapport de la Cour des Comptes relatif aux coûts de la filière nucléaire[1fait mention de ces travaux, qui ont fait l’objet de présentations synthétiques au forum Eurosafe à Bruxelles en novembre 2012. La présente note vise à présenter quelques résultats de ces études, et à en faire une brève analyse.

 

Aux Etats-Unis, l’évaluation du rapport bénéfice/coût des mesures fait partie de la culture de l’administration. Dans le domaine nucléaire, cette approche nécessite d’évaluer notamment le coût d’un accident, ainsi que de retenir une hypothèse sur sa probabilité d’occurrence. Les premières estimations mondiales de coût d’accident ont été publiées aux USA en 1990 [2] dans le sillage de l’accident majeur de Tchernobyl et représentaient un saut qualitatif dans la compréhension des accidents nucléaires. Utilisant par ailleurs les estimations de probabilité d’accident issues des études probabilistes de sûreté, les Etats-Unis se sont forgé progressivement une doctrine en matière d’analyse coûts-bénéfices, qui continue d’évoluer au fur et à mesure de l’acquisition de nouvelles connaissances.

 

En France, c’est en 2005 que l’ASN a demandé à l’IRSN d’analyser la pertinence d’une telle démarche, à la suite de l’intérêt manifesté par EDF à évaluer et hiérarchiser par une approche coût/bénéfice les nouvelles mesures destinées à renforcer la sûreté envisagées dans le cadre du processus de réexamen décennal de la sûreté des réacteurs du parc électronucléaire.

 

A la suite de ces travaux d’expertise, l’IRSN a entrepris de réaliser ses propres recherches sur le coût de l’accident. En cette matière, il est important qu’aucun élément notable de coût ne soit laissé de côté. En effet, l’oubli d’un de ces éléments importants pourrait conduire à fausser le raisonnement permettant de hiérarchiser entre elles des propositions de mesures de prévention, voire à amoindrir dans l’esprit des décideurs la valeur de la prévention.

 

En quelques années, l’IRSN a ainsi construit les bases d’une approche économique des enjeux de sûreté nucléaire adaptée aux caractéristiques particulières de la France. Les résultats obtenus ont donné lieu à des échanges avec les experts américains du sujet, confirmant la qualité des travaux de l’Institut, malgré des différences importantes liées notamment à l’histoire réglementaire aux Etats-Unis.

 

L’approche adoptée notamment aux Etats-Unis évalue les coûts radiologiques « hors site », c'est-à-dire le coût des conséquences radiologiques directes et des mesures prises pour les réduire, essentiellement les interdictions alimentaires [3]. Outre ces éléments, l’IRSN juge nécessaire de retenir quatre autres grandes catégories de coûts, à savoir : 

  • les coûts « sur site », liés notamment à la perte du (ou des) réacteur(s), aux frais de décontamination du site, etc. ; 
  • les coûts d’image, c'est-à-dire les pertes économiques à prévoir sur la non-vente de denrées ou autres biens de consommation parfaitement sains, du fait d’un boycott par les distributeurs ou les consommateurs (syndrome du concombre espagnol), les effets négatifs majeurs sur le tourisme, domaine particulièrement important pour la France et la réduction d’autres exportations ; 
  • le coût des effets collatéraux sur le parc électronucléaire national qui pourrait voir sa production réduite en raison des remises en question et des exigences nouvelles exprimées par les différents acteurs de la société (politique, autorités, pression internationale…) (cf. situation actuelle au Japon) ; 
  • les coûts liés aux modifications des conditions de vie et des facteurs socio-économiques dans les territoires contaminés, qui peuvent être fortes (zones d’exclusion) ou plus modérées (zones contaminées habitées sous condition de surveillance ou de restriction).

 

Pour construire ses évaluations, l’IRSN a estimé les conséquences de plusieurs types de scénarios d’accident sur un réacteur typique du parc français (900 MWe), entraînant des contaminations radiologiques plus ou moins graves. Ces scénarios ont été appliqués à plusieurs sites nucléaires français, en tenant compte de leur environnement géographique et économique, ainsi que des conditions météorologiques vraisemblables, ces dernières jouant un rôle majeur sur l’étendue des conséquences environnementales, comme l’accident de Fukushima l’a montré. Les études ainsi menées permettent d’estimer des valeurs du coût d’un accident – représentatives d’une gamme étendue d’accidents nucléaires majeurs avec rejets radioactifs.

 

Si tout accident nucléaire présente, quelles que soient les conséquences, des dimensions historique et symbolique d’autant plus notables qu’il fait l’objet d’une forte médiatisation, les études de l’IRSN confirment qu’il est nécessaire de différencier deux grandes familles d’accidents nucléaires, toutes deux impliquant la fusion du coeur d’un réacteur français de production d’électricité, mais dont les conséquences sont d’une ampleur très différente. Par convention de langage, l’accident dit « grave » comporte des rejets radioactifs importants, mais différés et partiellement filtrés, permettant donc la mise en oeuvre efficace de mesures de protection des populations concernées, alors que l’accident dit « majeur » provoque des rejets massifs précoces et non filtrés.

 

Selon les évaluations réalisées par l’IRSN, un accident grave représentatif engendrerait un coût global de quelque 120 milliards d'euros (avec une fourchette entre 50 et 240 milliards d'euros). Ces pertes représentent de l’ordre de 6 % du PIB français annuel. Ces chiffres sont très supérieurs à ceux relatifs aux coûts d’accidents industriels majeurs comme celui du naufrage de l’Erica (1980), de l’explosion de l’usine AZF (2001), ou de l’incendie de la plateforme de forage BP dans le golfe du Mexique (2011).

 

Pour ce type d’accident, les coûts purement « radiologiques » représenteraient moins de 20 % du total (coûts radiologiques hors-site, y compris la gestion des territoires contaminés). Le nombre de « réfugiés radiologiques » (personnes éloignées des territoires les plus contaminés) pourrait être de l’ordre de quelques milliers de personnes[4], une situation qu’un pays comme la France pourrait surmonter par un effort de solidarité. Le caractère différé des rejets par rapport aux évènements initiateurs de l’accident permettrait la mise en place de mesures de protection des populations et des travailleurs sur le site. L’impact environnemental des rejets pourrait être important, mais les conséquences sanitaires pourraient être restreintes en comparaison. Cependant, l’impact sur l’opinion publique serait élevé, nécessitant une capacité d’excellence en termes de communication publique et de gestion, sur une longue période, de l’ensemble des moyens publics mobilisés.

 

Par comparaison, un accident majeur provoquerait une catastrophe de nettement plus grande ampleur. Les coûts liés aux seules conséquences radiologiques pourraient s’élever à plus de 160 milliards d’euros, soit plus que le coût total d’un accident grave du type évoqué précédemment. L’ampleur de la contamination aurait pour conséquence de devoir prendre en charge un nombre de « réfugiés radiologiques » c’est-à-dire la population des zones d’exclusion qui aurait besoin d’être relogée définitivement qui pourrait être de l’ordre de de 100 000 personnes [5].

 

Contrairement au cas précédent, les conséquences sanitaires pour la population directement imputables à l’exposition aux rayonnements ionisants pourraient être importantes et clairement identifiables au plan épidémiologique, en fonction des circonstances de l’accident. Les quantités de produits agricoles devant être éliminées seraient considérables. La gestion des territoires contaminés et des zones d’exclusion resterait un défi permanent durant de nombreuses années, et des pays voisins pourraient être également affectés par la contamination et par des soupçons sur leurs produits.

 

Compte tenu de l’ampleur de ces conséquences radiologiques et de leur incidence forte sur un grand nombre de personnes, les effets psychologiques et sociétaux seraient très importants, et les coûts associés pourraient représenter jusqu’à 40% du coût total de l’accident.

 

Les autres coûts sont plus diffus et sont répartis sur l’ensemble des activités du pays ; on pourrait les qualifier « d’économiques ». Ils comprennent principalement les coûts d’image (par exemple la perte de revenus liés au tourisme, ou à la baisse des exportations de certains produits pourtant non contaminés) et les coûts liés à la production d’électricité. Les coûts d’image pourraient dépasser plus de 160 milliards d’euros, soit autant que les coûts radiologiques. La couverture médiatique rendrait les problèmes d’image plus aigus dans l’immédiate après-crise, mais aussi chaque année aux dates anniversaires, entraînant la persistance des difficultés pour les activités économiques et humaines concernées et pour les revenus des personnes qui en vivent.

 

Au total, un accident majeur pourrait coûter plus de 400 milliards d’euros, soit plus de 20 % du PIB français annuel. Le pays serait durablement et fortement traumatisé, car deux impacts se combineraient : il faudrait faire face simultanément à des conséquences radiologiques sévères sur une partie du territoire, et à de très lourdes pertes économiques, sociétales, ayant des conséquences internationales. L’Union Européenne serait affectée, et l’histoire garderait pendant longtemps la mémoire de la catastrophe.

 

Bien entendu, ces évaluations très élevées du coût d’un accident nucléaire sont à mettre en regard de probabilités très faibles d’occurrence de tels évènements, grâce à la compétence des opérateurs dans les centrales nucléaires et à un effort permanent de maintien et d’amélioration de la sûreté des installations. De manière générale, l’intérêt de disposer de telles études n’est pas seulement de mieux connaître quel pourrait être le coût vraisemblable d’un tel type d’accident, mais surtout d’en tirer parti pour valider les modalités de gestion des risques.

 

Quatre types de considérations notamment peuvent être discutés à la lumière de ces études :

  • Elles permettent la mise en regard, sur un plan économique, de l’investissement exigé d’EDF à la suite des analyses complémentaires de sûreté post-Fukushima, d’un montant qui pourrait être de l’ordre de 10 milliards d’euros et des évaluations menées dans les études économiques menées. Cette mise en regard peut même être précisée en y ajoutant l’éclairage des objectifs généraux de sûreté usuellement attribués aux réacteurs en termes de probabilité de fusion du coeur.
  • Elles soulignent l’importance de disposer d’une capacité robuste de gestion de crise.Tout d’abord, l’écart considérable de l’ordre de grandeur des coûts entre un accident grave avec des rejets maîtrisés et limités d’une part, et un accident majeur avec des rejets incontrôlés précoces invite aussi à recommander les investissements évoqués ci-dessus (principe du « noyau dur » défini par l’IRSN suite à l’accident de Fukushima, destiné à conserver le contrôle des fonctions ultimes de sûreté d’un réacteur, même dans des conditions très dégradées). Au delà, ces résultats invitent également à considérer comme prioritaire la préparation à la gestion de tels évènements et de leurs conséquences post-accidentelles qui, bien que très improbables, pourraient néanmoins survenir sur le territoire national. 
    En effet, la gestion de la phase d’urgence de l’accident est cruciale puisqu’elle vise à l’adoption de mesures de conduite de l’installation destinées à prévenir la fusion du coeur, retarder et limiter les rejets radioactifs dans l’environnement. Pendant et après la phase de rejets, la gestion de l’accident vise à assurer la protection des populations par des mesures de sécurité civile appropriées, puis à maîtriser l’impact radiologique sur les productions agricoles et les autres activités économiques impactées. 
    La qualité de ces mesures de gestion, et de la communication publique associée est un paramètre majeur, qui influe considérablement sur le coût global de l’accident. C’est ce que vise notamment l’élaboration d’éléments de doctrine pour la gestion de la situation post-accidentelle (travaux du CODIRPA conduits par l’ASN avec un ensemble d’administrations et de parties prenantes concernées). L’IRSN pour sa part a rénové sa propre structure de gestion de crise. Cependant, la nécessaire préparation préalable au niveau des territoires reste un défi du fait de la réticence de nombreux acteurs locaux à aborder ce thème. Au Royaume-Uni, le développement de l’initiative dite « UK resilience policy » destinée à développer la capacité locale à surmonter une situation de crise est une expérience intéressante à suivre. 
  • Elles renouvellent la question de l’indemnisation des dommages. Historiquement, la doctrine relative à l’indemnisation des dommages associés à un accident nucléaire, largement forgée par les Etats-Unis et codifiée dans des traités internationaux, limite la responsabilité des opérateurs nucléaires sans prendre en compte les coûts environnementaux. A la suite de l’accident de Fukushima, une réflexion internationale complémentaire serait utile. Elle pourrait avoir lieu notamment dans le cadre de l’Agence pour l’Énergie Nucléaire de l’OCDE, et les études menées par l’IRSN contribueront à éclairer cette problématique.
  • Elles éclairent l’avenir à long terme du nucléaire. Ces études fournissent enfin un éclairage complémentaire pour la discussion relative à l’avenir à plus long terme du recours à l’énergie électronucléaire. L’importance des coûts d’accidents milite en effet pour la mise au point de nouveaux types de réacteurs qui non seulement présentent des probabilités plus faibles qu’aujourd’hui de causer un accident grave, mais permettraient aussi de par leur conception d’arriver à une « élimination pratique » de ce type de scénario accidentel conduisant à des rejets très importants.

 

 

Pour en savoir plus

 

Lire l'article de Patrick Momal et Ludivine Pascucci-Cahen publié à l'occasion du Forum Eurosafe de novembre 2012 :

 

 En version française : Les rejets radiologiques massifs diffèrent profondément des rejets contrôlés (pdf)

 

 En version anglaise : Massive radiological releases profoundly differ from controlled releases (pdf)

 

 

 

Notes :

1- Consulter le rapport de la Cour des Comptes.

2- USNRC : Severe Accident Risks: An Assessment for Five U.S. Nuclear Power Plants. NUREG 1150, 1990.

3- Une baisse des valeurs foncières peut aussi être calculée, ainsi que des hausses ponctuelles de prix de l’électricité, effet de marché immédiat et local de la disparition du réacteur accidenté. 

4- Valeur médiane estimée de l’ordre de 3 500, entre 0 et 10 000 selon les sites et les météos plus ou moins favorables.

5- Les zones d’exclusion sont ici considérées comme correspondant aux zones contaminées en césium 137 à des niveaux supérieurs à environ 500 kBq/m² (niveau retenu pour la définition des zones d’exclusion en Ukraine après l’accident de Tchernobyl). Les zones d’exclusion autour de la centrale de Fukushima-Daiichi, définies à partir d’un niveau admissible de dose, correspondent à des niveaux de radioactivité similaires. Le chiffre de 100 000 réfugiés correspond à la moyenne arrondie des calculs médians pour trois différents sites français.

 

Publication IRSN du 19/02/2013 : mieux vaut tard que jamais !

 

 

 


Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Déchets radioactifs - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 21:18

Eoliennes Malgré des situations contrastées et certains constructeurs en perte de vitesse, éoliennes et centrales solaires ont affiché des taux de croissance spectaculaires en 2012, selon des chiffres publiés lundi, avec des capacités mondiales de moins en moins anecdotiques.

En 2012, le parc de panneaux photovoltaïques installé à travers le monde a dépassé pour la première fois les 100 gigawatts. Soit l'équivalent à pleine puissance de la totalité des centrales électriques françaises ou de ce que produisent sur l'année 16 centrales nucléaires ou thermiques d'un gigawatt.

Malgré les difficultés d'industriels confrontés à la baisse du prix des panneaux, la crise économique et des aides publiques souvent réduites, la croissance est restée très forte: +42%, avec 30 gigawatts de panneaux solaires supplémentaires sur un an.

«Nous avons presque réussi à répéter l'année record de 2011», où un gigawatt de plus avait été inauguré, s'est réjoui Winfried Hoffmann, le patron de l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (Epia) qui publie ces chiffres.

Comme dans d'autres domaines, un coup de frein a été observé en Europe. Le Vieux Continent est resté le premier marché mondial du photovoltaïque, avec 17 gigawatts installés, dont 7,6 GW pour la seule Allemagne. Mais le total marque un net recul par rapport aux 23 gigawatts de 2011.

Heureusement pour les industriels, le reste du monde a presque tout compensé, passant à 13 gigawatts en 2012 contre 8 gigawatts en 2011, avec la Chine, les Etats-Unis et le Japon ayant des installations voisines des 3 gigawatts.

Selon une récente étude du cabinet IHS, le marché mondial du photovoltaïque pesait plus de 57 milliards d'euros l'an passé, même si la hausse des volumes n'a pas permis de compenser la chute brutale des prix des panneaux, avec une contraction en valeur de 18%.

Trois fois plus d'éolien qu'il y a cinq ans

Quant à l'éolien, après trois années moroses de quasi stagnation des volumes installés autour de 40 gigawatts, l'année 2012 a marqué une bonne reprise, avec 44,7 gigawatts (+18% sur un an). Soit plus de 22.000 éoliennes si l'on ramène le chiffre à une turbine de taille moyenne (2 mégawatts).

La puissance éolienne mondiale, de 282 gigawatts, est désormais trois fois supérieure à ce qu'elle était il y a cinq ans et représente neuf fois son niveau d'il y a dix ans, selon les statistiques du Conseil mondial pour l'énergie éolienne (GWEC), une association professionnelle.

Soit à pleine puissance l'équivalent de 175 réacteurs nucléaires EPR et si l'on prend en compte l'intermittence des éoliennes, la production électrique annuelle d'une soixantaine d'entre eux.

Les installations de nouvelles éoliennes viennent quasi exclusivement de trois zones: la Chine (30% de la nouvelle capacité, avec 13,2 gigawatts), devant les Etats-Unis (29%, 13,1 GW) et l'Union européenne (26%, 11,6 GW). Suivent l'Inde (5%, 2,3 GW), le Brésil (2,4%, 1,1 GW) et le Canada (2,1%, 0,9 GW), selon le GWEC.

Si les géants chinois et indien ont vu leur croissance éolienne s'essouffler légèrement, l'Europe et surtout les Etats-Unis ont connu globalement des bonnes années.

Outre-Atlantique, les installateurs ont longtemps cru que des mesures de soutien public ne seraient pas renouvelées. Du coup, ils se sont dépêchés d'achever leurs projets, un effet d'aubaine qui a tiré les constructeurs d'éoliennes, en premier lieu le champion national General Electric (GE).

Conséquence: le Danois Vestas, numéro un mondial de façon ininterrompue depuis 2000, a perdu sa première place au profit de GE, selon une étude encore préliminaire du cabinet spécialisé Navigant.

Au classement mondial 2012, les Allemands Siemens (3e) et Enercon (4e) font leur retour dans le top 5, selon Navigant. Suivent l'Indien Suzlon, cinquième, tandis que quatre Chinois (Goldwind, United Power, Sinovel et Myngiang) figurent dans la deuxième moitié du top 10.

Article 20 minustes du 11 février 2013

 
Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : EnR : Hydraulique, biogaz, éolien, solaire - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 15:22


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Ce reportage est vraiment déplacé, le journaliste s'est fait manipuler. La vérité et les fautifs de ces problèmes ne sont pas les professionnels du solaire mais l'état et le lobby nucléaire. La présence de l'ancienne PDG d'AREVA, Mme Lauvergeon, sur le plateau d'Envoyé Spécial donne une indication du commanditaire de ce sujet à charge. 
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Le journaliste aurait fait un travail de qualité s'il avait expliqué les raisons des incendies des panneaux photovoltaïques et les raisons des disparitions subites des professionnels du solaire, laissant des milliers d'installations non achevées et sans maintenance. 
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La faute en revient en fait à l'invité Mme Lauvergeon et à toute l'industrie nucléaire française qui excellent dans le lobbying auprès des gouvernements avec l'appui des grands corps d'état friands des énergies centralisés qu'ils peuvent contrôler. 
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1 - Les panneaux photovoltaïques prennent feu et continueront à prendre feu parce que la France est le seul pays au monde à imposer l'intégration au bâti qui empêche un bonne ventilation des panneaux (mesure inventée pour justement arriver au résultat que vous dénoncez et continuer à polluer notre pays avec le nucléaire). Connaissez vous d'autres pays ou les panneaux chauffent et s'enflamment ??? 
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2 - 20 000 professionnels du solaire ont perdu leurs emplois du jour au lendemain suite au moratoire et à un tas de nouvelles barrières administratives décidées pour limiter le développement des énergies renouvelables en France après la catastrophe nucléaire de Fukushima qui a sonné le glas du nucléaire dans le monde, contraignant ainsi l'industrie nucléaire française, EDF et AREVA, à se replier sur leur marché intérieur. La longue agonie de la filière des énergies renouvelables françaises se poursuit depuis cette date.
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Heureusement, qu'il arrive aussi à France Télévision de réaliser d'excellent reportage comme "Uranium : Le scandale de la France contaminée"  mais diffusé dans Pièces à conviction sur FR3 que Mme Lauvergeon, justement à la tête d'AREVA, avait essayé d'interdire.

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Un vrai scandale qu'il faudrait diffuser sur Envoyé Spécial à une heure de grande écoute avec un concurrent du nucléaire sur le plateau comme avec Mme Lauvergeon d'AREVA dans "Energies vertes, l'envers du décor, trois ans après" 

Aux lecteurs de cet article, dépêchez vous de regarder le lien de la vidéo de Pièces à conviction "Uranium : le scandale de la France contaminée" car elle disparait régulièrement de YouTube ou d'autres sites internet. C'est surprenant, on se demande bien pourquoi ???

Au lendemain de Fukushima, France 2 et Envoyé Spécial a profité de la catastrophe japonaise pour oser dévoiler certaines vérités sur le nucléaire en France mais depuis l'omerta a recommencé et les énergies renouvelables, concurrentes, propres et durables sont montrés du doigt...

 

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Envoyé spécial (France 2) Décryptage d'une désinformation pronucléaire : Par Stéphane Lhomme

Souvent pertinente, l'émission de reportages Envoyé spécial a sérieusement dérapé samedi 9 février 2013 sur la question des énergies renouvelables, tout en permettant à Anne Lauvergeon de promouvoir l'atome sans contradiction, en occultant Fukushima et en oubliant d'évoquer l'importation de l'uranium "français" depuis le Niger, avec otages et guerre au Mali à la clé. Cela fait beaucoup.

Envoyé spécial est une émission de reportages qui, depuis 1990 a souvent fait honneur à sa mission d'information. Ce ne fut pourtant pas le cas, loin de là, samedi 9 février 2013, sur le thème "Énergies vertes, l'envers du décor, trois ans après" (*).

L'émission se composait d'un reportage consacré aux déconvenues rencontrées par des particuliers ayant acheté une éolienne ou des panneaux solaires, puis de l'interview en plateau d'Anne Lauvergeon, fer de lance du lobby nucléaire en France, invitée s'exprimer sur le thème de la "transition énergétique".

Le premier "bug" de cette émission sautait immédiatement aux yeux : on ne peut illustrer correctement une problématique globale, macro-économique voire même géopolitique, par de petits tracas domestiques (même si ces derniers sont bien réels et problématiques pour les personnes concernées, la question n'était pas là).

D'ailleurs, après s'être longuement fait "infliger" les misères rencontrées par des particuliers, le téléspectateur arrivait inévitablement à la conclusion que les énergies renouvelables ne fonctionnent pas, voire même qu'il s'agit d'une belle arnaque. Les commentateurs n'ont même pas eu besoin d'asséner "Heureusement qu'on a le nucléaire", cela ressortait comme une évidence d'autant qu'arrivait alors en plateau Anne Lauvergeon, grande prêtresse de l'atome.

Cette dernière a eu d'autant mois de mal à ramasser la mise que la journaliste Lise Joly n'avait de toute évidence pas préparé son émission. Dans le cas inverse, elle aurait pu informer les téléspectateurs que, sur Terre, les énergies renouvelables produisent plus de deux fois plus d'électricité que le nucléaire (**). Que la part du nucléaire dans l'électricité mondiale s'est effondrée de 17% (2001) à 11% (2011), alors que celle des énergies renouvelables est au contraire en augmentation continuelle et a dépassé les 20% !

Mme Joly aurait pu faire savoir que l'hydroélectricité représente à ce jour les ¾ de cette production renouvelable, mais que l'énergie éolienne a tellement progressé que, désormais, EDF est parfois obligée d'arrêter des réacteurs nucléaires tant la production venue d'Allemagne est massive et peu chère (cela va avec, par le jeu de l'offre et de la demande).

Loin de donner aux téléspectateurs ces informations cruciales, la journaliste a déroulé le tapis radioactif pour Anne Lauvergeon en lui demandant "Les énergies renouvelables, c'est du gadget ?". Un gadget qui produit deux fois plus que le nucléaire !

Anne Lauvergeon s'est bien sûr gardée de toute rectification et a profité du boulevard qui lui était offert : "Gadget non, mais on voit bien qu'il y a des gens qui rêvent et qui sont les victimes de ceux qui en profitent".

Une fois le discrédit jeté de façon totalement trompeuse sur le "rêve" des énergies renouvelables, Mme Joly a enchaîné sur la fameuse "transition énergétique" et l'annonce par M Hollande de faire baisser de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en France.

Volontairement ou non, téléspectateur était clairement poussé à se dire : "Ce n'est vraiment pas raisonnable de réduire la part du nucléaire alors que, comme cela vient d'être "démontré", les énergies renouvelables sont si peu fiables".

Laissant supposer qu'elle était partisane de l'atome, Lise Joly a insisté lourdement : "La décision de baisser la part du nucléaire en France jette une forme de discrédit sur le nucléaire alors que c'est une industrie dans laquelle nous sommes numéro un mondial".

Numéro un mondial ? Les USA ont deux fois plus de réacteurs, la Chine en construit plus, le réacteur français EPR est rejeté de partout (Émirats, Italie, USA, Tchéquie, probablement sous peu Grande-Bretagne, etc) et les deux chantiers menés par EDF (à Flamanville) et Areva (en Finlande) rivalisent de retards (11 ans au lieu de 4 !) et de surcoûts (9 milliard au lieu de 3 !).

Ces données très significatives étaient facilement accessibles pour Mme Joly à condition de prendre quelques minutes de préparation, mais elle est hélas restée au niveau des idées reçues. En réalité, si la France est "numéro un mondial du nucléaire", c'est dans les surcoûts et la production de déchets radioactifs

A nouveau, on s'en doute, Anne Lauvergeon a profité du boulevard qui lui était si généreusement offert, en attribuant au nucléaire diverses qualités parfaitement contestables mais personne n'était là pour les contester.

Mme Lauvergeon a même pu se faire passer pour une personne de haute moralité en affirmant s'être opposée à l'exportation de réacteurs nucléaires vers la Libye de Kadhafi. Elle a bien sûr oublié de signaler que durant son mandat à la tête d'Areva, elle avait sans état d'âme travaillé avec certains des pires dictateurs, des dirigeants chinois (dont on finirait presque par oublier, PIB oblige, que ce sont des tyrans) au tortionnaire Kazakh Nazarbaev. Mme Joly n'avait donc rien à dire sur la question ?

Lors de leur aimable discussion en plateau, les deux dames ont d'ailleurs réussi l'exploit d'occulter totalement deux éléments pourtant cruciaux et d'une actualité brûlante, surtout lorsqu'il s'agit de parler d'énergie : la catastrophe de Fukushima et l'uranium du Niger.

Par rapport aux projets de François Hollande, Mme Joly aurait pu demander à Anne Lauvergeon : "Est-ce bien raisonnable de garder 50% de nucléaire alors que Fukushima a prouvé qu'une catastrophe nucléaire pouvait arriver dans un pays prétendument de haute technologie ?"

Mme Joly aurait aussi pu rappeler que la France importe 100% de son uranium, en particulier du Niger où des salariés d'Areva ont été enlevés - pendant le mandat d'Anne Lauvergeon et sont toujours retenus en otages depuis.

Et justement, mais cela relève de toute évidence du rêve, la journaliste aurait pu demander à son invitée si, par hasard, l'intervention militaire de la France au Mali ne s'expliquait pas entre autre par la proximité des mines d'uranium d'Areva.

Pour finir, revenons aux cas de certains particuliers qui ont connu des déboires après avoir acheté une éolienne ou des panneaux photovoltaïques. Envoyé spécial est à nouveau défaillant dans sa mission d'information en n'évoquant à aucun moment les vraies causes de ces problèmes.

En effet, pourquoi risque-t-on de se faire "arnaquer" quand on veut s'équiper en énergies renouvelables ? Tout simplement parce que l'État français a choisi d'imposer l'atome, et a de fait délibérément délaissé les énergies renouvelables.

Si EDF était encore un vrai service public, et qu'une de ses missions était le développement des énergies renouvelables, les particuliers auraient un interlocuteur fiable et compétent, et ne risqueraient pas de se faire gruger par des escrocs dont les sociétés disparaissent en un clin d'il, contrairement à EDF.

Mais, de ces questions de fond, il n'en a jamais été question au cours de cette piètre émission qui a donné le sentiment d'une véritable opération de désinformation en faveur de l'atome. Il était alors bien tentant de considérer comme révélateur le lapsus final de Mme Joly : "Les association de défense contre l'environnement". On ne saurait mieux dire

 

(*) http://www.france2.fr/emissions/envoye-special-la-suite/diffusions/09-02-2013_24661

(**) En 2010, selon l'Agence internationale de l'énergie, peu soupçonnable d'activisme antinucléaire (bien au contraire), le nucléaire produisait 12,9% de l'électricité mondiale, les renouvelables 19,7% (cf http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/kwes.pdf , page 24). Depuis, il y a eu Fukushima, et une baisse brutale de la production nucléaire (50 réacteurs arrêtés au Japon, 8 en Allemagne, et quelques autres ici ou là : cuves fissurées en Belgique, pièces non-conformes en Corée du Sud, etc). La part du nucléaire est tombée à 11% en 2011 et probablement à moins de 10% en 2012 (les chiffres sont attendus avec impatience). Pendant, ce temps, les énergies renouvelables ont continué leur progression.

 


Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Nucléaire : Propagande - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 23:02

EDF 2 La cour des Comptes estime dans son rapport annuel publié que les salariés d'EDF, groupe contrôlé par l'Etat, bénéficient d'avantages et de salaires généreux, sans lien évident avec la performance de l'entreprise.

L'AFP a pu consulter samedi une partie du rapport annuel qui sera rendu public mardi consacrée à l'entreprise publique et portant sur la période 2005-2011, également évoquée par le journal Le Monde.

"Les salariés du groupe EDF, contrairement aux salariés du secteur privé, n'ont pas subi de ralentissement du rythme de progression de leur rémunération globale depuis 2008, en dépit des résultats contrastés d'EDF", estiment les magistrats, rappelant les performances moyennes ou mauvaises de nombreux paramètres financiers du groupe, comme le chiffre d'affaires, l'endettement ou la valeur de l'action.

Les dirigeants sont aussi critiqués, la Cour jugeant leurs rémunérations "en forte augmentation jusque récemment".

Elle pointe en outre les "nombreux avantages liés à l'emploi" pour les salariés, comme des tarifs avantageux ou des abonnements gratuits.

Les Sages formulent donc plusieurs recommandations, notamment de rendre plus ambitieux les objectifs donnant droit à une rémunération variable, ou encore de revenir sur certains avantages liés au tarif préférentiel d'électricité pour les agents.

Dans ses réponses, le groupe estime que "le plupart" des avantages dont bénéficient ses salariés "ne sont pas si éloignés de ce qui se pratique ailleurs, dans d'autres entreprises françaises", et que l'augmentation des rémunérations des dirigeants a été nécessaire pour préserver les ressources humaines dans un contexte de concurrence.

La Cour s?intéresse aussi au système des concessions de distribution d'électricité à ERDF par les collectivités locales, un système "fragilisé" par les incertitudes quant au maintien du monopole d'ERDF dans la distribution et par l'augmentation des productions alternatives "décentralisées" à cause du développement des énergies renouvelables.

Elle recommande de s'interroger sur "l'évolution du modèle de la distribution d'électricité", évoquant notamment "l'existence d'un fort besoin d'investissement", et critiquant la "coordination insuffisante" des investissements des collectivités territoriales.


Article Boursorama du 09 février 2013

 

 

Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : Actualités - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 23:00
EDF De quoi s’agit-il ?
 
En 2005, le régime spécial de la retraite d’EDF, très privilégié, a été intégré au régime des salariés du privé, la CNAV.
 
Cette intégration n’a été acceptée qu’à la condition expresse qu’EDF verse une indemnité à la CNAV pour compenser le fait qu’elle mettait à la charge de la caisse des salariés, les prestations retraite incroyablement avantageuses de ses agents et un nombre de cotisants par pensionné particulièrement faible.
 
L’opération était censée être financièrement neutre pour la CNAV.
 
La cour des comptes a récemment révélé que l’indemnité versée par EDF à la CNAV avait été mal calculée. Tous les ans, les retraites versées aux agents EDF coûtent à la CNAV plus qu’elle n’a reçu en compensation :
 
Au bout de 7 ans, il manquait déjà 1,3 milliard d’euros dans les caisses de la CNAV.
 
Qui osera nous faire croire qu’il s’agit d’une « erreur » de calcul ? On nous a menti. On nous a trahis.
 
Tout ça pour ne pas affronter les syndicats. Tout ça pour éviter de demander aux agents EDF de renoncer à une partie de leurs avantages retraite exorbitants.
 
Regardez ce que vous et moi et tous les affiliés à la CNAV leur payons avec NOS cotisations :
 
-   des départs à la retraite dès 55 ans pour les « actifs », et même 50 ans pour certains d’entre eux. La réforme en cours, qui ne s’appliquera pour eux qu’en 2023, portera ces âges à 57 et 52 ans. En clair, ces agents continueront à partir 5 à 10 ans avant tout le monde…
 
-   des niveaux de retraite garantis entre 75 et 80% de leur dernier salaire…
 
-   un montant de pension calculé sur les 6 derniers mois de carrière, contre 25 années, voire la carrière entière dans le privé pour ce qui est des retraites complémentaires…
 
Des avantages inouïs comparés aux retraites du privé qui tournent à la peau de chagrin, pour une durée de cotisation de plus en plus longue.
 
C’est vraiment scandaleux !
 
Les responsables de cette situation, ce sont les dirigeants politiques qui, main dans la main avec la direction d’EDF, se sont débarrassés du problème du régime spécial d’EDF, en prétendant que l’intégration de ce régime dans la caisse des salariés du privé n’aggraverait pas la situation financière de la CNAV.
 
Depuis des années, nous faisons des sacrifices, nous les cotisants et retraités du privé :
 
-    allongement de 10 à 25 ans de la période de prise en compte pour le calcul de la retraite
 
-    indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires
 
-    diminution du montant de la retraite par rapport au dernier revenu d’activité,
 
-    allongement de la durée de cotisation…
 
Malgré tous ces sacrifices, la CNAV s’enfonce dramatiquement dans le rouge - 9 milliards de déficit - ce qui rend toujours plus incertain l’avenir de nos retraites.
 
Que les hommes politiques osent, une nouvelle fois, venir ponctionner la caisse des salariés du privé pour assurer le maintien des avantages retraite des agents EDF, est irresponsable.
 
D’autant plus que nous allons être doublement pénalisés :
 
En plus, du pillage ahurissant de la caisse de retraite des salariés du privé, nos impôts vont augmenter pour financer les pensions des retraités EDF !!!
 
Depuis 2005, nous payons tous la « CTA », une taxe sur la consommation électrique, spécialement créée pour financer les avantages retraite des agents d’EDF.
 
Bien entendu, au bout de 7 ans, on se rend compte que le coût de ces avantages a fortement augmenté et que cette taxe n’est déjà plus suffisante.
 
Est-il envisagé de réduire les avantages retraite chez EDF ? pas du tout !
 
C’est tellement plus simple de nous obliger à payer ! C’est ce qu’ils vont faire en augmentant la taxe que nous réglons sur notre facture d’électricité.
 
Ecœurant…
 
 
Article sauvegarde-retraite.org link 
Article Ifrap link
 
Question Assemblée Natioanle 23 octobre 2012 link
Question Assemblée Nationale 31 juillet 2012 link
Question Sénat 27 octobre 2011 link
 
 
 
 
 
 
 
 
Depuis 2004 une instruction est ouverte pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, contre le CE d’EDF, lui-même noyauté depuis 1947 par la CGT. Des détournements auraient servi à alimenter le financement de la CGT et du Parti Communiste…

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a été entendu le mercredi 19 juillet 2005 par la brigade financière de Paris, dans le cadre de l’instruction sur les comptes et la gestion du comité d’entreprise d’EDF.
 
La CGT est majoritaire au conseil d’administration de la caisse centrale d’activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières, émanation du CE, depuis sa création en janvier 1947 et y fait la pluie et le beau temps sans contrôle réel.La direction de la CGT n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
 
Le 22 juin 2006, Bernard Thibault, avait pourtant démenti avoir été convoqué par le juge chargé de l’instruction sur de présumées malversations au comité d’entreprise d’EDF, comme l’affirmait Le Parisien.
 
Le quotidien avait mis l’audition de M. Thibault en relation avec l’information judiciaire ouverte en 2004 sur la gestion du richissime comité d’entreprise de d’EDF-GDF, doté d’un budget annuel de 400 millions d’euros et employant quelque 5.000 salariés, financé par 1% du Chiffre d’Affaires, c’est-à-dire par tous les consommateurs d’électricité. La gestion de la CCAS fait l’objet d’une information judiciaire contre X pour « abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux » ouverte en février 2004 après une plainte d’un cadre EDF. Sont visées des pratiques présumées d’emplois fictifs, des prestations surfacturées de fournitures et services tels que location de voiture, prestations de restauration et autres, non destinées aux électriciens
 
En fait, le comité d’entreprise d’EDF serait devenu, au fil des ans, une source de financement de la CGT et du Parti communiste, ainsi que le détaillent avec d’édifiantes révélations, Laurence de Charette et Marie-Christine Tabet dans leur livre, « EDF, un scandale français ». Dès la fin des années 1940, en pleine guerre froide, les premières accusations de détournement de fonds du CCAS à l’attention de la CGT et du Parti communiste planent sur les oeuvres sociales d’EDF.
 
Robert Bailly fut un proche collaborateur d’Henri Maupoil, l’un des dirigeants de la fédération Energie entre 1975 et 1985. Pendant des années, il fut l’homme à tout faire de la Fédé. Aujourd’hui à la retraite Robert Bailly affirme que la CCAS a toujours servi de base arrière au PCF et à la CGT. Il se souvient de ce jour de 1977 où le PC avait sollicité la Fédération pour une aide financière aux grévistes de Manufrance, trois millions de francs de l’époque, qui furent, bien sûr, réglés par le CCAS sans sourciller.
 
Robert Bailly se souvient des chèques qu’il déposait au Novotel de Pantin : « Je passais les chercher directement à la CCAS et je réglais les notes des délégations venues de l’Est invitées. »  
 
Voilà le premier scandale d’EDF.
 
Un autre sujet scabreux est celui des retraites dorées des salariés d’EDF, dont la provision dans les comptes, indispensable pour ouvrir le capital, auraient mis en faillite l’entreprise. Alors le gouvernement a décidé en 2004 d’adosser ces retraites au régime général (Sécu, Agirc). Les retraites dorées des électriciens sont donc maintenant payées par tous les Français. Il se dit même qu’un deal avait été passé à l’époque entre Sarkozy, ministre de l’économie, et la CGT, du genre : « Laisse-moi changer le statut d’EDF pour ouvrir le capital et je ne touche ni à la CCAS ni aux retraites. »
 
 
 
 
 
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Par Jean Pierre Grau - Publié dans : Actualités - Communauté : Transition énergétique pour les nuls
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Vendredi 8 février 2013 5 08 /02 /Fév /2013 14:12

soiree-paris-20120127-flyer-a5-15mars Les récentes déclarations de M. Montebourg ainsi que de Delphine Batho sur le nucléaire comme sur les énergies renouvelables, laissent songeur...

Non pas tant à propos de leur volonté d’affirmer que le nucléaire reste une énergie d’avenir. Après tout, nous pouvions nous attendre à ce que les politiques tentent de promouvoir l’industrie nucléaire française. Mais surtout, parce que la vision de nos ministres de l’avenir et de l’intérêt des énergies renouvelables semble tout aussi pauvre que celle du précédent gouvernement.

Ainsi nos énergies renouvelables sont présentées une enième fois comme :

- Premièrement, une source de surcoûts dangereuse pour la France et les consommateurs
- Deuxièmement, en ce qui concerne plus particulièrement le solaire, une source de déficit commercial dû à un dumping chinois inacceptable.

Ces deux propositions, à bien des égards contradictoires démontrent malheureusement que nos gouvernants n’ont rien compris de la transition énergétique.

Les malheureuses tentatives de réguler les prix de l’essence en sont du reste la parfaite illustration : il est absolument illusoire de tenter de maintenir des prix qui ne cesseront d’augmenter dans les années et décennies qui viennent, du fait de leur rareté croissante.

Il faut dire la vérité aux français : l’énergie sera plus chère, qu’elle soit d’origine fossile ou nucléaire.

Pour ce qui concerne le fossile je ne m’attarderai pas sur cette évidence.

Pour le nucléaire, comparé aux énergies renouvelables, nous sommes face à deux énergies dont les dynamiques sont totalement contraires :

D’un côté, l’on s’aperçoit que le coût du nucléaire ne cesse d’augmenter et que remplacer nos centrales nucléaires par des centrales de nouvelle génération entraînerait, outre un rejet probablement massif des riverains, des surcoûts d’un facteur d’ordre 2 de l’électricité actuellement payée par les consommateurs, sans compter que la raréfaction des ressources d’uranium (50 à 80 ans de réserves seulement) entraînera une hausse régulière de cette même électricité.

De l’autre côté, les énergies renouvelables ne cessent de baisser, pour le solaire, grâce aux chinois et à leur dumping s’il est réel (et tant mieux) et nous permettent à la fois d’envisager une compétitivité rapide (dans moins de 2 ans pour les centrales au sol), une dépendance nulle vis-à-vis des ressources d’uranium ou d’hydrocarbures, et un contenu en emplois non délocalisables 5 à 10 fois plus important que celui du nucléaire.

Les chinois ne se sont pas trompés sur l’avenir de la filière solaire. Ceci explique sans aucun doute leur dynamisme dans la production de panneaux solaires. Leur défense vis-à-vis des nombreuses attaques de l’industrie européenne dont ils sont l’objet est également intéressante et nos gouvernants devraient s’y attarder quelque peu : dans un article intéressant du Figaro Economie, il est rappelé que les panneaux ne représentent plus que 25 à 30% du coût d’une centrale, les 70% restants étant non délocalisables. Il est également rappelé que les panneaux chinois sont fabriqués grâce à des machines outils françaises et allemandes…

Quant à la tentative dérisoire de nos gouvernants de comprendre, à travers une enième commission adhoc, pourquoi l’industrie française produit si peu de panneaux solaires, elle démontre encore l’incroyable décalage de nos gouvernants face aux réalités de la mondialisation et l’incroyable pouvoir de nos poussiéreux corps d’état.

Angela Merkel a pourtant bien compris que l’industrie solaire sera asiatique et balayera presque tous les européens. Lorsque l’on réalise à quelle vitesse nos chinois sont capables de concevoir et mettre en route une usine de panneaux, on a compris qu’il n’est pas possible de lutter contre eux, non pas tant pour des raisons de coût que des raisons d’efficacité et de rapidité.

Dès lors nos Photowatt, Fonroche, Auversun, et divers producteurs de panneaux n’ont, malgré leurs approvisionnements asiatiques en cellules photovoltaïques, strictement aucune chance de rester dans une telle course qui se joue désormais en Formule 1 et non en 2CV franchouillarde sympathique.

Ainsi, voilà la révolution verte des énergies renouvelables sacrifiée sur l’autel du lobby nucléaire et du poids des systèmes politiques convertis aux grandes industries du CAC 40.

Bonnet blanc et blanc bonnet. Il y a fort à parier que Delphine Batho nous ponde les jours prochains soit une commission nouvelle destinée à étudier le potentiel des énergies renouvelables en France, soit directement une annonce dont le contenu a déjà été écrit par ses prédécesseurs : « le solaire est trop coûteux; il dégrade la balance commerciale à cause des importations chinoises; les chinois font du dumping et ce n’est pas bien; nous n’avons pas de champion national; nos objectifs à 5 400 MWc seront bientôt atteints; les tarifs sont trop élevés et il faut les diminuer ».

La réalité est pourtant la suivante : les rythmes annuels d’installations solaires en France se sont effondrés de près de 80% au second semestre 2012 par rapport au rythme des 12 derniers mois et la plupart des installateurs sont exsangues.

La filière solaire comme éolienne a besoin d’un schéma directeur ambitieux, et de mécanismes simples, stables et pérennes dans le temps. Sous ces conditions, ce sont des milliers de PME qui créeront les infrastructures énergétiques renouvelables de demain et les dizaines de milliers d’emplois associés. Ce faisant, elles permettront à la France non seulement de créer un tissu industriel dynamique mais aussi et surtout d’accéder à une indépendance énergétique croissante au contraire des solutions à base d’hydrocarbures ou d’uranium. Ce sont elles qui créeront les réseaux intelligents de demain et développeront les solutions de stockage d’électricité.

Enfin il faut reconnaître qu’elles perturberont les grands acteurs établis (Total, EDF, Areva) car feront évoluer leurs business modèles et affaibliront leur mainmise sur le système énergétique national.

Article Antoine Nogier, Polytehnique, Président Fondateur de Sun'R

 


Par Jean Pierre Grau : Libérons l'énergie ! - Publié dans : L'autonomie énergétique territoriale - Communauté : Libérons les énergies !
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Libérons l'énergie !

Energies Libres

 

Parce que la transition énergétique permet la création de nombreux emplois non délocalisables, il est indispensable de mettre en place l'infrastructure nécessaire pour l'enclencher, en luttant contre l'industrie nucléaire et sa propagande qui freine le déploiement des énergies renouvelables en France.

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